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Quand Kobe Bryant défiait un journaliste à taper 200 pompes sur un shoot main gauche du milieu du terrain

Ceux qui connaissent cet épisode ne peuvent que sourire en se remémorant l’esprit de compétiteur de Kobe Bryant. Ceux qui ne le connaissent pas peuvent sortir le popcorn et se plonger dans un défi 100% Mamba à l’ancienne…

Nous sommes en pleine saison 2003-04. Les Lakers ne le savent pas encore, mais même avec leur effectif de porc (Shaq, Malone, Payton) la campagne en cours ne se terminera pas avec une bague. Tant mieux, tant pis, quoi qu’il en soit Kobe reste le compétiteur qu’on connaît, capable de défier absolument n’importe qui. De son côté, Elie Seckbach est un reporter traînant dans les coulisses des Lakers, bossant à la fois pour le Los Angeles Daily News et d’autres petits médias moins reconnus. Toujours très confiant et souhaitant se rapprocher le plus possible des stars, le journaliste est suffisamment aperçu dans les coulisses pour interagir avec des gars comme Kobe, ce qui ne va pas arranger la vie d’Elie sur ce cas précis. Les blagues en mode Yo mama avec le Shaq font le buzz, il faut trouver quelque chose de similaire avec l’ami Bryant. Mauvais délire cependant, Seckbach va demander au numéro 8 de planter un shoot main gauche du milieu du terrain, Kobe acceptant contre 200 pompes du reporter s’il le met. En fouine qu’il est, Elie va feindre de regarder la première filoche de l’arrière, qui enrage en voyant ce dernier lui dire qu’il n’a pas vu le shoot rentrer. Du coup ? Double up, on passe à 400 si ça rentre. Extrait de cet échange épique, qui définit parfaitement l’esprit de guerrier du futur Mamba.

– Et allez, 200 pompes pour Elie, maintenant.

– Kobe, qu’est-ce qui vient de se passer ?

– T’as parié, shoot du milieu du terrain, main gauche, que de la ficelle, et je viens de le faire.

– La balle est rentrée…?

– Yep, tchaf. Tu me dois 200 pompes.

– Mais attends, tu sais ce qui est fou…

– Non non non… je veux rien savoir.

– Qu’est-ce qui s’est passé il y a 6 mois ?

– Tu devais aller à pied jusqu’en Israël !

– Mais j’ai pas vu ton tir rentrer, si…?

– … on a des témoins, le tir est rentré !

– Mais tu sais ce qui est fou ? Je n’ai vraiment pas vu le tir rentrer.

– Tu veux doubler la mise…?

– Ouais.

– 10 tirs de plus, si je le mets main gauche du milieu du terrain, t’en as 200 en plus.

– Ok, et si tu te loupes, j’en ai zéro à faire au total.

– Deal.

– […]

– Et allez, 400 ! Yeah ! Mets-toi au sol ! 400 pompes !

– Bon, cette fois j’ai vu le tir rentrer.

– Je sais que tu l’as vu ! Tout le monde l’a vu !

– Je ne parierai plus jamais contre toi, c’est promis.

Douce époque durant laquelle Kobe prenait tous les challenges venant de n’importe quel détracteur, surtout quand les défis venaient de journalistes. S’il y a bien une chose que le Mamba a détesté lorsqu’il s’est explosé le tendon d’Achille, c’est – comme il le disait – de savoir que les médias allaient l’enterrer vivant alors qu’il y avait encore de quoi jouer. D’où le baril d’essence fourni par les reporters de Los Angeles, permettant à Kobe de claquer 60 points pour son tout dernier match en carrière. Si les cadors de la génération actuelle comme LeBron, Curry ou Westbrook seront les premiers à accepter de se donner pour fermer des bouches, difficile de trouver qui que ce soit au niveau de compétition de KB.

Pas demain qu’on va retrouver quelqu’un capable de vouloir forcer la terre entière à faire des pompes, s’il réussit son shoot. Milieu du terrain, main gauche, la base…


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