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Les Knicks ruinent le retour de Carmelo Anthony à New York : victoire signée Michael Beasley !

Beasley
Source image : NBA League Pass

Pour le premier match de Carmelo Anthony au Madison Square Garden depuis son transfert, les Knicks n’ont pas tremblé et se sont imposés avec la manière (111-96) : quelque part, Phil Jackson s’endort en rigolant.

Le meilleur pote de Melo n’était pas la première personne à laquelle on pensait en abordant cette rencontre, mais il est clair que l’ombre du Zen Master planait sur le MSG. Une salle pleine à craquer et bourrée d’électricité devant cette affiche ô combien médiatisée. Une première sur place pour l’ailier avec sa nouvelle équipe, les oignons étaient forcément coupés pour un paquet de fans. Mais si la réception du public fût chaleureuse et la vidéo en hommage fort sympathique, le traitement réservé par les joueurs fût moins amical. Jambes lourdes pour le Thunder, seulement quelques heures après le thriller remporté à Philadelphie, et donc poignet lourd pour un Anthony maladroit sur l’ensemble de la rencontre (5/18 au tir). L’absence de Steven Adams n’aidait pas, en remuant tout ce beau bordel et en y ajoutant un jeu offensif toujours aussi meh, les visiteurs tendaient la joue pour se faire gifler. Et en face ? On en profitait gaiement. Pourtant orphelins de Tim Hardaway Jr et Kristaps Porzingis, les Knicks retroussaient leurs manches pour envoyer les cols bleus au boulot. Courtney Lee, Kyle O’Quinn, Lance Thomas et compagnie, une dose de Ron Baker par-ci, un gros shoot de Doug McDermott par-là, saupoudrez le tout de Jarrett Jack et d’Enes Kanter et vous avez une team de boxeurs qui voulait la peau du Thunder. Clairement pas du pretty basketball à faire danser James Naismith, mais un effort collectif certain pour appuyer sur la fatigue d’OKC.

Ce qui marchait, évidemment. D’abord timides en première période, les hôtes lâchaient les chevaux et profitaient de l’édition porte-ouvertes dans le camp adverse pour creuser l’écart. Rien de bien fou, qui plus est. Juste un opportunisme bien senti et une dépense plus conséquente, histoire de faire la différence en cas de money-time serré. Mais moments chauds il n’y eut pas. Michael Beasley ne voulait rien savoir, le gaucher s’offrant Melo et ses boys avec 30 points à 11/18 au tir. Belle ironie que de voir la gâchette sortir le match quasi-parfait pour le comeback d’Anthony, permettant à New York de s’imposer à domicile sous une ovation bien méritée. Oui, elle était méritée, car cette victoire était à la Knicks, donc avec des couilles et du coeur. Bien moins de talent, un peu de naïveté générale, mais des poumons gros comme ça et une dalle collective saisissante. Le symbole était forcément puissant pour certains fans, qui voyaient Melo sortir du match au finish, les deux mains sur les hanches. Exténué comme ses coéquipiers suite au marathon de la veille, le vétéran ne vivait pas le retour idéal mais au moins c’était fait. Il pouvait enchaîner, quitter le MSG et passer à autre chose. Pendant qu’à New York, dans les rues froides de Gotham, les débats commençaient déjà sur l’apport de l’ailier pendant sa période chez les Knicks. Ce genre de discussion qui, suite à une victoire, ne peut que se terminer par des Go New York Go New York Go dans le métro. Ce dimanche, la ville qui ne dort jamais se “réveillera” avec le sentiment d’avoir elle aussi tourné la page. Et avec la gagne, c’est toujours mieux.

Pourquoi demander à Porzingis et Hardaway Jr de jouer, quand les tabasseurs de Jeff Hornacek font le boulot à leur place ? Le Thunder était certes crevé, mais il fallait tout de même le taper, surtout pour le retour de Melo. Mission accomplie.

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