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Stephen Curry prend feu, les Nets prennent tarif : 39 points pour le chef et victoire des Dubs à Brooklyn

Il fallait justement prendre le relais, avec un Kevin Durant absent pour cheville douloureuse. L’ailier des Warriors a pu se régaler devant la perf de son meneur, Stephen Curry prenant feu pour écarter les Nets à Brooklyn (118-111).

Et pourtant, ce fût serré au finish. Et pourtant, Steph n’a pas pu terminer la rencontre avec ses copains, le All-Star prenant sa sixième faute devant un public bien content de voir le bourreau enfin sortir. Il faut dire que, sur ses 33 minutes de jeu, Curry avait utilisé le Barclays Center comme sa grande salle de bain personnelle, nettoyant chaque défenseur de Kenny Atkinson comme s’il était seul devant son miroir, coton-tige en main. La veille, à Philadelphie, le sniper avait déjà préchauffé pour 35 pointsMais cette fois, au lieu de laisser Brooklyn mener de près de 20 points à la mi-temps, c’est Golden State qui dictait le ton d’entrée. Calibrés sur le mode 2016 puisqu’orphelins de KD, les visiteurs intégraient Omri Casspi à leur cinq majeur et voyaient donc Curry prendre les choses en main sans laisser aux Nets le temps de se mettre en place. Filoche sur filoche, écran sur écran bien navigué, on retrouvait gentiment la bête d’il y a deux ans, MVP unanime et accessoirement casseur de réseaux sociaux à ses heures perdues. Quelques 22 points à la pause, il y avait de quoi se faire plaisir par la suite. Et c’est d’ailleurs ce que faisait Steph, mais pas forcément dans le meilleur des sens. Perdant un wagon de ballons et prenant la victoire pour acquis, le leader des Dubs ne donnait pas de bon rythme pour son équipe, ce qui permettait notamment aux hôtes d’entamer un furieux comeback. Et paf, en un clignement d’oeil, on se retrouve sur un écart bien serré.

Money-time ambiancé, alors qu’il y avait quasiment 30 pions entre les deux équipes en sortie de mi-temps ? Bravo Golden State. Cependant, on pouvait s’attendre à cette sorte de lassitude du champion, le boulot ayant été majoritairement fait sur la première période. Sans véritable puissance de feu offensive hormis Allen Crabbe et Spencer Dinwiddie, que pouvait faire Brooklyn ? Et bien justement, le duo s’est mis à envoyer de la perle avec Rondae Hollis-Jefferson, le public encore présent sentant que le finish serait intéressant. Autant dire qu’à la sixième faute de Curry, sur un passage en force faisant exploser les fans du Barclays, il y avait de quoi se frotter les mains. Sauf que c’était mal compter sur une équipe de Golden State qui a déjà quasiment tout traversé, les anciens finissant le job comme des grands. Pas de Steph ? Pas de problème. Défense suffocante, exécution scientifique avec un Klay Thompson dans le rôle du finisher, c’est Andre Iguodala et Shaun Livingston qui envoyaient des calma calma à leur meneur en gérant le business sans trembler. Résultat final, victoire des Dubs et beau petit passage par la division Atlantique, avant de se reposer trois jours du côté… d’Oklahoma City. Il faudra d’ailleurs probablement un Curry aussi infernal pour taper la bande à Westbrook, car à l’heure actuelle, la présence de KD à ce match est clairement remise en question.

39 points à 14/24 au tir, avec 11 rebonds et 7 passes, du matos de 2016 tout ça. Maintenant, c’est bien sympa de taper les Nets et les Sixers, mais un steak XXL attend le meneur des Warriors. Se rendre chez Russell Westbrook et faire la même, il y a challenge : la bonne nouvelle, c’est qu’il a déjà montré être capable d’être historique à la Chesapeake Arena…

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