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Malgré une attaque sous leurs standards, les Spurs continuent à gagner : vite vite, Kawhi et Tony

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Source image : YouTube

Un, deux, trois, quatre, cinq victoires sur les six derniers matchs, les Spurs respirent après un roadtrip de fin-octobre plutôt violent. San Antonio en profite, mais ce moment de repos sera-t-il de longue ou de courte durée ?

Tant que Gregg Popovich sera en place, sur son banc, prêt à désosser des adversaires, la franchise texane continuera à enfiler les victoires comme des perles sur un collier. C’est comme ça, et depuis bien longtemps. La capacité d’ajustement du coach légendaire est largement au-dessus de la concurrence, ce qui permet à Pop d’utiliser ses joueurs comme des pions sur un échiquier et de remporter ses parties avec régularité. Là-dessus, aucune crainte à avoir. Cependant, depuis maintenant un mois, l’épisode Kawhi Leonard prend une place vraiment frustrante dans le paysage global, comme une vilaine écharde sous le pied qu’on n’arrive pas à retirer. Certes, LaMarcus Aldridge fait son job, Dejounte Murray alterne entre le top et le moins top, Rudy Gay s’intègre et Manu Ginobili nous rappelle qu’il a 20 ans depuis 20 ans, mais est-ce assez pour tenir sur la longueur ? Non, clairement pas. Du renfort, San Antonio en a besoin de façon imminente, car même si la devanture indiquera « 5 victoires en 6 matchs », la gueule des concurrents et surtout la base offensive sur laquelle les Spurs sont partis ne seront pas – pour le moment – des axes très rassurants. Il y a donc de quoi sourire aujourd’hui dans la cité texane, mais bien des choses doivent s’améliorer et ne pourront se faire qu’en présence d’un groupe au complet, sur deux jambes.

  • Efficacité offensive : 13ème de la Ligue (7ème l’an dernier)
  • Pourcentage à trois points : 6ème de la Ligue (1er l’an dernier)
  • Passes décisives : 7ème de la Ligue (5ème l’an dernier)
  • Efficacité globale des tirs choisis : 19ème de la Ligue (10ème l’an dernier)
  • Efficacité globale des pourcentages au tir : 21ème de la Ligue (9ème l’an dernier)

Rien d’affolant, sur le papier. Et surtout, on pourrait fouiller pendant des heures dans les statistiques avancées qu’on trouverait toujours un détail indiquant le contraire. Sauf que l’oeil ne ment pas, et sur le terrain, l’attaque des Spurs est bien un poil en dessous. Pour tout un tas de raisons, d’ailleurs, qui sont assez rationnelles. Avec un LaMarcus Aldridge davantage responsabilisé, le niveau de prévisibilité a augmenté et il est plus « facile » de défendre sur les Spurs. Ce qui ne constitue en rien un tacle envers LMA, simplement une réalité chez des adversaires qui sont bien contents de ne pas avoir à galoper derrière un mouvement de balle précis. Et c’est là, notamment, que l’absence de Tony Parker et Kawhi Leonard se ressent. On parle quand même concrètement des deux joueurs les plus efficaces de l’effectif sur pénétration, en attendant l’évolution de Dejounte. Du coup, comment créer des décalages permanents, lorsque Danny Green et Patty Mills doivent sortir de leur jeu naturel, Manu Ginobili doit se démener et les nouveaux attendent de leur côté ? Si l’attaque a repris des couleurs depuis quelques jours, elle a surtout affronté des défenses morbides dont il fallait profiter. Mais avant de jouer des cadors comme les Wolves ou le Thunder cette semaine, il va falloir observer cette attaque de San Antonio et voir comment va-t-elle continuer sans deux de ses cadres. Deux joueurs qui pénètrent, distribuent, improvisent et permettent aux Spurs d’être imprévisibles.

La défense des Spurs reste la même, suffocante, collective, appliquée, du soir au matin. Cependant, l’attaque vit un vrai automne compliqué sans Leonard ni Parker, le tout sous une nouvelle responsabilisation d’Aladridge. Survivre sera bien, aller plus loin sera compliqué. On attend les deux blessés, avec impatience.

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