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Les Nuggets et la NBA ont découvert Torrey Craig : retour sur 24h de vida loca puissance mille

Torrey Craig

Tiens, un shooteur à Denver, et celui-là il défend.

source image : youtube

Pour ceux qui ont eu la bizarre et belle inspiration de mater vendredi soir le match entre les Nuggets et les Pelicans, un nom vous aura peut-être fait cligner de l’œil. Torrey Craig ? Dans le starting five de Denver ? Ah bon. Deux jours plus tard, on revient donc sur le pourquoi du comment de son arrivée soudaine dans le roster de Mike Malone, mais surtout sur l’emploi du temps absolument WTF du nouveau chouchou du Pepsi Center. Allez, drôle d’histoire, let’s go.

Jeudi 14 décembre, petite soirée tranquille dans le Wisconsin pour Torrey Craig. Son équipe de SkyForce à Sioux Falls a peut-être un nom à apparaître dans Olive et Tom mais elle a surtout un match de G-League à préparer contre la terrible franchise des Wisconsin Herd. La G-League, Torrey Craig connaît, il la saigne tous les soirs depuis deux mois en tournant à 25,2 points, 8,2 rebonds, 3,5 assists, 1,1 steal et 2 contres par match. Troisième meilleur scoreur de la Ligue préférée de ta ligue préférée, Torrey est posé au sein de la franchise affiliée aux Nuggets après avoir cavalé quelques années entre la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Oui, Torrey a fait du rugby. Plus sérieusement, ce défenseur féroce devenu par la force des choses un attaquant très solide possède à bientôt 27 ans un bagage solide dans les ligues dites “mineures” et a d’ailleurs été élu meilleur défenseur du championnat australien. Juste de quoi mettre la puce à l’oreille des dirigeants des Nuggets, qui décident à l’été 2017 de mettre à l’essai ce bougre d’arrière tatoué pour la Summer League de Vegas. Intensité, sérieux, dur en défense et propre en attaque, Craig séduit Micah Nori (qui gère la SL des Nuggets) et séduit même tout le front office puisque la franchise du Colorado lui offre un two-way contract, ce petit contrat qui vous permet de faire des aller-retours entre la G-League, la NBA et l’épicerie un peu n’importe quand au sein du nouveau CBA.

Voilà donc où on en est. Une obscure franchise de G-League, un hôtel probablement aussi obscur du Wisconsin, et le téléphone de Torrey Craig qui sonne un jeudi soir, très tard. Allô, c’est les Nuggets, tu sais les mecs qui te payent. Ça te dit de jouer en NBA ? On a besoin de toi… demain soir contre les Pelicans. Parfait, il est minuit, tant pis pour Chasse et Pêche, Torrey appelle donc… un Uber pour se rendre à Oshkosh, Wisconsin, à 150 bornes du telo, pour prendre un coucou direction les Rocheuses. La suite, c’est encore Mike Malone qui la raconte le mieux. Allez Père Castor, raconte-nous une histoire :

Ce mec… Vous devez vraiment comprendre ce par quoi il est passé durant les dernières 24h. Il reçoit un appel tard le soir alors qu’il est au milieu de nulle part, il attrape un Uber et prend un avion dans la foulée, il est prêt pour le shootaround, je le fais débuter le match, il joue bien, je le laisse dans le money time et il contre Jrue Holiday au buzzer. Bienvenue en NBA !

On rajoutera tout de même que ce fifou a débarqué au Pepsi Center avec à peu près quinze heures de sommeil à rattraper, sans connaître un seul des systèmes de son équipe, sans connaître non plus le scouting report concernant les Pels, et surtout sans savoir qu’il se retrouverait catapulté quelques heures plus tard dans le starting five des Nuggets aux côtés de Gary Harris, Jamal Murray, Wilson Chandler et Mason Plumlee. Une quinzaine d’heures après avoir pioncé dans un vieil aérodrome de campagne, bravo frère.

Mais la suite est donc encore plus belle. L’attitude de Torrey est bonne malgré une évidente envie de pioncer, les tronches incrédules des adversaires signifient autant l’incompréhension de voir une nouvelle tête que celle de ne pas arriver à lui mettre deux points sur la trogne, et ce All-Star Game avant l’heure débouche sur une dernière possession dans les mains de Jrue Holiday. Une fois de plus Mike Malone fait confiance à son numéro chance du jour et envoie donc Craig au casse-pipe sur le meneur des Pels. Résultat des courses ? Personne ne passe Torrey et Jrue se prendra la crêpe du match à la sonnerie, une action défensive qui enverra les deux équipes en prolongation et les Nuggets vers une victoire cinq minutes plus tard, sous vos applaudissements :

C’était un moment un peu surréaliste,  mais j’étais excité en même temps. J’ai essayé de me préparer du mieux que je pouvais avec le peu de temps dont je disposais. J’ai fait aussi vite que j’ai pu pour apprendre au maximum le scouting report et ce que l’on attendait de moi ce soir. Sur la dernière action j’ai juste essayé d’utiliser ma taille pour contrer le tir et je suis heureux d’avoir pu contribuer à la fin heureuse de la soirée. Torrey Craig

A créditer au final de 6 points, 4 rebonds, 2 passes, 1 interception, 2 contres et de l’action défensive de la soirée, c’est donc un premier pas très réussi qu’à posé Torrey Craig en NBA. Le mot de la fin ? Il est finalement pour son coach, pour qui le baptême du feu a semblé suffire pour se faire sa propre idée :

Ce gamin est un joueur NBA. Je crois en lui et je pense qu’on verra bientôt de plus en plus de belles choses arriver avec Torrey Craig.

A voir désormais comment le staff des Nuggets intégrera – ou non – le jeune arrière non-drafté de 26 ans, mais une chose est sûre ou presque : Torrey ne devrait plus avoir besoin d’enchaîner des combos taxi/sieste sur un banc avant d’enfiler le maillot des Nuggets. Avec encore une quarantaine de jours maximum à passer avec les grands du fait de son contrat, le petiot a encore le temps pour convaincre ses boss, mais il semblerait que le chemin soit déjà bien débroussaillé.

Source texte : milehighsports.com


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