Lakers

Lonzo Ball s’offre un deuxième triple-double, et la victoire qui va avec : 11 points, 16 rebonds, 11 passes !

On peut dire ce qu’on veut sur Lonzo Ball et son shoot particulièrement dégueulasse, mais le garçon en a dans le crâne. En plein milieu de l’actu et face à des Nuggets en visite à Los Angeles, le meneur des Lakers a claqué son second triple-double en carrière pour la victoire des siens (127-109).

Peu nombreux sont ceux qui pourraient tenir face à une telle pression, que ce soit sur comme en dehors des terrains. Sur les terrains ? Le doute s’était installé depuis quelques temps, les pourcentages de Lonzo au shoot devenant le sujet de discussion numéro 1 sur les playgrounds de Los Angeles. Une histoire de mental, rabâchait le phénomène, sauf que dans une NBA où chaque mouvement est scruté au millimètre près, l’impatience commençait à pointer son nez. Et en dehors des terrains ? Que dire, si ce n’est que son père LaVar et le président américain Donald Trump en venaient à se chamailler par décisions interposées, concernant l’affaire LiAngelo Ball et ses mains baladeuses en Chine. Il n’y avait donc pas de quoi garder le sourire H24 dans le paysage de Lonzo, mais ça, ce serait mal connaître le bonhomme. Constamment confiant, comprenant le processus que demande son intégration à la Ligue, le meneur gardait le regard fixe et voulait simplement qu’un entre-deux prenne place. Que le match suivant démarre, afin d’obtenir une nouvelle balle dans son chargeur. Histoire de se rattraper, montrer l’étendue de son talent, les progrès quotidiens et un bout de caractère également. Ce que fit Lonzo ce dimanche, contre des Nuggets particulièrement désespérants. Profitant parfaitement de l’indiscipline des visiteurs, Ball montrait la version attendue de son talent.

Bien évidemment, il n’était pas seul dans son projet, Julius Randle claquant un très gros match en sortie de banc (24 points à 11/18 au tir), Kyle Kuzma continuant à faire ronronner les habitants de la cité des anges, Jordan Clarkson apportant son push aux côtés de Julius et Brook Lopez arrondissant le tout à distance. Bonheur pour Luke Walton, pour une fois ses joueurs acceptaient de rentrer leurs tirs extérieurs, les Lakers plantant 12 de leurs 32 tentatives derrière l’arc. Ce qui n’est pas historique, loin de là, mais ceux qui ont suivi le début de saison des angelinos savent qu’on rentre limite dans cette catégorie tant certaines rencontres ont fait peur au tir à distance. Et si certains copains pouvaient artiller avec joie ? C’est aussi car leur meneur avait les deux pieds sur l’accélérateur, prêt à pousser et à agresser la défense de Denver. Du Lonzo comme on aime, comme on veut voir plus souvent, bolide de coast-to-coast et rebondeur au nez fin. Un effort permanent, qui permettait à ses tirs loupés de ne plus se retrouver au centre des débats. Au lieu de ça, au lieu de son père, au lieu de sa coupe de cheveux ou le dernier plat qu’il a mangé, le phénomène des Lakers a remis le principal à sa place : ses performances. Et avec un second triple-double dans sa jeune carrière, Ball a permis à tout Los Angeles de démarrer la semaine sur une note prometteuse. Seul rookie avec Magic Johnson à proposer plusieurs triple-doubles chez les Lakers, plus gros total de rebonds pour un meneur rookie depuis un certain Stevie Francis, ajoutez à ça le fait qu’il suive son premier TD il y a 8 jours avec cette perle et vous avez un process qui monte petit à petit en température. Le tout, pour la gagne, et c’est ça le plus important.

Car pour son premier triple-double en carrière, le plus précoce de l’histoire, Lonzo Ball avait secoué sa tête en disant que cela ne valait pas grand chose dans une défaite. Cette fois, le meneur a assuré la gagne, écarté de la main les nuisances extérieures, et rappelé que la suite allait être excitante. Merci, ça fait du bien de remettre le basket sur son juste trône.

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