6ème Homme

Sixième homme de l’Année 2017-18 : première photo, on met le Flash car Dwyane Wade est en feu

Dwyane Wade
Source image : NBA League Pass

Après une présentation effectuée ici le mois dernier, on enchaîne sur cette fin d’année 2017 avec un premier vrai coup d’oeil sur la course au titre de Sixième homme de l’Année. Sortez vos piles Duracell, préparez vos serviettes pour les titulaires, on sent penche sur la crème des remplaçants !

Bien évidemment, les mentions honorables doivent être ajoutées pour ne pas oublier de saluer le formidable travail effectué par ces soldats sur ces quatre dernières semaines de compétition. Des joueurs comme CJ Miles, James Johnson, Jonathon Simmons, Frank Kaminsky, Andre Iguodala, Jamal Crawford, Jerami Grant ou Jordan Clarkson.

Stats arrêtées au 3 décembre.

Place Joueur Bilan du mois

10°

Domantas Sabonis
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Une place à partager, probablement, avec les autres loulous d’Indiana. Car Lance Stephenson et Cory Joseph ont aussi leur mot à dire, eux qui apportent énormément au second unit de Nate McMillan. Mais tout en haut de l’affiche ? Fallait bien qu’on félicite mini-Arvydas, dont la production quotidienne et la régularité sont clés pour les Pacers. Avec le retour de Myles Turner dans l’équipe et un rôle qui semble très clair en sortie de banc, l’ami Domantas pourrait nous claquer un petit 13-8 de moyenne pour venir en aide à l’intérieur, ce qui satisferait largement son management. On parle beaucoup d’Oladipo dans le deal de Paul George et le beau début de saison des jaunes, mais Sabonis a lui aussi son mot à dire. Et en lituanien.

Statistiques : 12,5 points et 8,7 rebonds en 25 minutes

Rodney Hood
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Improvisation court-terme, ou base à laquelle s’habituer long-terme ? Alors qu’on le voyait récupérer la plupart des munitions de Gordon Hayward dans le cinq du Jazz, Rodney a été gentiment invité à intégrer le banc pour laisser place à Donovan Mitchell. Petit coup de génie signé Quin Snyder, qui a su compter sur l’intelligence collective de Hood, résultat les matchs du Jazz sont meilleurs et la production de l’ailier aussi. Maintenant, on va voir si ce n’est qu’un test de début de saison ou si ce sera cimenté sur toute la régulière. Dans le cas où l’option B est validée, Rodney pourrait monter de quelques places.

Statistiques : 17,7 points et 2,6 rebonds en 28 minutes

Will Barton
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Pas choisie pour aucune raison, cette photo. Car on en connaît, du côté de Denver, qui devrait se gaver comme un porc au bar du coin sur les prochaines semaines. Paul Millsap ? Out. Nikola Jokic ? Out. Certes, les Nuggets restent orientés autour de Gary Harris et Jamal Murray, mais Barton a reçu le feu vert total de la part de son coach et les Bulls ont déjà pris tarif avec 37 points en sortie de banc. Parfait dans son rôle de dynamite qui intervient pour rouler avec les deux pieds sur la pédale d’accélération, Willou réalise un gros début de saison et Denver aura vitalement besoin de son scoring pour tenir en l’absence des deux baobabs. Scoreur létal d’une équipe du Top 8, attention au mois de Noël car il y a des places à gagner… ou à perdre.

Statistiques : 15,5 points et 5 rebonds en 30 minutes

Kelly Oubre
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On parlait dernièrement des beaux résultats de Washington en l’absence de John Wall, une des raisons principales se nomme le banc. Et qui est à la tête du squad du côté de la Maison-Blanche ? Le champion du dab toute compétition confondue, Kelly Oubre. Si l’ailier est bien aidé par la montée en puissance de Mike Scott, Ian Mahinmi et compagnie, c’est son activité, son scoring et sa polyvalence qui permettent aux Wizards de pouvoir survivre sans Jean Mur. “Oubwé” a augmenté quasiment toutes ses catégories statistiques et Washington en profite pour valider de grosses victoires en déplacement : vous pouvez demander aux Bucks et aux Wolves ce qu’ils pensent du gaucher, s’ils baissent la tête c’est normal.

Statistiques : 11,7 points et 5,5 rebonds en 23 minutes

Rudy Gay
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Deux et deux font quatre, quatre et quatre font huit, les Spurs déroulent leur basket et Rudy Gay est le nouveau joueur qui s’est adapté au système local. Rien d’extravagant ni d’explosif dans la production ou les séquences de l’ailier, sauf que c’est exactement ce qui fait du début de saison du vétéran une douce réussite. S’il est passé par des coups très chauds et d’autres très froids, Rudy n’a pas paniqué et a compris que tout se remettrait en place, petit à petit. Un apaisement qui fait du bien après la folie des dernières années, comme quoi les victoires curent bien tous les maux. Attention au retour de Kawhi, dans le bon sens du terme, Gay pourrait prendre quelques places au prochain checkpoint.

Statistiques : 12 points et 5 rebonds en 22 minutes

Ish Smith
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Tellement propre, tellement efficace et tellement important dans la réussite des Pistons sur ce début de saison. Certes, on commence gentiment à quitter les débats sur les deux premières places de l’Est, mais Detroit peut remercier son meneur remplaçant pour la sérénité apportée dans de nombreuses rencontres. Un ratio passes décisives – balles perdues affolant (4,1 – 1,1), une défense pot de colle, on a même vu Ish nous finir des rencontres avec certains membres du cinq car sa capacité à réagir rapidement balle en main offre une assurance de plus à Stan Van Gundy. Pas assez productif pour craquer le Top 4, mais suffisamment important pour mériter ses louanges.

Statistiques : 9,2 points et 4,1 passes en 20 minutes

Eric Gordon
et Lou Williams

Hein ?! Mais pourquoi vous donnez ce spot à deux joueurs ? On s’explique. D’un côté, Eric Gordon qui a cartonné en l’absence de Chris Paul, et qui devrait gentiment redescendre sur Terre avec le retour du meneur. De l’autre, Lou Williams qui profite de l’absence de Pat Beverley pour squatter le cinq, et qui pourrait continuer dans ce registre. Du coup ? Il est trop tôt pour mettre ces joueurs tout en haut du classement, ou tout en bas. On leur donc la place un peu bâtarde, celle au pied du podium et qu’il faudra chasser dans un mois. On met évidemment une pièce sur Rico qui devrait retrouver ses bases dans l’équipe la plus chaude de ce début de saison, mais attention à Lou Will et à ce que le Doc en fera sur les prochaines semaines.

Statistiques : 19 points de moyenne en combinés

Marcus Smart
L’irrégularité offensive et le manque de production générale de Marcus l’empêchent de craquer une plus grosse place, une phrase qu’on sort malheureusement depuis trop longtemps. Mais quelque part, c’est tant mieux ainsi. Et Smart lui-même doit sans foutre, tant qu’il gagne des matchs. Cela tombe bien, à ce petit jeu-là personne ne fait aussi bien que Boston et c’est ce qui lui garantit ce spot. Il n’y a qu’une seule chose qu’on demande, si c’est possible de son côté : 32% de réussite en tir, on est vraiment sur des bases lamentables compte-tenu de son talent et son intelligence de jeu. Smart n’a jamais été un grand sniper, mais les promesses de progrès estivaux sont pour le moment… vitef. Attention, la concurrence pourrait le rattraper.

Statistiques : 9,8 points et 5,4 passes en 31 minutes

Tyreke Evans
Tyreke Evans

Difficile de donner une place aussi élevée à un joueur évoluant dans une franchise en plein drame, mais tout aussi difficile de ne pas saluer le taf remarquable de Reke sur ce début de saison. Au point de se poser la question suivante : où seraient les Grizzlies sans la renaissance d’Evans ? On peut retourner la question 500 ans, il n’empêche que le playmaker retrouve sa jeunesse en sortie de banc et Memphis a remporté quelques précieux matchs grâce à lui. Maintenant, deux options. Soit Bickerstaff le met titulaire et cette saison sera une horreur complète pour la franchise du Tennessee, soit le coach le garde dans son rôle et on pourra continuer à parler un minimum positivement de cette équipe. Le choix est là.

Statistiques : 17,9 points et 3,9 passes en 29 minutes

Dwyane Wade

Levez la main, ceux qui voyaient Dwyane Wade dominer la course au titre de Sixième homme de l’année il y a six mois. Mercé. Après un début de campagne tendu, le vétéran a trouvé sa vitesse de croisière et il est – avec LeBron – la raison number one du retournement des Cavs. Série d’invincibilité, banc explosif, leadership quotidien et adaptation merveilleuse aux besoins de sa nouvelle équipe, c’est peut-être triste pour certains de voir Wade “chuter” statistiquement mais quel bonheur de voir un tel joueur accepter son rôle. On ne met pas Korver, Green et Frye aux oubliettes, c’est juste que Dwyane est le leader du banc de Cleveland, point barre. Et qui a demandé à quitter le cinq majeur pour avoir ce poste ? C’est bibi.

Statistiques : 11,4 points et 3,9 passes en 24 minutes

Prochain checkpoint lors de la première semaine de janvier, avec un leader du classement qui devra tenir sa cadence sans se blesser, et d’autres guerriers qui tenteront de dynamiter des bancs tous les soirs.


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