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Eric Gordon assassine les Sixers au buzzer : Trust the hold-up, les Rockets s’imposent dans la douleur

Dans un match de traînards que les Rockets auraient dû perdre plus d’une fois à cause de leurs erreurs, c’est finalement Eric Gordon qui a sauvé la franchise texane en rentrant le tir de la gagne au buzzer : victoire de Houston, 105 à 104.

Dur. Dur dur pour les Sixers, eux qui se voyaient bien faire la teuf à domicile autour de leurs jeunes stars et d’un coach surmotivé. Brett Brown y croyait, on y croyait aussi devant nos écrans, tant les soldats de Philadelphie se donnaient pour tenter de terrasser l’ogre texan. Ou plutôt, d’enfoncer l’ogre texan dans sa propre merde, sachant que les hommes de Mike D’Antoni avaient lâché leur dernier match contre Memphis pour finir par s’incliner sur le fil. Poussés par l’agressivité de Joel Embiid, la détermination de T.J. McConnell, la polyvalence habituelle de Robert Covington et les flèches assassines de J.J Redick, les Sixers faisaient le nécessaire pour mettre une main sur la victoire. Comment ? En évitant de se prendre un run dévastateur dans le troisième quart-temps, après une première période plutôt dominée. Rattrapés juste avant la pause par la puissance offensive des Rockets, Ben Simmons et ses potes espéraient justement ne pas craquer et c’est exactement ce qu’il se passait, en tentant de renverser le navire venu de Houston. Un Wells Fargo Centre prêt à exploser, un money-time plutôt bien géré, une défense collective sérieuse sur James Harden et pas d’option en feu autour du barbu, tout était plutôt dirigé vers une victoire des hôtes. Tout ce qu’il fallait, c’était assurer le finish, puis taper une danse avec les cheerleaders dans le rond central.

Sauf que ce finish, hélas, pencha du côté des visiteurs. Huit points d’avance à deux minutes de la fin, ô monde cruel ! Philly se met à transpirer, Clint Capela se met à sérieusement bosser, et on sent les regards changer d’intensité dans la bande à Embiid. Il faut dire que le level d’expérience n’est pas tout à fait le même, entre un cinq majeur des Rockets qui en a connu des vertes et des pas mûres en carrière, face à un cinq majeur des Sixers qui cherche encore à découvrir collectivement un bout de Playoffs, un jour. Non pas que Houston se soit immédiatement mis à jouer d’une manière exceptionnelle, très loin de là même puisque c’était davantage un hold-up qu’une victoire sereine, mais lorsqu’il a fallu réaliser les séquences importantes et ne pas avoir les mains qui tremblent, ce sont bien les Rockets qui étaient dominants. Quelques lancers de Gordon, un alley-oop pour Capela, un and-one de Barbudo et on se retrouve sur l’ultime remise en jeu de la partie, ballon dans les mains des visiteurs. Une séquence aussi imprévisible qu’incompréhensible, Harden refilant la patate chaude à un Eric Gordon voulant tenter son 16ème tir à trois-points de la soirée. Difficile de faire plus D’Antoni basketball, sachant que James lâche le cuir pour un lieutenant qui peut aussi bien envoyer de la brique que faire filoche (6/19 au tir à ce moment précis du match). Sauf que Rico a décidé d’assassiner les Sixers, et suite à une feinte intelligente, le vétéran envoie sa bombe du parking…. tchaf. Buzzer qui sonne, ficelle qui tremble, Houston qui exulte, Philly qui pleure. Pas la plus méritée, mais il fallait l’arracher pour ne pas enregistrer deux défaites d’affilée.

Des Rockets séduisants ? Certainement pas. Mais des Rockets sereins en fin de match ? Clairement. Lorsqu’il a fallu se concentrer et réaliser les actions clutch, ce sont bien les joueurs de Houston qui se sont montrés les plus convaincants : dur apprentissage pour les Sixers, mais telle est la loi de la jungle en NBA.

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