Raptors

C’est l’heure de cartonner pour Toronto : menu pour enfant jusqu’à Noël, bilan impeccable demandé

Une quatrième victoire de suite hier soir face aux Wizards, le principal a été géré à Toronto par des Raptors en rythme. Mais si taper Washington sans John Wall est notable, gérer les cinq prochaines semaines de compétition le sera encore plus.

Un DeMar DeRozan inarrêtable, un Pascal Siakam déterminant, le banc qui d’une manière générale fait des siennes, il fallait bien cela et un craquage des visiteurs au finish pour que la belle série des Raptors se poursuive. Aujourd’hui, ce sont quatre victoires consécutives qui sont validées, de quoi donner le sourire aux Canadiens en ce début de semaine. Mais ce qui pourrait encore plus émoustiller ces derniers ? C’est le programme de fin d’année, avec un mois de décembre à l’image de Noël : cadeau, si Toronto ne fait pas de conneries. Certes, sur le papier, ce sont 11 des 18 prochains matchs qui seront joués en dehors des terres de Garou, mais ce n’est certainement pas la gueule des adversaires qui va faire trembler qui que ce soit. Jugez plutôt : deux fois Sacramento, deux fois Phoenix, deux fois Atlanta, deux fois Indiana, Brooklyn, Dallas, le tout avec deux fois Charlotte et des Sixers abordables, bonjour le potentiel run collectif. Et c’est justement là que les Raptors auront des messages à envoyer. Car s’il y a bien une troupe qui a pu frustrer par son irrégularité, c’est elle. Capable d’écarter les Rockets mais de chier à Boston sans que Kyrie Irving ne soit là, capable de s’imposer à Utah avant de perdre contre des Wizards privés de John Wall, plusieurs visages ont été montrés par les potes de Kyle Lowry. La meilleure façon de se gaver au classement général, c’est en tapant les petites équipes rassemblées au menu.

Couverture

Et vu que 2018 offrira un tout autre type d’ambiance, il est évident que les Raptors devront profiter de ce run pour créer des bases prometteuses pour la suite. Par exemple ? Au-delà du jeu, les rotations intérieures, qui laissent encore quelques doutes lorsqu’on se penche sur notre ami Dwane Casey. Et quand on parle de doutes, on parle surtout d’incohérence quant à la distribution du temps de jeu. Valanciunas est par exemple passé de 29 à 17 minutes sur un espace de deux semaines, Poeltl de 4 à 19 minutes, Siakam de 13 à 34 et Nogueira de 19 à 3. Alors évidemment, chaque matchup propose ses ajustements, et nombreux sont les éléments (comme les fautes et les blessures) qui peuvent bousculer les soirées de chacun. Sauf qu’à l’heure actuelle, et après en avoir longuement discuté pendant l’été, difficile de pouvoir poser la question suivante en ayant une réponse automatique : quelles sont les rotations intérieures de Toronto ? Ibaka et Valanciunas ont beau être starters, ce n’est pas une assurance tout risque quand on voit l’accordéon des performances. Et l’apport des jeunes, bien qu’imprévisible, devrait tenter un coaching staff encore dans l’interrogation. Voilà à quoi pourrait, par exemple, servir ce run de fin d’automne. Permettre non seulement aux titulaires de continuer leur moisson avec le développement des petits, mais aussi définir un vrai système sous les arceaux. Si Jonas est dans le cinq majeur, qu’il obtienne un vrai temps de jeu. Si Siakam est envoyé dans la fournaise, qu’il le sache plusieurs fois par semaine. Car rien de plus chiant, pour un joueur et donc un groupe, que de ne pas avoir de base numérique sur laquelle se poser. Et aussi enthousiastes que sont les dinso, il faudra cette discipline stratégique pour mieux avancer.

Il n’y a pas beaucoup d’équipes possédant de calendrier plus chouette que celui de Toronto en cette fin d’année 2017. Que les Raptors en profitent pleinement, sous peine de regarder dans le rétro et se demander s’ils n’auraient pas dû utiliser ce temps précieux d’une meilleure façon. Casey, à toi les clés.

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