Nuggets

Will Barton, capitaine clutch du jour : 37 points dont les deux derniers de la gagne pour tuer les Bulls

Dans la famille soirée parfaite, on demande le neveu. Responsabilisé au maximum compte tenu des absences, Will Barton s’est gavé comme un enfant et a mené ses Nuggets vers la victoire face aux Bulls (111-110).

L’image était tellement flippante qu’elle poussait les habitants de Denver à se prendre la tête à deux mains. Quelle image ? Celle de la fin de première mi-temps, voyant Nikola Jokic réaliser une de ses pénétration habituelles avant de marcher sur un pied adverse. La cheville qui tourne, le poids plutôt conséquent du Serbe qui se cale sur les ligaments, un pivot qui s’écroule. Pensant même quitter le terrain sans tirer les lancers tellement il avait mal, le Joker retournait quand même sur la ligne pour sanctionner avant de partir. Et là, c’était particulièrement la merde dans les travées du Pepsi Center. Paul Millsap touché, Nikola Jokic touché, qui peut bien step up et prendre le relais en attendant ? Le temps d’un soir, la réponse fût Will Barton. Et il faudra peut-être que le garçon devienne plus fréquemment la réponse, car Mike Malone va pas mal transpirer sans ses deux meilleurs joueurs. Du moins, on n’a pas encore idée de la sévérité de la blessure de Jokic, mais ça faisait clairement pas les malins sur le banc du coach de Denver. Surtout qu’en face, des Bulls appliqués et sérieux se voyaient bien quitter le Colorado avec un Blu-Ray de South Park et la victoire. Kris Dunn, Robin Lopez, Lauri Markkanen, focus comme jaja pour tenter de l’emporter en déplacement. Chacun y mettait du sien, même dans le money-time.

Sauf que les Bulls devaient bien nous faire une Bulls pour respecter leur beau tanking, et Denver pouvait nous faire… une Denver en s’échappant avec une courte victoire. Trois points de retard, une minute à jouer ? Pas de soucis, trois lancers provoqués par Barton, qui égalise au score. Vingt secondes à jouer, balle récupérée ? Aucun problème, deux lancers à nouveau, un qui rentre et l’autre qui ressort. Kris Dunn qui marque de l’autre côté pour donner l’avantage aux siens ? Blablabla, Will reprend la gonfle et fonce coast-to-coast pour planter un lay-up acrobatique, celui de la gagne. Car en face, Chicago n’avait plus de temps-mort et la musique de Benny Hill résonnait sérieusement dans les oreilles de Fred Hoiberg. Malgré le bel effort de ses poulains et la sérénité des jeunes dans le money-time, c’est face à un Barton de feu que les Bulls s’inclinaient. Habituellement, Willou préférait caler sa quinzaine de points en sortie de banc, mais cette fois il en fallait plus. Beaucoup plus. Du genre, record personnel en carrière, clutch jusqu’au bout des doigts, et le public qui le porte en héros. Sans Millsap, l’affaire était déjà compliquée, mais sans Jokic ? Il fallait impérativement que quelqu’un prenne le relais du scoring. Ce que ni Jamal Murray ni Manu Mudiay ne voulaient, seul Gary Harris tenant le niveau pour maintenir les siens dans la rencontre. Pour ce qui est de la suite, il est clair que la blessure de Nikola pourrait gravement handicaper les Nuggets, mais chaque victoire sera précieuse dans cette terrible Conférence Ouest, et alors quand c’est au quasi-buzzer et en ayant planté un record en carrière, faut bien en parler.

Prendre 19 tirs, en planter 13, dont celui qui tue l’adversaire, histoire de terminer avec 37 points devant ses fans, que demande le peuple ? Ah bah tiens, on sait : des coéquipiers qui ne se blessent pas. Soirée mitigée pour Denver, mais avec la gagne pour faire passer le seum.

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