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Petite mixtape de James Harden à New York : 31 points et 9 passes pour le barbu, victoire de Houston

Ce n’était ni le match de l’année, ni la performance du siècle. Mais après deux défaites de suite et un déplacement à New York à gérer, James Harden a mené ses Rockets vers une solide victoire face aux Knicks cette nuit (119-97).

Battus à Memphis et piégés à domicile face aux Sixers, les copains de Houston n’avaient pas vraiment le choix. Il fallait relancer la machine, se rassurer en déplacement, aller à New York en déployant une vraie bonne attitude, et montrer qui est le patron, en quelque sorte. En face, il faut dire que les Knicks n’étaient pas stressés par l’enjeu sur le papier, eux qui restaient sur quelques beaux succès consécutifs et le tout sous les éclairs d’un Kristaps Porzingis intenable. Quasiment inhumain ces derniers jours, le Letton a finalement été gentiment invité à redescendre sur Terre pour rejoindre ses semblables, offrant sa première vraie performance douteuse depuis la défaite de New York à Boston. Bien défendu par Houston, mais surtout crevé par le marathon de 5 jours qu’il venait d’offrir, Porzingod n’était pas dans son assiette. Pire encore, il était dans celle des Rockets, qui punissaient les Knicks à coup de trois-points faisant filoche et de jeu en transition qui crevait l’armée de Jeff Hornacek. Pourtant, Tim Hardaway Jr faisait sa partie du job, Enes Kanter aussi. Mais face à une équipe comme Houston qui peut planter 100 points en dormant, se retrouver avec un Porzingis froid peut vite mener à un blowout. Et blowout ce fût, les Rockets menant la rencontre à partir du second quart-temps, en déroulant leur jeu, sans paniquer. La bonne nouvelle pour Mike D’Antoni et ses snipers, c’est que l’adresse est revenue avec 19 tirs à trois points rentrés, clairement dans les standards préférés du coach de Houston. Maintenant, il faudra confirmer, son leader en premier.

Car si James Harden a été particulièrement bien défendu, une séquence pleine d’audace signée Frank Ntilikina en fin de troisième quart-temps faisait lever quelques fans heureux de voir quelqu’un tenir tête au barbu, le All-Star a tout de même retrouvé un modjo qu’on lui connaît bien. Non pas que James fût contre-nature lors des derniers matchs, mais il y avait un certain manque d’agressivité dans ses performances, son envie de poser clairement son torse sur son adversaire et lui faire comprendre qu’il n’y aura pas d’autre issue qu’une défaite à la maison. En plantant 19 de ses 31 points dans le troisième quart (garbage time dans le quatrième), le gaucher a écrasé à lui seul les espoirs des Knicks, eux qui voulaient prolonger leur récente bonne phase. Symbole statistique de cette performance rassurante pour les fans de Houston ? Premier match à plus de 30 points pour Barbudo cette saison. Avant cela, James était plutôt resté sur de la mise en place, de la recherche de rythme, de l’adaptation aux absences comme aux intégrations. Sauf que les Rockets avaient clairement besoin du Harden qu’on connaît, et il s’est offert un début de “comeback” ce mercredi. Maintenant, il faudra confirmer. Notamment à Atlanta, puis ensuite à la maison avec des victoires à valider fermement. Pour ce faire, il faudra être bien plus propre (11 tirs loupés à distance, 7 balles perdues), mais continuer à vouloir mener la charge comme un grand. Le temps que Chris Paul revienne, le temps que le classement se tasse, le temps que la machine texane se remette gentiment en place.

C’est avec un James Harden agressif et volontaire dans la création que les Rockets sont infernaux à jouer. Alternant entre l’hésitation et l’envie de bien faire, le franchise player de Houston a fait ce qu’il devait faire cette nuit. Next, en attendant encore mieux la prochaine fois.

Cadeau, en gros chauvins que nous sommes

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