Warriors

Fallait pas énerver les Warriors : 143 à 94 contre Chicago, dans le jargon on appelle ça un porno

Orphelins de Kevin Durant et Draymond Green, les Warriors se sont ramenés à l’Oracle et n’ont offert que 48 minutes de souffrance aux pauvres Bulls : victoire de 49 points, on appelle ça la réaction du champion.

Oui, les Dubs n’étaient pas au complet pour cette démonstration de supériorité et de jeu collectif. Pour ce qui est du premier, c’est la fameuse cheville tournée à Philadelphie qui était responsable de cette absence. Déjà que Steve Kerr regrettait publiquement d’avoir fait jouer KD à OKC, le coach de Golden State n’hésitait pas une seule seconde en affrontant ses anciens Bulls. Et le deuxième ? Mesure de précaution, tout simplement. Sachant que Draymond est du genre à jouer à 2000% chaque rencontre, il fallait trouver les deux ou trois dates dans la saison durant lesquelles les Warriors pouvaient se balader sans lui. Et se balader, c’est bien ce qui s’est passé ce vendredi, les assassins d’Oakland se promenant sur des carcasses de taureaux avec le smile. Dans le cinq majeur ? Magnifique troll de la part de Kerr, puisque c’est Jordan Bell qui était titularisé, lui qui devait à la base repartir à Chicago lors de la dernière Draft. Manque de pot ou de nez, le management de l’Illinois voyait la pile électrique claquer 6 contres, tout en apportant son énergie folle dans les autres secteurs du jeu. Et en y ajoutant les efforts de Zaza Pachulia, Omri Casspi puis Andre Iguodala, la table était parfaitement installée pour le show des Splash Brothers. Un match 100% réservé à Klay Thompson et Stephen Curry ? Autant sortir les parapluies.

33 points en 27 minutes pour le meneur, 29 points en minutes pour l’arrière, plutôt productifs les types. Il faut dire que le scénario était parfait pour eux, et le second quart-temps allait annoncer la couleur de la fessée pour le reste de la soirée. Rouge ? Encore plus rouge que le maillot des Bulls. Un petit 45 à 21 dans le second quart, suivi par une mi-temps passée la tête dans la cuvette côté Chicago. Normalement, quand tu retournes sur le terrain, tu te dis qu’il y a un peu de marge pour réduire tout ça et faire de cet événement un match de basket, pas un salon de l’érotisme improvisé en début de weekend. Woops, 36 à 13 dans le troisième quart, sortez les baillons-boules, ça pique. Un petit 81 à 34 donc, sur les deux périodes entourant la pause, de quoi transformer la rencontre en moment de détente pour tout le monde. Et allez que je t’envoie Nick Young arroser tout ça, open-bar pour Quinn Cook et Kevon Looney, manquait juste Baron Davis et Adonal Foyle et on était bons. Le score final, anecdotique, permet simplement à Golden State d’effacer gentiment la désillusion de mercredi soir, dans une Chesapeake Arena pleine à craquer. Les Dubs pourront se rattraper, prochainement, mais il faudra surtout prendre cette défaite comme un point de départ pour rappeler à la concurrence qui est le patron. C’est après le revers contre Detroit que la machine de guerre championne en titre s’est relancée, on attend la même pour démarrer décembre avec autorité.

Inutile de préciser que les Bulls, en encaissant 143 points cette nuit, ont pris double-tarif : un validé par le monde du film X, et un validé par les livres de records puisque Chicago n’avait pas pris aussi cher sur un match depuis 1990. Excellent, ce petit porno low budget.

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