MIP Rankings

Meilleure Progression de l’Année 2017-18 : Kristaps Porzingis annonce la couleur, on tient déjà notre favori

Kristaps Porzingis

YOUPORZ.

source image : youtube

C’est reparti pour un tour. MVP, 6th Man of the year, COY, ROY, DPOY et donc MIP, chaque saison la NBA récompense ses héros et les honore d’ailleurs depuis cette année lors d’une seule et même cérémonie à la fin du mois de juin. Premier round d’une saison qui s’annonce folle, nous parcourons aujourd’hui la liste de ceux qui ont déjà posé leur blase dans la course au trophée de MIP. Let’s go.

Stats arrêtées au 31 octobre.

Place Joueur Bilan du mois

10°

Chandler Parsons
Chandler Parsons

Petit troll pour commencer, mais moitié de troll tout de même. Tout d’abord conspué par une partie de son propre public (l’autre moitié préférait se foutre de sa gueule), Chandler Parsons nous a fait vivre samedi passé une soirée un peu psychédélique. 24 puntos sortis de nulle part, un 6/8 du parking de l’hosto comme pour envoyer ce message : non je ne mérite pas autant d’argent mais oui je suis de retour et je vais le prendre quand même. Qu’on se le dise, Chandler Parsons ne sera évidemment pas MIP cette année mais il était utile de remettre son blase et sa bouille en haut de l’affiche, histoire tout de même de rendre hommage à un type qui en a surtout bien chié ces deux dernières années. Car s’il existait un trophée d’anti-MIP, CP serait probablement double-vainqueur en titre. Un temps qui semble aujourd’hui oublié, en tout cas c’est tout ce qu’on lui souhaite.

Stats 2016/17 : 6,2 points à 33,8% au tir, 2,5 rebonds et 1,6 passe

Stats 2017/18 : 9,2 points à 55,9% au tir, 2,5 rebonds et 0,8 passe

Steven Adams
Steven Adams

Si Russell Westbrook est dans ses standards inhumains et que Paul George ou Carmelo Anthony s’adaptent tout doucement à leurs nouvelles couleurs, le principal gagnant de l’été du Thunder porte peut-être bien une grosse stache-mou. Profitant des énormes espaces créés par ses trois illustres teammates, le pivot néo-zède s’éclate et bénéficie à 200% des caviars de son pote meneur. Les passes de RW converties en paniers faciles, les sauciflards de Roberson transformés en rebonds offensifs, Steven s’éclate dans ce Thunder new generation et les statistiques s’en ressentent. Adepte du pick’n roll d’école et des moves tout en virilité dessous, le guerrier ne rate quasiment rien et profite du focus fait sur le Big Three pour enfiler des perles comme jamais. Un Big Three transformé depuis deux semaines en Big Four, et le Thunder va très vite devenir infernal si le sosie officiel de Freddie Mercury continue d’évoluer à ce niveau. Allez, kamaté.

Stats 2016/17 : 11,3 points à 57,1% au tir, 7,7 rebonds et 1 contre

Stats 2017/18 : 14,5 points à 67,9% au tir, 8,3 rebonds et 1,5 contre

Rodney Hood
Rodney Hood

Il fait partie de ceux que l’on attendait le plus cette saison, certains mecs de la rédac en avaient même fait leur favori dans la course au trophée de MIP. Passé la petite frayeur d’une blessure finalement bénigne, Rodney Capuche a finalement entamé sa saison comme on l’espérait, dans la peau d’un leader. On ne parle pas encore de franchise player mais d’un mec qui assume être le meilleur scoreur de son équipe, poussant même le bouchon jusqu’à augmenter son niveau de jeu et ses stats tout en jouant… moins que la saison passée. Désormais aux côtés d’un meneur distributeur capable de lui lâcher de vrais ballons, Rod n’est plus obligé de se créer son tir tout seul et l’adresse s’en ressent puisqu’il n’est pas si loin finalement du fameux club des 50/40/90. Attention aux chiffres parfois surévalués des débuts de saison mais quelque chose nous dit que l’arrière du Jazz pourrait nous sortir une grande saison.

Stats 2016/17 : 12,7 points à 40,8% au tir dont 37,1% du parking en 27 minutes

Stats 2017/18 : 17,2 points à 49,2% au tir dont 45,5% du parking en 26,8 minutes

Otto Porter Jr.
Otto Porter

Déjà dans la course au MIP la saison passée, Otto Porter s’était sacrifié individuellement pour un collectif qui progresse et pour ses deux leaders du backcourt. Bonne nouvelle pour les fans des Wizards, l’ailier à tout faire a compris qu’il était possible de concilier les deux. Désormais à la tête d’un beau butin, l’Autoporteur de la capitale profite depuis le début de saison de l’absence de Markieff Morris pour être à la fois le titulaire du poste 3… et du poste 4. Intenable en défense grâce à de longs bras qui lui permettent de voler quasiment trois ballons par match, Otto l’est également en attaque et il demeure l’un de ces mecs capables d’exploser un peu n’importe quand (28 points face aux Pistons, 29 face à GS). Passé de 13,4 à presque 19 unités de moyenne, il sera à n’en pas douter parmi ceux dont on parlera dans quelques mois lorsqu’il faudra élire le joueur ayant le plus step up. Et s’il existe quelques énergumènes devant lui, le podium ne devrait pas être très loin en avril.

Stats 2016/17 : 13,4 points à 51,6% au tir dont 43,4% du parking, 6,4 rebonds, 1,5 passe, 1,5 steal et 0,5 contre

Stats 2017/18 : 18,7 points à 55,7% au tir dont 51,7% du parking, 7,5 rebonds, 2 passes, 2,7 steals et 0,8 contre

D’Angelo Russell
D'Angelo Russell

On l’a beaucoup raillé, peut-être un peu trop, mais il l’avait parfois mérité. L’histoire est désormais ancienne et bien au fond dans le rétro puisque si D-Lo ne compte que deux saisons NBA dans les pattes, le nouveau meneur des Nets s’est déjà installé parmi les joueurs qui comptent dans la Ligue. Le bonheur des uns peut faire le malheur des autres et la blessure de Jeremy Lin l’a ainsi précipité de ce fait seul dépositaire du jeu de ces bien sexys Nets et candidat logique à l’award de la meilleure progression. Contrairement à quelques uns des hommes dans ce classement, D’Angelo est encore très jeune et les chiffres envoyés depuis le début de saison (+4 points par rapport à la saison passée) pourraient même augmenter quand l’ancienne poucave des Lakers se sera pleinement saisi de son nouveau rôle. Comme quoi rejoindre les Nets en 2017 peut s’avérer être une très bonne chose.

Stats 2016/17 : 15,6 points à 40,5% au tir, 3,5 rebonds et 4,8 passes

Stats 2017/18 : 19,8 points à 45,4% au tir, 3,8 rebonds et 5,2 passes

Tobias HarrisTobias Harris

Le bon début de saison des Pistons ? C’est lui. Car si Dede Drummond ou Reggie Jackson sont dans les standards attendus et qu’Avery Bradley a mis quelques matchs à se chauffer, c’est bien l’ancien ailier du Magic qui est le leader offensif de cette chouette équipe de Detroit. De près comme de loin, Tobayasse est désormais une arme à prendre en compte lorsque l’on joue les Pistons et la progression du garçon est pour beaucoup dans le début de saison de son équipe. Parce que quand tu tapes les Warriors et les Clippers en deux jours, tu ne le fais pas sans un poste 4 dominant. Tantôt dessous tantôt repositionné en 3 selon les match-up, la brioche Harris nous sort en tout cas le début de saison rêvé. A voir lorsque les copains seront également rentrés dans leur saison, mais Stan Van Gundy se frotte pour l’instant les mains.

Stats 2016/17 : 16,1 points à 48,1% au tir dont 34,7% du parking

Stats 2017/18 : 20,9 points à 49,6% au tir dont 46,3% du parking

Evan FournierEvan Fournier

Finie l’époque à laquelle la NBA ne respectait pas Evan en le faisant passer pour un vulgaire kebabier sur 2K. Aujourd’hui Vavane est respecté et pour cause, les statistiques qu’il envoie sur ce début de saison sont monstrueuses. Le Magic peine à se trouver un franchise player en attendant l’avènement de Jonathan Isaac ? Pas de souci, Evan s’en charge. Aussi adroit avec un ballon que pour manier la punchline sur Twitter, le shooteur français réalise un début de saison parfait et aurait même pu prétendre au deuxième trophée de joueur de la semaine puisqu’il allie de surcroît les grosses perfs individuelles aux résultats collectifs. Bah ouais, le Magic est l’une des meilleures équipes de la Ligue depuis le 18 octobre et ce en grande partie grâce à son stylé français. Champagne, champagne, champagne, et pourvu que ça dure.

Stats 2016/17 : 17,2 points à 43,9% au tir dont 35,6% du parking et 80,5% au lancer, 3,1 rebonds, 3 passes et 1 steal

Stats 2017/18 : 22 points à 54,5% au tir dont 55,6% du parking et 96% au lancer, 4,3 rebonds, 3,9 rebonds et 1,4 steal

Giannis Antetokounmpo
Giannis Antetokounmpo
Le Greek Freak a tellement de potentiel et de talent qu’il pourrait devenir celui qui redistribue toutes les cartes. Tels Wes Unseld ou Wilt Chamberlain dans les sixties, qui avaient alors cumulé les trophées de ROY et… MVP la même année, la star des Bucks pourrait cette année prétendre à un deuxième trophée de MIP consécutif… tout en restant dans la course au MVP. Impensable ? Le jeu de Giannis l’est également alors rien n’est impossible avec un tel phénomène. 6,8 points, puis 12,7, puis 16,9, puis 22,9 et donc 34,7 cette saison, envoyez les quarante de moyenne dans deux ans. Proprement indéfendable, le Feak a ajouté le côté leadership et clutch à un arsenal déjà fabuleux et même les plus garnds voyants ne peuvent aujourd’hui prédire ce que le gamin de… 22 ans est capable de nous lâcher à l’avenir. Sky is the limit ? Oh no, Jupiter is the limit.

Stats 2016/17 : 22,9 points à 52,1% au tir, 8,8 rebonds, 5,4 passes, 1,6 steal et 1,9 contre

Stats 2017/18 : 34,7 points à 63,1% au tir, 10,7 rebonds, 5,5 passes, 2 steals et 0,8 contre.

Victor Oladipo
Mr Popo, Victor Oladipo

Alors celle-là, il fallait la voir venir. Considéré la saison passée comme l’un des favoris au trophée à son arrivée dans l’Oklahoma, Mr Popo n’avait finalement pas réussi à se faire une vraie place aux côtés de Russell Westbrook. Envoyé chez d’autres fermiers dans l’Indiana, c’est du coup un an plus tard que l’arrière commence à montrer – vraiment – de quoi il est capable. 22, 17, 28, 28, 35 et 23 points, un game winner face aux Spurs et voilà le successeur de Paul George qui réussit à donner un peu de sens au départ de l’ancien franchise player des Pacers. Big up également à celui qui l’a accompagné cet été durant son voyage, Domantas Sabonis, mais c’est bien Toto qui envoie du pâté en ce début de saison. +10 unités au scoring en quelques mois… tout en jouant moins. Relisez bien cette phrase, c’est tout simplement dingue.

Stats 2016/17 : 15,9 points, 4,3 rebonds, 2,6 passes, et 1,2 steal en 33,2 minutes

Stats 2017/18 : 25,5 points, 4,5 rebonds, 3,2 passes et 1,8 steal en 31,3 minutes

Kristaps Porzingis
Kristaps Porzingis

L’intérieur letton est désormais le franchise player des Knicks et le résultat de la promotion n’a pas traîné pour se faire attendre. 31, 33, 12, 30, 32 et 38 points pour ses trois premiers matchs, un bilan à l’équilibre et voilà comment YouPorzi a décidé de s’assoir sur la NBA en à peine quinze jours. Trop grand, trop adroit, trop rapide, trop tout, le garçon est en train de nous faire comprendre qu’il existe donc dans la Ligue un mélange entre Dirk Nowitzki et Kevin Durant, une espèce de dinguerie qui culmine de surcroît à 2m21 et que rien ni personne ne semble en mesure de stopper les soirs de fièvre lettonne. +11 points au scoring pour lui en ce début de saison, et si certains de ses copains du classement pourraient voir leurs productions baisser au fil du temps, nul ne peut affirmer aujourd’hui que Kristaps Porzingis ne va pas tout simplement nous lâcher une saison à 30 points et mener les Knicks à un bilan un peu moins pourri cette année. Un vrai franchise player, depuis le temps que New-York l’attendait…

Stats 2016/17 : 18,1 points à 45% au tir, 7,2 rebonds et 2 contres

Stats 2017/18 : 29,3 points à 47,8% au tir, 8,3 rebonds et 1,7 contre

C’est tout pour cette cinqième et dernière halte de la saison, rendez-vous fin juin pour faire le point sur nos loulous, juste après les Finales et la Draft.

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