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Les Clippers encaissent leur sixième défaite d’affilée : état d’urgence à Lob City

Clippers -

C’est quoi le diagnostic Doc ?

Source image : Youtube / @NBCSSixers

Au sortir de leur victoire contre les Mavericks le 1er novembre dernier, les Clippers paraissaient bien installés dans le haut de la Conférence Ouest avec un bilan prometteur de cinq succès pour seulement deux revers. Depuis, Blake Griffin et sa clique n’ont fait que perdre, six fois de suite exactement. Rien ne va plus donc du côté de Lob City et même si les blessures sont venues pourrir une entame de saison plutôt réussie, les raisons de s’inquiéter existent.

Défaite à la maison contre les Grizzlies et le Heat, puis trois défaites à l’extérieur chez les Spurs, le Thunder et les Pelicans pour revenir à domicile donc et perdre la nuit dernière contre des Sixers emmenés par une triplette Joel Embiid – Ben Simmons – Robert Covington très en forme. Ce sont quelques huées que nous avons entendues au Staples Center hier après le buzzer final…  Six à la suite, six défaites qui font mal, laissant les Clippers avec un bilan de cinq victoires pour huit défaites et une place dans le bas du classement de l’Ouest, derrière les Lakers notamment. La défense paraissait pouvoir tenir la marée mais elle vient d’encaisser presque 113 points de moyenne (112,8 précisément) sur les six derniers matchs. OUCH, comme on dit. Les Spurs et le Thunder se sont fait très plaisir par exemple avec 120 pions chacun sur la tête des Clippers les 7 et 10 novembre derniers. C’est d’autant plus préjudiciable que l’attaque de hommes du père d’Austin reste très correcte et plutôt prolifique (un peu plus de 105 points de moyenne sur ces six défaites) grâce notamment au duo Blake Griffin – Lou Williams. Mais il est impossible d’espérer quoi que ce soit de sérieux en NBA quand on encaisse autant. Rien ne va plus on vous dit ! Les Clippers n’auraient-ils fait illusion que sur quelques matchs ? Seraient-ils déjà en train de montrer certaines limites de leur roster ? Ces questions peuvent se poser mais il est encore bien trop tôt pour y répondre avec certitude.

Car il faut reconnaître que les blessures de Milos Teodosic (pied), Danilo Gallinari (hanche) et Patrick Beverley (genou) ont grandement diminué la qualité du groupe, rétrécissant dangereusement le champs des options de rotations à la disposition de Doc Rivers. Le génial meneur serbe n’est pas près de revenir à cause de ses soucis au pied. Mais l’ailier italien et monsieur Pat Barbelés ne vont pas tarder à pouvoir de nouveau fouler les parquets. Et ça va faire le plus grand bien ! Déjà, cela va permettre à Wesley Johnson et surtout Sindarius Thornwell de retrouver leurs spots en sortie de banc et des temps de jeu plus adéquats par rapport à ce qu’ils sont capables d’apporter. Ceci vaut surtout pour le rookie Thornwell qui s’est retrouvé dans le cinq majeur depuis trois matchs. Le bonhomme n’est pas inintéressant mais doit clairement se faire les dents en back-up dans un premier temps, si tant est qu’il puisse prétendre à autre chose plus tard. Ensuite, ces retours vont permettre au Doc de retrouver un peu de profondeur de banc et de ne pas trop avoir à s’appuyer sur son fils pour produire du jeu. On le sait, Coach Rivers n’est pas un maître tacticien comme Spoelsta, Popovich ou Stevens lorsqu’il s’agit d’improviser avec un groupe restreint. Il est un meneur d’hommes, capable de motiver son effectif mais cela ne suffit pas. Enfin, ces retours devraient faire le plus grand bien à Blake Griffin. Après un très gros début de saison, le rouquin volant a du mal depuis quelques matchs. Il est bien défendu et peine à scorer avec des pourcentages honnêtes. Le fait d’avoir Gallo à ses côtés sur les ailes ne peut que lui libérer des espaces et obliger les défenses à faire des choix.

Toujours est-il qu’on ne peut pas tout mettre sur le compte des blessures. Les Clippers vont avoir besoin d’un Blake Griffin plus constant et d’un jeu bien mieux équilibré s’ils veulent réussir leur “après Chris Paul”. Eh oui, c’est aussi dans ces moments-là qu’on voit à quel point CP3 est un gestionnaire fabuleux, à quel point il peut permettre à son équipe de gagner même quand les circonstances ne sont pas favorables. Mais c’est ainsi et les Clipp’s doivent faire avec, ou plutôt sans. D’autant plus que le programme qui les attend prochainement n’est pas de tout repos puisque que le Doc et sa troupe seront en déplacement pour les cinq matchs à venir. Un road-trip de quatre rencontres à l’Est : à Cleveland, à Charlotte, à New York et à Atlanta. Puis un retour en Californie, à Sacramento. Rien d’insurmontable mais rien d’évident non plus quand on voit le niveau de jeu actuel de l’équipe.

Les Clippers n’ont pas le choix : ils doivent faire front et progresser tout de suite en tant que groupe. S’ils n’y parviennent pas, ils vont au devant de grosses déconvenues (un peu comme Robert Pirès s’il n’avait pas musclé son jeu). Voyons déjà ce que ça donne avec les retours des blessés mais l’inquiétude est réelle. Les deux semaines qui arrivent sont cruciales.


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