Pacers

Le Lance Stephenson qu’on aime, c’est celui qui prend feu dans le money-time : Toronto n’a pas pu résister

Lance Stephenson
Source image : NBA League Pass

Il y a des choses qu’on apprécie dans la vie, et il y a des choses qu’on adore par-dessus tout. Voir Lance Stephenson rentrer dans sa zone et planter des shoots absurdes fait partie de la deuxième catégorie.

Les Pacers en avaient bien besoin, d’ailleurs, pour écarter les Raptors à domicile. Humiliés à New York suite à un run historique réalisé par les Knicks, les copains de Kyle Lowry venaient à Indianapolis pour se reprendre avec sérieux. Et pendant deux quart-temps et demi on pouvait y croire, les Canadiens faisant le nécessaire pour prendre un poil le large sous les assauts de Norman Powell, Fred Van Vleet et leur meneur titulaire. On le savait suite aux rencontres des saisons passées, DeMar DeRozan n’était pas un fan de la première heure du Bankers Life Field House, le salon privatisé de Lance Stephenson. L’arrière All-Star passait d’ailleurs une soirée compliquée, se prenant la tête avec l’arrière des Pacers suite à une bousculade de fin de rencontre. Le genre de provocation qui ne faisait que booster la confiance de Born Ready, pendant que DMDR fumait en loupant la plupart de ses dernières initiatives. Et c’est justement cette différence qui creusait l’écart dans le dernier quart, lorsque le score était encore serré. Lance ? Treize points en plein money-time, des célébrations dont lui seul a le secret et des bombes à distance qui faisaient exploser le public. Profitant justement d’un pépin physique empêchant Victor Oladipo de participer à la fin de la rencontre, la légende new-yorkaise touchait les étoiles avec des prises de décisions aussi couillues qu’efficaces. Et en sortie de match, l’intéressé ponctuait le tout en rappelant qu’il continuerait à shooter, car sa confiance ne chutera jamais. Le Lance qu’on adore, tout simplement.

Et des Pacers qui confirment, mine de rien, dans la discrétion la plus totale. Alors que les Cavs montent en température, les Pistons font le job et Boston est sur un rythme historique, la troupe de l’Indiana est sur une belle petite période elle aussi, cartonnant à domicile comme à l’extérieur. Maintenant vient the test de la mort qui tue, un back-to-back ce soir contre les Celtics. Leader de la Conférence Est, l’ogre vert n’a pas envie de faire les mêmes conneries que les Raptors en craquant au finish. Ce sera un bon test pour les deux équipes, et il y a fort à parier que de nombreux regards seront tournés vers cette rencontre. En ce qui concerne les Raptors ? Well… Difficile de ne pas être déçu par les montagnes russes proposées, Dwane Casey n’arrivant pas à bâtir sur ce qui avait été réalisé jusque là. Ce n’est pas la fin du monde pour Toronto, très loin de là, mais quand tu prends un bouillon à New York et que tu n’arrives pas à terminer les Pacers, ça fait beaucoup. En espérant que le groupe fera mieux par la suite, même avec quelques absents, car taper autant de beau monde pour chier contre des milieux de tableau, ça craint quand on vise un poil plus loin que les demi-finales en Playoffs. On passe l’éponge ? Allez, et en même temps on peut pas faire plus. Rendez-vous au prochain match, avec un poil moins de pleurniches et plus de nasty. Pas très canadien comme comportement, mais clairement nécessaire aujourd’hui.

Et parce qu’un beau weekend ne peut que commencer avec des highlights de Lance Stephenson, voici deux minutes dans la peau d’une légende vivante. Quand il joue comme ça, Born Ready vend du rêve.

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