Blazers

Damian Lillard décapite les Lakers avec sa signature : Dame time, posage de couilles, tir de la gagne !

Les enfants aiment les bonbons, les Français aiment le pain, deux et deux font quatre, et Damian Lillard est intenable dans le money-time : le meneur des Blazers a tué les Lakers au finish, dans la victoire des siens ce jeudi (113-110).

Il s’en souvenait tellement bien qu’il en parlait avec encore un poil de frustration en sortie de match. Certes content d’avoir remporté ce duel avec les Lakers, Lillard ne pouvait s’empêcher de repenser à la fin de match de la veille, à Utah. Une session clutch qu’il espérait valider comme si souvent, avec la gagne et un visage de statue, fier de son propre massacre. Sauf qu’après une première tentative de panier de la gagne, Dame devait voir Rudy Gobert égaliser puis contrer son tir de la victoire, un cas rarissime dans la carrière d’un joueur si régulier dans le money-time. Battus en prolongation, les Blazers étaient donc… blasés, et devaient vite rentrer à la maison pour y affronter les Lakers. Une jeune équipe que Luke Walton voulait challenger, en les poussant à aller surprendre Portland chez eux. Un plan assez bien entamé puisque tout au long de la partie, Brook Lopez, Brandon Ingram et Kyle Kuzma faisaient le job. Si bien que Jusuf Nurkic et ses potes prenaient un peu trop les visiteurs de haut, et se retrouvaient soudainement dans une nouvelle fin de match irrespirable. Décidément, les fans de Portland sont gâtés en émotions. Sauf qu’il fallait rendre celles-ci positives, plutôt qu’enfoncer l’amertume de la veille. D’abord poussés par des premiers paniers importants de leur meneur, les Blazers se voyaient plutôt peinards, pensant que les Lakers s’écrouleraient. Faux, sur un système joliment dessiné, c’est Kentavious Caldwell-Pope qui arme son shoot et transperce les filets locaux : égalisation à 110 partout, balle dans les mains de Portland.

Ou plutôt… dans les mains de Lillard. On ne va pas se mentir, dans ce genre de situation, l’animal est assez dévastateur. Les supporters du Jazz le savaient d’ailleurs très bien, qu’ils avaient échappé à la sanction habituelle. Laquelle ? Celle que le numéro 0 imposera à de pauvres Lakers obligés de subit le sang-froid du bonhomme. Retrouvé en isolation avec Ingram sur la caboche, Damian règle sa montre et sait qu’il ne doit pas laisser passer sa chance. Qu’il doit effacer la frustration du mercredi avec un chef d’oeuvre le jeudi. L’horloge s’écoule, le dribble est posé, bizarrement les soldats de Luke Walton refusent de doubler en défense sur le bonhomme. Erreur fatale ? Erreur fatale. En signature move de base, Lillard stoppe son dribble, réalise un side-step sur le côté droit afin d’éviter les bras interminables d’Ingram, et fait tomber la guillotine. Tchaf, filoche mon Patoche, public qui explose, le Dame time a encore sonné ! En laissant asse de temps aux visiteurs pour égaliser, le franchise player des Blazers n’est peut-être pas parfait, mais l’ultime tentative adverse échoue et Portland s’impose. Ouf de soulagement, cette fois les garçons de l’Oregon n’ont pas craqué. Et Lillard, dans ses efforts plein de sérénité, a enfin été récompensé. Une victoire qu’il fallait valider pour ne pas vivre un back-to-back cauchemardesque.

Le doigt pointé sur le poignet, le public du Moda Center hurlant devant tant de confiance et de libération, Damian Lillard délivre les siens avec ce shoot en mode gros posage de couilles sur la Californie. Y’a pas à chier 200 ans autour du pot, quand le type a la possibilité de tuer son adversaire, il vise rarement à côté.

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