Cavaliers

Les Cavs réalisent le comeback de la nuit à New York : 23 points de retard, de la compote pour LeBron

Match épique au Madison Square Garden cette nuit, finish royal en plein New York. Menés de 23 points, les Cavs sont revenus à fond la caisse pour l’emporter (104-101), derrière l’accélération de LeBron James et Kyle Korver : c’était moins une…!

Dieu que ce fût compliqué pour le King. Et pas que dans le jeu, ou dans la taille du challenge au niveau du score séparant les deux équipes. On connaissait le contexte bouillant suite aux déclarations de James ce weekend, la Knicks Nation attendait le cyborg avec les couteaux aiguisés, ce qui se ressentait d’ailleurs dans les présentations des joueurs puisque LBJ avait droit à sa dose de huées. Une pichenette pour un monstre comme lui, sauf qu’ajoutée à un peu de trashtalking et de jeu physique, la cafetière déborda pour le leader des Cavs et son équipe. Chest bump sur Ntilikina, le Français ne recule pas et repousse trois fois LeBron, sous l’ovation d’un public sous le charme. Vient alors Enes Kanter en renfort. Le Turc, qui n’est jamais le dernier pour sortir les gros bras, se retrouve nez à nez avec le roi pendant que Frank joue la carte évidente de l’innocent. C’est à partir de ce moment-là que le match va basculer dans l’irréel, dans de la science-fiction, dans du cinéma. Et quel meilleur acteur que ce bon LBJ de nos jours, lui qui accepte tous les rôles et les défis avec les siens ? Suite à cette altercation, les Knicks prennent feu et plus de 15 points d’avance. Un écart confortable, qui se maintiendra pendant longtemps, bien longtemps. Jusqu’au quatrième quart-temps, finalement.

Car dans l’ultime période, sans paniquer, les Cavs feront appel à leur arme fatale en sortie de banc. Kyle Korver, totalement possédé en plein MSG, claquant ficelle sur ficelle pour permettre aux siens de revenir dans la partie (21 points au total). Pour lui servir le thé et les ballons ? LeBron répond, lisant la défense adverse pour mieux la sanctionner. Bien aidé par le coup de chaud d’Ashton Kutcher, James décide alors d’activer le mode ultra-beast de mi-mai, qui prend la rencontre à son compte personnel. Défense suffocante sur Kristaps Porzingis, and-one musclé sur Jarrett Jack, l’écart se réduit et on commence à ranger les trompettes pour sortir les flûtes traversières dans les rangées du MSG. Le King est dans la place, et le Garden est son jardin personnel. Ni une ni deux, ce qui était une avance de 23 points devient un match à égalité, et les tristes lancers loupés par Porzingod sont des joues tendues pour un LeBron ayant sorti le talc. Isolation à 90 secondes de la fin sur le phénomène des Knicks, James prend son temps, dirige sa proie et prend un trois-points qu’il plante en plein coeur des habitants de New York. He did it again ! Le pas de danse est voulu, la puissance est indéfendable. Loin d’avoir été doués sur ce match, les Cavs assomment les joueurs de Jeff Hornacek sur un dernier quart monumental (43-25), avec LeBron aux commandes des opérations. Après tout le blabla effectué, il fallait bien assumer comme un champion. Ce que LBJ a fait, en rappelant aux fans des Knicks qui restait le patron dans la Grosse Pomme. Le roi est fort, vive le roi.

Combatifs jusqu’au bout, mais rattrapés par leur manque de discipline et une sale maladresse au finish, les Knicks s’inclinent face à des Cavs plus expérimentés et remontés à bloc. Une victoire de justesse pour LeBron et ses potes, en remerciant Kyle Korver pour son coup de chaud : il fallait bien ça pour que James assassine une nouvelle fois la franchise de New York.

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2 Commentaires

2 Comments

  1. Rodzilla

    14 novembre 2017 à 5 h 38 min at 5 h 38 min

    Des Knicks qui regardent un effectif aussi talentueux droit dans les yeux, malgré un KP en manque criant de réussite… On peut dire ce que l’on veut, mais NY dispose d’une équipe avec un début de talent qui ne demande qu’à se développer, une camaraderie et une âme (le truc que Carmelo avait vendu à Satan pour payer des Cheerios à La La).

    Victoire à la Pyrrhus pour des Cavs pas rassurés (#Zambla), défaite riche d’enseignements pour Gotham. La troisième bannière arrive lentement mais sûrement.

    • WeLoveAnthonyDavis

      14 novembre 2017 à 15 h 16 min at 15 h 16 min

      Ouai enfin, a peu près toutes les équipes qui jouent les Cavaliers en ce début de saison les regarde dans les yeux hein…

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