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Chapeau bas, chers Pistons : victoire à Golden State après un succès chez les Clippers, ça c’est costaud

Avery Bradley
Source image : NBA League Pass

Ils avaient réussi le plus dur, en remportant leur premier match en déplacement à l’Ouest chez les Clippers. Seulement 24h plus tard ? Les Pistons ont cartonné leur back-to-back, en s’imposant chez les Warriors (115-107).

Deee-troit-baaasket-baaall. On entend le chant résonner d’ici, tant la fierté doit être énorme ce lundi dans les rues du Michigan. Il faut dire que, pour ce qui est d’un sacré exploit, on a de quoi se servir à Detroit. L’an passé, tout scénario de ce type aurait été envoyé à la poubelle, la saison cauchemardesque des Pistons empêchant tout type de perspective à domicile comme à l’extérieur. Sauf que ce groupe modifié semble trouver ses repères petit à petit, et surtout son identité. Une grosse défense à Los Angeles, un modèle similaire à Golden State, le tout en abusant des ailes pour le scoring et du banc pour tenir dans la partie, et le tour est joué. Combien aurait pu miser sur deux victoires en 24h, chez les Clippers puis les Warriors ? S’il y en a un qui s’est lancé, qu’il le prouve et aille tout de suite retirer sa médaille de la légion d’honneur. On pouvait difficilement prévoir une telle paire de succès en back-to-back, surtout quand on sait que le dernier a été validé dans un money-time irrespirable dans l’Oracle Arena. Cela faisait quasiment dix ans que les Pistons ne s’y étaient pas imposés, il fallait donc que le groupe entier s’y mette et tienne face à l’inévitable run des Warriors. Un run tardif certes, mais qui venait et allait tester la solidité du groupe.

Et bien quand on s’attend forcément aux cadres, on peut avoir droit à quelques surprises sorties du chapeau de Stan Van Gundy. Comme un Anthony Tolliver toujours au bon endroit et au bon moment. Comme un Ish Smith sous contrôle, toujours soûlant à affronter. Comme un duo Avery Bradley – Stanley Johnson, qui tenait tête aux Splash Brothers avec quelques filoches bien senties. Il suffit d’intégrer un Drummond un minimum discipliné en défense et un Reggie Jackson agressif en attaque, et vous avez un début de bonne recette. Oui, un début, car on parle de gagner chez les Warriors ici. Même avec 26 pertes de balles et un dilettantisme des plus frustrants, les Dubs étaient encore là. Il fallait donc un exploit, un coup de pouce des dieux du basket, quelque chose qui tombe du ciel. Quelque chose comme ce tir à trois-points venu d’ailleurs, signé Tobias Harris à une grosse minute de la fin. Donnant 6 points d’avance aux siens, l’homme au bandeau permettait à la moitié de son effectif de larguer une caisse de soulagement, tant la pression était forte. Sans craquer, sans se faire rouler dessus comme plein d’autres équipes, les Pistons tiennent le coup, forcent les balles perdues et les tirs contestés, tout en punissant Golden State pour son manque de discipline. Et au moment où le buzzer final retentit ? L’Oracle Arena s’est transformé en cathédrale. Les hommes de SVG exultent, un peu, la fatigue de ces 24h infernales se sentant sur le visage de chacun. Mais le boulot a été fait, et plus que bien. De retour ce vendredi à la maison pour 5 matchs à domicile, les Pistons peuvent dormir sereins : ils ont réalisé un combo d’une difficulté rare, et avec une sérénité du même niveau.

Battre les Clippers chez eux était déjà une sacré mission. Mais alors battre les Warriors à Golden State et en back-to-back, ça c’était inimaginable. Bravo aux soldats du Michigan, en voilà un de weekend dont les fans se souviendront pendant longtemps cette saison.

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