Thunder

La perfection selon Steven Adams : 27 points à 11/11 au tir, fallait bien ça pour relever le Thunder

Après la désillusion des trois derniers matchs, le Thunder devait se reprendre à domicile face aux Wolves. Mission accomplie ? En partie, notamment grâce à un gros Paul George et un grand Steven Adams (111-107).

La frontline de Minnesota a beau être impressionnante sur le papier, elle ne représente pas la barrière la plus solide du circuit. Dédicace à Karl-Anthony Towns, loin de favoriser la défense dans son abattage quotidien, même si le phénomène se blessait au visage en tout début de rencontre suite à un choc avec Andre Roberson. Face au chaton, Steven Adams savait qu’il pouvait se régaler. Non pas qu’il allait avoir des opportunités en un-contre-un, ce n’est pas le jeu d’OKC ni celui du Kiwi. Par contre, pour recevoir les passes de ses coéquipiers et finir à l’arceau sans flipper de la présence d’un baobab-contreur, là volontiers. Le job d’Adams était donc plaisant dès le début du match, notamment grâce à la distribution de Westbrook et la main chaude de Paul George. Quelques 42 points pour le Thunder en 12 minutes, de quoi effacer le passé récent ? Certainement pas. Ce qu’on demandait, c’était justement de voir si les pics d’Oklahoma City pouvaient être suivis par un peu de régularité, un peu de stabilité, quelque chose de prévisible plutôt que le freestyle permanent qui nous est offert depuis plus de six semaines. Malheureusement pour les pensionnaires de la Chesapeake Arena, les visiteurs n’avaient pas prévu de se laisser faire et une remontada petit à petit se mettait en place, Tom Thibodeau style. Ce qu’il fallait, c’était donc de ne pas craquer dans le money-time, exécuter intelligemment, défendre proprement, appuyer là où ça fait mal dans le camp d’en face et repartir avec la gagne. Validé ?

Validé. Pas validé de la même façon que contre Golden State, mais suffisamment validé pour écarter les nuages au-dessus des vallées de l’Oklahoma. Alors, clairement, la tête du scoring se nommait Paul George, et les 36 points du bonhomme étaient les bienvenus dans une fin de rencontre qui demandait les efforts de chacun. Précieux à distance, serein aux lancers, Paulo y ajoutait la défense et donc une de ces performances donnant des papillons dans le ventre de ses fans. Sauf qu’avec un Westbrook maladroit au tir et le manque de soutien autour, il fallait qu’une autre tête émerge. Que quelqu’un s’énerve et mette les points sur les i, les barres sur les t et… les kiwis à leur place. Steven Adams fût donc l’homme en question, tapant son record en carrière avec 27 points à un parfait 11/11 au tir. Déjà très séduisant sur le début de campagne, malgré une irrégularité assez représentative de sa franchise, le pivot imposait sa carcasse dans la raquette adverse et boxait comme un damné au rebond afin de permettre aux siens de largement remporter cette bataille déterminante. De quoi rassurer qui que ce soit ? Pas vraiment, hormis avec le simple Doliprane représentant la victoire. Mais ce n’était et ce n’est pas assez, venant d’une équipe capable de tellement mieux. Maintenant viendra le plus dur, confirmer. Faire en sorte qu’il ne s’agisse pas d’un one shot et qu’on se retrouve une nouvelle fois emmerdés dans un futur money-time. Valider, il faudra.

Et sur un grand Steven Adams, le Thunder comptera. Pas sûr qu’on puisse le revoir taper la barre des 27 pions de sitôt, mais si OKC peut avoir droit à ce genre de perf les soirs où Westbrook est off, comment dire… Why not ?

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