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Devin Booker a pris feu : 46 points sur la tête des Sixers, même le Process ne peut calmer le sniper

En déplacement à Philly, et avec un sacré message à envoyer à Joel Embiid et compagnie, Devin Booker a mis les Suns sur son dos et tapé le scoring game de ce début de saison côté Phoenix : température 46 pour pépère.

Il y a quelque chose de l’ordre de l’imprévisible, qui rend chaque saison de Booker saisissante. Tous les ans, de manière parsemée, des rencontres totalement banales se transforment en petits rendez-vous immanquables sauce chef d’oeuvre offensif. L’annonce la plus bruyante avait eu lieu à Boston l’an dernier, évidemment, Devin plantant 70 points en rentrant des shoots venus d’une autre planète. Un peu membre de la secte Klay Thompson, ces types dont le poignet est tellement chaud que certains soirs même une bonne grosse balayette ne peut les déconcentrer. Pourtant, la rencontre démarrait mal pour la gâchette, avec un vilain 2/11 au tir. Ce qui n’empêchait pas ses Suns de prendre le match de la meilleure manière, avec TJ Warren et Tyler Ulis dans le rôle des emmerdeurs. En face ? Ben Simmons avait beau être un poil malade, Joel Embiid avait beau enfoncer Alex Len au poste, cela ne changeait rien au fait que les Sixers avaient un peu pris leurs adversaires du soir de haut. Le géant camerounais l’affirmait d’ailleurs en sortie de rencontre, comprenant qu’il faut aborder chaque matchup avec sérieux, sous peine de pouvoir perdre. Ou pire, perdre tout en se prenant une mixtape offensive sur le nez. Et malheureusement pour les fans de Philadelphie, la doublette fût imposée par des Suns qui savaient à qui filer la gonfle en deuxième mi-temps.

Vous avez dit 2/11 au tir pour commencer, c’est ça ? Très bien. Booker finira la rencontre à 17/32 au shoot, on vous laisse donc calculer, mais selon nos études supérieures ça donne un très sale 15/21 au général. Après la pause, 32 points à 11/17 au tir, dont trois bombes salvatrices dans le money-time. C’était du Devin Booker comme on adore le voir, celui qui pull-up à 10 mètres du panier et ne touche que de la ficelle. Rien d’autre. C’est celui qui impose au public du Wells Fargo Center de dire « oh no » quand il prend un shoot, et qui doit prendre sa tête à deux mains car le résultat final n’est que filoche. Embiid et Booker se connaissent bien, se taquinent souvent d’ailleurs car les deux gonzes aiment le trashtalking. Mais si Philly aurait pu et aurait dû remporter ce match en jouant bien plus sérieusement, ce lundi était réservé à Devin. Une performance qu’on reverra plusieurs fois, car elle nous impose encore et toujours cette question lorsqu’on parle du sniper de l’Arizona en mode inconscient : qui peut défendre sur lui, sur Terre, quand il est ainsi ? En tout cas, une chose est sûre, y’a pas un type en Pennsylvanie qui peut répondre. Victoire de Phoenix, caviar de DB.

46 points à 17/32 au tir, 5/8 du parking, des sourires sur certains shoots et des défenseurs envoyés à l’infirmerie : oui, c’était le Devin Booker Game. Mais on sait aussi qu’il y en a plusieurs par saison, donc reste connectés car le prochain peut tomber d’un jour à l’autre…

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1 Comment

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  1. Harry zona

    5 décembre 2017 à 16 h 18 min at 16 h 18 min

    Un gros kiffe!!
    Ce mec est juste inconscient. Combien de joueurs ce serait garait sur une aire de repos avec les warning après un 2/11 au shoot??!
    Lui aucun souci! Des balls d’éléphant!!!
    Le shoot Qu’il plante sur l’an truffe de JJ Reddick est à n’en surtout pas montrer aux jeunes !!!
    Respect à un futur grand de cette ligue

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