Pistons

Monstrueux Andre Drummond, impressionnants Pistons : victoire à Boston derrière le 26-22 du géant !

Dans ce choc de la Conférence Est opposant les Celtics aux Pistons, ce sont les soldats venus tout droit du Michigan qui ont imposé le silence dans les gradins du TD Garden : solide victoire de Detroit (118-108), avec un Andre Drummond… intenable.

On le savait, non seulement historiquement mais statistiquement, l’intérieur aux épaules velues savait se faire plaisir dans la raquette de Boston. No disrespect envers Al Horford ou qui que ce soit d’autre, mais ce n’est clairement pas dans le Massachusetts que quiconque pouvait physiquement rivaliser avec la bête formée à UConn. Et pour l’emporter à Boston ce lundi, il fallait justement que Dédé nous claque un match référence. Son meilleur match en carrière ? Peut-être bien, compte-tenu de la ligne, le contexte et la gueule de l’opposition. Absolument partout, concentré en défense et intenable au rebond, Drummond nous gratifiait même de quelques paniers bien clutch, d’une application décidément séduisante aux lancers (6/8) et un poil de trashtalking en cerise sur le gâteau. Index posé sur les lèvres et pointé vers le ciel, comme une soudaine envie de dire chut aux détracteurs de Boston et à ceux qui ne le voyaient plus capable de réaliser ce type de performance. Tout simplement monstrueux cette nuit, Andre le géant est devenu le premier joueur depuis Wilt Chamberlain en 1967 à caler minimum 25 points, 20 rebonds et 5 passes… dans un match en déplacement. Car oui, Drummond a sacrément rincé sa ligne de stat, jugez plutôt : 26 points, 22 rebonds, 6 passes, 4 interceptions (dont une clutchissime suivie par un dunk avec la faute), 10/12 au tir, que demander de plus ? La fermeture du stade et le manteau présenté aux bonnes femmes, mais sinon… nada. L’ami Andre était au sommet de sa forme, et Boston n’avait pas de quoi résister.

Surtout que la performance, dans l’ensemble, ne se résumait évidemment pas à un seul homme. Comment Drummond aurait-il pu chambrer le public de Boston si Tobias Harris n’avait pas pris feu, comme montré en tout début de saison (31 points et 8 rebonds à 11/16 au tir) ? Comment Drummond aurait-il pu célébrer chaque and-one si Avery Bradley n’avait pas une nouvelle fois inséré les clés de sa bagnole, son téléphone et Kyrie Irving dans les poches de son short ? Ajoutez à cela les 20 précieux points de Reggie Jackson, concentré au finish, et l’apport d’Ish Smith toujours aussi focus, et vous aviez les éléments suffisants pour faire chuter les Celtics à la mez. Pourtant, Boston refusait de lâcher prise et Marcus Smart était le premier à vouloir tenir tête aux boys du Michigan. Mais avec une défense locale absente le temps d’un soir, il était difficile d’envisager quoi que ce soit de sérieux. Les Celtics n’y étaient pas vraiment, et les Pistons étaient au contraire carrément présents. Le plus impressionnant dans cette victoire ? C’est qu’après la désillusion de la branlée infligée par les Cavs à Detroit il y a une semaine, on attendait un vrai résultat des hommes de Stan Van Gundy contre les têtes de gondoles de l’Est. Le voici, le résultat. Le genre de match qu’on regarde plusieurs fois dans la saison, histoire de pointer l’écran du doigt et dire yep, on peut jouer comme ça quand on veut. Non pas qu’on attende de Motown des pourcentages pareils toute la saison, mais au moins la VHS existe désormais. Une win, à Boston, face à des Celtics qui étaient quasi-tous présents, et avec des cadres de Detroit au top de leur concentration. Messieurs, chapeau.

Cleveland met peut-être la pression afin de récupérer son spot tout en haut de l’Est, mais ce ne sont clairement pas les Pistons qui vont quitter leur siège de sitôt. Et si la bande à Drummond a déjà validé quelques beaux succès cette année, on préférera retenir celle-ci : du taf de grand garçon, dans une arène hostile de l’Est. Costauds les boys.

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