Les Sophomores

Sophomore de l’Année 2017-18 : au milieu se cache un mec qui sera All-Star, dès cette saison

Joel Embiid

Il ne laissera pas le titre officieux de SOY lui échapper.

Source image : Twitter

Quand on est rookie, on découvre un nouveau monde, et parfois la transition peut être compliquée pour des jeunes hommes tout juste pubères. Mais l’excuse n’est plus valable en attaquant la deuxième saison dans la Grande Ligue. On attend donc les jeunots de l’an dernier plus matures pour confirmer ou rebondir. On suivra avec attention l’évolution des sophomores dans leur passage à l’âge adulte.

Allez on attaque tout de suite le premier point mensuel sur les mecs disputant leur seconde année dans la Ligue. En tête de file, un certain Joel Embiid qui a déjà bien marqué les esprits avec des performances de mammouth et une présence médiatique toujours au sommet.

Place Sophomore Bilan du mois

10 – Wild Card

DeJounte Murray

Dejounte Murray

Stats du mois : 6,2 points à 41,1% dont 50% du parking, 3,4 rebonds, 2 passes et 1,3 perte de balle en 17 minutes

Stats de la saison : 7 points à 40,9% dont 37,5% du parking, 4,5 rebonds, 2,6 passes et 1,6 perte de balle en 19,6 minutes

On ne va pas se voiler la face, d’autres sophomores font mieux que DeJounte Murray. Mais on profite de ces six premières semaines de compétitions sans Tony Parker pour le mettre un peu en avant car le jeune homme a montré sa capacité à peser malgré son jeune âge et son manque d’expérience en assurant l’intérim solidement. On va donc le laisser tranquillement continuer à apprendre dans le laboratoire des Spurs en lui souhaitant de suivre une belle progression afin de prendre réellement la relève du Frenchie.

9

Dario Saric

Dario Saric

Stats du mois : 12,5 points à 43,5% dont 33,9% du parking, 7,2 rebonds, 1,8 passe et 1,5 perte de balle en 30 minutes

Stats de la saison : 10,9 points à 41,1% dont 33,7% du parking, 6,2 rebonds, 1,7 passe et 1,5 perte de balle en 27,9 minutes

Dans l’excellent début de saison des Sixers, on parle beaucoup de Ben Simmons et Joel Embiid. Normal, les deux pépites de la Cité de l’Amour fraternel sont au taquet. Mais derrière eux d’autres jeunes tirent leur épingle du jeu, notamment un Dario Saric déjà bien en vue la saison dernière. Très bon complément des deux têtes d’affiche, on lui demandera juste d’améliorer son adresse pour présenter un bilan plus propre.

8

Buddy Hield

Buddy Hield

Stats du mois : 13,1 points à 50% dont 58,3% du parking, 4 rebonds, 1,5 passe, 1,2 interception et 1,4 perte de balle en 22 minutes

Stats de la saison : 12,1 points à 44% dont 44,3% du parking, 3,8 rebonds, 1,5 passe, 1,1 interception et 1,4 perte de balle en 22,6 minutes

On l’attendait comme la scoring machine des Kings cette saison, et ce n’est pas trop le cas. Tandis qu’une explosion à la Devin Booker l’an passée était dans les tuyaux, il faut croire qu’on aura besoin d’un plombier pour déboucher tout ça car pour l’instant le sophomore de Sacto score encore moins qu’en fin de saison dernière. La raison ? Il passe moins de temps sur les parquets (29,1 minutes à son arrivée en Californie contre 22,6 maintenant) car il doit composer avec la concurrence de Bojan Bogdanovic.

7

Taurean Prince

Taurean Prince

Stats du mois : 12,2 points à 43,3% dont 40% du parking, 4,8 rebonds, 2,7 passes, 1,2 interception et 2 pertes de balle en 31,2 minutes

Stats de la saison : 12,6 points à 43,6% dont 43% du parking, 5,1 rebonds, 2,5 passes, 1,4 interception et 2,5 pertes de balle en 31 minutes

Vous êtes ailier ? Vous voulez progressez et pouvoir aller chercher un petit contrat bien sympa à la fin de votre deal rookie ? Bienvenue chez les Hawks, où coach Budenholzer va faire de vous un mec riche en mettant en avant vos points forts. Car même si la franchise de Géorgie galère, son jeune poste 3 suit les traces de DeMarre Carroll et Kent Bazemore sur le chemin qui mène à la reconnaissance en tant que 3 and D fiable dans la Ligue.

6

Domantas Sabonis

Domantas Sabonis

Stats du mois : 12,8 points à 50% dont 50% du parking, 7,5 rebonds, 2,2 passes et 2 pertes de balle en 25,3 minutes

Stats de la saison : 12,8 points à 55,6% dont 45,5% du parking, 8,8 rebonds, 2,4 passes et 2,1 pertes de balle en 25,4 minutes

Quand les Pacers ont envoyé Paul George contre Victor Oladipo et Domantas Sabonis, le Thunder se frottait les mains. Alors certes, l’apport de Pipo dans l’Indiana fait que les Hoosiers ne sont pas mécontents, mais le bonus “fils de” est non négligeable non plus avec quelques belles performances pour le sophomore. Malheureusement avec le retour en meilleure forme de Myles Turner, Domantas Sabonis a reculé d’un cran dans la rotation intérieure des Pacers. Mais son apport reste conséquent, malgré une baisse en termes d’adresse.

5

Malcolm Brogdon

malcolm brogdon

Stats du mois : 13 points à 48,4% dont 47,7% du parking, 3,3 rebonds, 3,4 passes et 1,7 perte de balle en 30 minutes

Stats de la saison : 13,3 points à 47,6% dont 45,7% du parking, 2,9 rebonds, 3,6 passes, 1,1 interception et 1,7 perte de balle en 30,7 minutes

Le Rookie of the Year de la saison passée poursuit solidement sa carrière aux Bucks. A un détail près, il passe désormais après Eric Bledsoe qui a changé de coiffeur pour en trouver un dans le Wisconsin. Du coup le sophomore de Jason Kidd est maintenant sixième homme et mène la charge de la second unit des Daims avec Dellavedova.

4

Jamal Murray

Jamal Murray

Stats du mois : 14,7 points à 47,4% dont 30% du parking, 3,2 rebonds, 2 passes et 2,5 pertes de balle en 26,9 minutes

Stats de la saison : 13,9 points à 43,6%, 2,9 rebonds, 2,4 passes et 2,2 pertes de balle en 26,8 minutes

Après avoir joué les doublures sur le backcourt des Nuggets la saison dernière, Jamal Murray a récupéré les clefs du camion pour son année sophomore. Bon, on est encore loin d’un top ten meneur comme Mario Chalmers, mais le Canadien poursuit son petit bonhomme de chemin, laissant encore la plus grosse part de la créativité à Nikola Jokic. Mais il va falloir apprendre à distribuer aussi mon cher Jamal.

3

Brandon Ingram

Brandon Ingram

Stats du mois : 16,3 points à 48% dont 33,3% du parking, 6,1 rebonds, 2,9 passes et 2,2 pertes de balle en 34,2 minutes

Stats de la saison : 15,7 points à 46,6% dont 33,3 du parking, 5,3 rebonds, 2,9 passes et 2,4 pertes de balle en 33,8 minutes

Sans faire de bruit, Brandon Ingram grandit et développe son jeu chez les Lakers. Pendant que Lonzo Ball divise les observateurs en construisant un mur, tandis que Kyle Kuzma étonne par son rendement, le sophomore est assez tranquille pour améliorer ses stats et son apport dans le jeu. On continue donc à taffer pour valider ça les prochaines mois.

2

Jaylen Brown

Jaylen Brown

Stats du mois : 15,6 points à 48,2% dont 45,3% du parking, 6,5 rebonds, 1,3 passe, 1,2 interception et 1,5 perte de balle en 31,7 minutes

Stats de la saison : 15,6 points à 46,3% dont 41,2% du parking, 6,3 rebonds, 1,1 passe, 1,1 interception et 1,5 perte de balle en 32,2 minutes

Voir coup de coeur.

1

Joel Embiid

Joel Embiid

Stats du mois : 24 points à 48,1%, 12 rebonds, 3,4 passes, 2,2 contres et 3,8 pertes de balle en 30,8 minutes

Stats de la saison : 22,9 points à 49,3%, 11,3 rebonds, 3,3 passes, 1,8 contre et 4,1 pertes de balle en 29,6 minutes

On n’a pas besoin d’être un observateur avisé pour voir à quel point Joel Embiid est – pour l’instant – au-dessus du lot dans cette génération qui débute sa seconde saison en NBA. Bon, à son avantage, il a déjà bien pu voir la vie en NBA pendant deux ans avant de nous montrer l’étendue de ses talents. Si les blessures l’ont certainement privé du titre de Rookie of the Year l’an dernier, le bon début de saison des Sixers et son corps qui le laisse enfin tranquille devraient lui permettre de se consoler en allant se mêler aux meilleurs joueurs de la Ligue lors du match des Etoiles de février prochain. S’il continue sur ce rythme individuellement et collectivement, ça sera mérité.

Coup de cœur : Jaylen Brown

Après une année d’apprentissage, on se demandait quel serait le rôle de Jaylen Brown aux Celtics. Les mouvements estivaux dans le Massachusetts plaidaient certes pour plus de responsabilité pour le sophomore, mais les événements du début de saison ont précipité son éclosion. Il faut dire qu’avec Gordon Hayward out pour de longs mois, Brad Stevens s’est logiquement tourné vers le troisième pick de la Draft 2016 pour élever son niveau de jeu. Et à l’instar de tous les autres C’s, Jaylen Brown a répondu présent, jouant un rôle essentiel dans la série victorieuse qui a placé les Celtics en haut de la Conférence Est. Un constat vérifiable dans les statistiques bien entendu, puisque le sophomore est le second scoreur des siens derrière Kyrie Irving, mais aussi le deuxième rebondeur. Le mec est devenu tellement important qu’il dispose au moment  d’écrire ces lignes du temps de jeu moyen le plus conséquent de l’armée verte. Sans oublier son dévouement envers les siens, jouant un match – brillamment – malgré le décès d’un proche. On ne sait pas ce que contient l’air de Boston, mais le passé légendaire de la franchise doit l’avoir chargé de fines particules qui donnent un supplément d’âme aux joueurs.

Coup de gueule : Fred Hoiberg

Pourquoi mettre un coach dans le coup de gueule ? Tout simplement parce que lorsqu’on tanke et qu’on dispose de jeunes comme Kris Dunn ou Denzel Valentine, on doit quand même tirer un peu plus d’eux. Les deux têtes de liste des sophomores dans l’Illinois – auxquels nous pourrions ajouter David Nwaba et Paul Zipser entre autres –  semblent encore loin d’exploiter leur potentiel et il s’agit d’un vrai problème, même si on a aperçu un léger mieux pour Valentine et Dunn par séquences. Car si viser un maximum de boules pour la loterie est une stratégie comme une autre – bien que plus dégueulasse – le faire sans faire progresser les jeunes est une honte. Pas de quoi faire stresser Fred Hoiberg ou ses supérieurs qui se contentent volontiers d’une telle médiocrité sans avoir peur du ridicule, misant tout sur le facteur chance avant la Draft. Mais pourquoi aller chercher un mec avec du potentiel si derrière on n’en fait rien ?

C’est tout pour cette première édition de l’année du classement des sophomores. Un favori déjà loin devant mais d’autres candidats qui, sans avoir encore le statut de Joel Embiid, frappent déjà à la porte pour peser dans le futur. Un avenir pas si lointain d’ailleurs pour certains d’entre eux.

*Stats au 30/11/2017


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