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Frank Ntilikina a droit à son reportage dans Stade 2 : c’est aussi ça, l’effet French Prince

Pas besoin des 18 points d’écart réglementaires pour pouvoir parler de France TV aujourd’hui. Non, les journalistes de Stade 2 sont allés à la rencontre de Frank Ntilikina la semaine dernière. Enfin un reportage juste qui est un des symboles de la médiatisation croissante de la NBA dans notre beau pays. Il va falloir peut-être que l’on revoit nos standards si le service public regarde enfin la NBA.

On ne parle ni de smash, ni de bras-roulé mais bel et bien de NBA dans ce bon reportage de France 2. Il retrace fidèlement l’intégration du Frenchie à New York. La démesure de la ville par rapport au jeune meneur de 19 ans y est très bien représentée, tout comme son quotidien au centre d’entraînement des Knicks. Il y est notamment question de sa capacité à défendre et à vouloir marquer son territoire dans le MSG (avec une référence à l’altercation entre le King et notre Frenchie). Alors il ne faudra pas attendre une analyse poussée de ses performances ou de l’impact qu’il pourra avoir dans la Grosse Pomme en cinq minutes. Mais si le service public veut continuer de la sorte, on est preneur car avoir des petits sujets fera plaisir à la communauté NBA en France qui est en perpétuelle croissance.

Bon, on reste sur France 2, donc il va encore falloir s’habituer aux “Indianapolis Pessers”, aux références footballistiques qui provoquent des crises d’urticaire dans la rédaction. Mais pour démocratiser le genre, il va falloir l’accepter. Stade 2 fait évidemment partie des médias grand public et on peut donc comprendre aisément qu’il faille adapter le vocabulaire. Le jargon NBA peut parfois sembler très hermétique, pour les non-initiés avec tous ces mots techniques issus de l’anglais. Parler à Patrick, 45 ans, fan du FC Nantes, qui a suivi de loin l’épopée du CSP Limoges ne peut pas se faire à base de pick-and-roll, de step-back ou de mismatch. Si on désire démocratiser ce magnifique sport qu’est le basket, ainsi que la NBA, il va falloir comprendre qu’il y a un apprentissage à faire. Bien hypocrites serions-nous si nous affirmons ne jamais avoir été déstabilisé avec les termes utilisés lorsque nous avons découvert la Grande Ligue.

Alors, ce genre de reportage, on est preneur. Il est loin d’être parfait, mais il a le bénéfice d’être juste et bien renseigné. On ne pourra jamais demander au service public le même niveau d’exactitude que les sites US spécialisés. Mais le fait que la NBA soit enfin prise au sérieux et que l’on n’en parle plus seulement pour Tony Parker ou pour le nouveau champion, ça fait forcément plaisir.


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