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DeMar DeRozan tape son record en carrière : 45 points à Philly, carnage dans la cité de l’amour fraternel

DeMar DeRozan raptors
Source image : Twitter

En forme cette saison mais sans avoir claqué d’incroyable performance individuelle, DeMar DeRozan s’est ramené à Philadelphie et a fait la totale aux pauvres Sixers. Un record en carrière et la victoire qui va avec, on appelle ça une soirée complète.

C’est probablement ce qu’on récite le plus, depuis des années, concernant l’arrière des Raptors. Si DeRozan commence à planter ses tirs à distance, va falloir prier plus qu’autre chose pour l’empêcher de scorer. Devenu maître dans l’art du jeu à mi-distance, parfait pour provoquer des lancers et les rentrer sans transpirer, le All-Star avait d’abord abandonné toute notion de tirs à trois-points l’an dernier. Avant de revenir, cette saison, sur cet aspect du jeu devenu fondamental dans la NBA actuelle. Quelques belles tentatives, quelques soirées prometteuses, mais pas de nuit véritablement marquante. Surtout en déplacement. Il fallait donc voir la gueule des rangées du Wells Fargo Center, qui devaient subir une pluie de tirs du parking signée DMDR. Un petit 4/4 pour commencer ? Et un 6/9 au total pour finir ? Record personnel en carrière ? Quand vous commencez à faire d’un tel scoreur une arme à distance, le terrain fait tout de suite cinq mètres de plus niveau espace disponible. Et Toronto en avait bien besoin, car la première période était loin d’apporter quoi que ce soit de prometteur hormis la perf individuelle du leader des Raptors. En face, Philly avait les crocs, et tout le monde acceptait de mettre les mains dans la boue afin de redresser un navire tanguant sérieusement depuis plusieurs jours maintenant. Avec près de 20 points d’avance au sein de la partie, il y avait de quoi aborder le finish sereinement du côté des hôtes.

Et c’est là qu’un test séduisant attendait Toronto, justement. La veille, les poulains de Dwane Casey s’étaient déplacés en Caroline du Nord, pour écarter aisément les Hornets chez eux. On était donc sur un back-to-back compliqué sur le papier, et cela se ressentait dans la pilule d’abord encaissée à Philly. Sauf que face à ce retard consésquent, les Raptors avaient le choix. Ils pouvaient abandonner le jeu, appuyer sur Start, quitter sans sauvegarder, et se dire que le trip de décembre était déjà satisfaisant jusque là. Ou alors, ils pouvaient accrocher leur ceinture, appuyer sur les deux gâchettes, accélérer sans se poser de questions, et se dire que le départ de Pennsylvanie serait encore plus kiffant en ajoutant une victoire au combat chez les Sixers. Face à ce carrefour de la motivation, DeRozan et ses potes ont choisi la route la moins aisée, et c’est tout ce que leur coach demandait. Un peu de sérieux, bordel, surtout en sachant que quelques heures plus tard c’est Boston qui s’inclinait au Madison Square Garden. Il fallait donc en profiter, ne pas avoir de regrets, ce qui se produisit sous les yeux de fans abasourdis. Money-time ? Bordélique, mais l’expérience qui fait la différence, DeMar qui va chercher ses lancers, la défense qui se referme sur les Sixers. Et Ben Simmons, dépité, ne pouvait que s’incliner une nouvelle fois à la maison. Pendant que Toronto, fatigué mais heureux, pouvait profiter de son bel effort, dos au mur.

Les 45 points de DeMar DeRozan ont été précieux pour réaliser ce comeback en terre hostile. Doit-on souligner que le garçon était impeccable dans ses pourcentages et n’a perdu que 2 ballons ? Du matos de patron, comme on voulait le voir dans un scénario tendu. Costaud.

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