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Les Bucks s’imposent à Portland : gros taf de Bledsoe et Middleton, on évite la Giannis-dépendance

Bucks pari - Giannis Antetokounmpo Eric Bledsoe Bucks
Source image : NBA League Pass

C’était un peu « le choc » de cette soirée NBA, car les deux franchises qui s’opposaient étaient au coeur de l’actualité. Bucks d’un côté, Blazers de l’autre, finalement ce sont les visiteurs qui ont imposé leur loi (103-91).

N’en déplaise aux Celtics ou aux Sixers, qui eux aussi proposaient une belle affiche du côté de Boston, mais l’absence de Joel Embiid nous empêchait clairement de pouvoir profiter pleinement de cette matchup à la bonne odeur de Division Atlantique. De l’autre côté du pays, par contre, on se frottait les mains en voyant Milwaukee s’aventurer dans l’Oregon. Portland, depuis quelques jours, était en grande forme puisque le roadtrip récent s’était terminé avec 5 victoires pour une seule défaite. Ce qu’il fallait donc voir, c’est si Damian Lillard et ses potes allaient prolonger leur belle ambiance, ou s’ils allaient tomber dans le panneau habituel, celui du « premier match de retour de plusieurs déplacements ». Généralement, les joueurs ont besoin d’un match pour retrouver leurs repères et leur rythme à la casa, alors qu’on the road : t’enchaînes, un point c’est tout. Et bien mauvaise nouvelle pour Terry Stotts, même si le coach des Blazers a pu être fou de rage contre certains calls venant des arbitres (technique sur une contre exceptionnel de Nurkic sur Giannis), ce n’est pas sur une seule séquence que le match s’est joué et sa troupe n’a pas fait le job comme on pouvait le demander. Manque de mouvement de balle, manque de réussite, pourtant sous leur beau maillot rouge les soldats de Portland récupéraient Al-Farouq Aminu et avaient de l’optimisme plein les poches, mais c’était trop ric-rac d’entrée. Et passant l’intégralité de la rencontre à courir après le score, les hôtes ne pouvaient que s’incliner malgré un ultime comeback de dernière minute. Trop tard, trop loin.

Il faut dire qu’en face, c’était pas une petite équipe de Milwaukee qui s’était ramenée en ville. Frustrée par des récentes contre-performances en déplacement justement (Utah, Dallas), les Bucks savaient qu’ils devaient arrêter les conneries et se remettre à jouer sérieusement. L’emporter à Portland ? Une bien belle opération, même si cette franchise a déjà été battue en début de saison et même si elle ne représente pas un futur adversaire en Playoffs. Quand tu viens de tabasser les Kings, c’est sympa mais on demande un résultat de basket, pas du tourisme à Sacramento. Et bonheur pour les fans du Wisconsin, c’est une version complète des Bucks qui se pointait au Moda Center. Complète, dans le sens où la dépendance envers les performances surréalistes de Giannis n’était pas si évidente que cela. Deux grands artisans, Eric Bledsoe et Khris Middleton (51 points en duo), volontaires et inspirés, ce qui permettait notamment au Freak de s’occuper d’autres tâches. Comme celle d’abattre les tentatives de lay-up de CJ McCollum ou Damian Lillard, comme attirer les défenses pour ressortir la gonfle. D’habitude, l’armée de Jason Kidd est pointée du doigt pour sa trop grande dépendance envers le kid d’Athènes, monstre de basket mais qui rend le jeu des Bucks un poil prévisible. Avec ce type de performance collective, Milwaukee prouve et se prouve que tout n’est pas obligé de passer par l’OVNI. Et dans une franchise qui vise justement à grandir, c’est le genre de soirée qu’on retient pour revoir la VHS plus tard dans la saison.

Tiens, justement, qui rentre au bercail et ne pourra pas chier devant son public, comme les Blazers l’ont fait ? Ding dong, Giannis et ses boys. Certes, c’est Sacramento en face, mais les équipes qui mûrissent bien prennent chaque rencontre au sérieux. Préchauffage idéal avant le showdown de lundi… à Boston.

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