Jazz

Preview Clippers – Jazz : retrouvailles après les derniers Playoffs, on connaît une Tour Eiffel qui va avoir du boulot

Rudy Gobert

Le genre de match qui peut faire franchir encore un palier à Rudy dans le hype game.

Source image : NBA League Pass

C’est le choc de la nuit, et il faudra attendre 4h30 du matin pour en profiter. Vu le programme de ce mardi, on vous conseillerait presque d’aller dormir avant, histoire d’être frais comme des gardons au petit matin. Parce que ce Clippers-Jazz, il ne faudra le rater pour rien au monde.

Elles se ressemblent finalement pas mal ces deux franchises, aussi bizarres que cela puisse paraître. Un tour ensemble en Playoffs la saison passée, un franchise player qui se barre sous d’autres cieux… et le sobriquet de Lob City en commun, maintenant que Ricky Rubio a rejoint son nouveau meilleur ami français. A l’arrivée ? Deux franchises aux ambitions mesurées mais pas pour autant revues à la baisse, qui tenteront donc ce soir d’envoyer un premier message à un concurrent direct pour les Playoffs. L’heure ? 4h30 du matin, parfait pour terminer le fromage qui traîne au frigo. Le lieu ? Le Staples Center, lieu de tant de défaites pour la deuxième équipe de la ville mais redoré récemment par une franchise devenue un magnifique Poulidor de l’Ouest. Les protagonistes ? Hop, on saute une ligne et on passe au paragraphe suivant.

D’un côté, une équipe des Clippers désormais orpheline de Chris Paul, car c’est tout de même mieux de perdre en demi-finale dans le Texas que de perdre en demi-finale sur la west coast. Invaincue cette saison, la franchise de Doc Rivers n’a par contre encore rencontré aucune équipe NBA (victoire facile face aux Lakers et branlée monumentale contre les Suns). Le point fort de ces Voiliers new-look ? La raquette bien sûr, du moins les deux hommes qui la squattent à l’entre-deux. DeAndre Jordan, 24 rebonds lors de l’opener et accessoirement l’un des tous meilleurs pivots de la Ligue malgré un nombre de moves en attaque qui se compte sur les doigts d’une chenille, et surtout Blake Griffin, auteur d’un début de saison de MVP, à tel point que certains se sont réellement mis à y croire. Un poste 4 bondissant et capable de sanctionner à distance très régulièrement, un pivot un peu bébête mais parmi les humains les plus impressionnants physiquement, bon courage pour aller taper la raquette des Clipp’s… Pour le reste ? On n’aura malheureusement pas la chance de voir évoluer Milos Teodosic, blessé pour un bon moment, mais plutôt Austin Rivers, qui aura l’occasion – on l’espère pour lui – de montrer qu’il mérite autant d’égard aux côtés de Pat Beverley. On surveillera également Danilo Gallinari dans les ailes, lui qui s’est intégré sans bruit à sa nouvelle orga, dans la plus pure tradition du mec qui snipe et qui va chercher des lancers.

Mais tout ce beau monde trouvera dans quelques heures à qui parler puisque c’est donc le Jazz et sa collection de cadenas qui débarquent en Californie avec ses tracts et ses complets trois pièces. Pas forcément mentionnée comme une équipe qui jouera le haut de tableau cette année du fait du départ non comblé de Gordon Hayward, la bande à Rudy a néanmoins déjà posé les bases de sa saison. Défense, défense, défense, quelle surprise. Demandez donc au Thunder l’effet que ça fait de se manger 48 minutes de Snyder basketball, les mecs n’ont toujours pas compris ce qui leur était arrivé. Rudy Gobert en tête, évidemment, mais c’est en fait tout un roster capable de se mettre au diapason dans sa partie de terrain pour combler sa justesse offensive. Une justesse qui n’a d’ailleurs rien à voir avec Ricky Rubio, lui qui s’est acclimaté parfaitement au climat rugueux de l’Utah et qui s’entend déjà à merveille avec son collègue français, comme quoi l’entente franco-espagnole existe bel et bien, poke Tony & Pau. Le hic de ce début de saison pour Youtah ? La blessure de Rodney Hood qui, si elle semble moins grave que prévue, privera tout de même Mr Capuche du choc du soir et obligera Joe Ingles à nous vendre un peu plus de rêve en attendant le retour du jeune arrière.

On récapitule ? Un Rudy Gobert en mission, qui voudra bien se prendre un poster ou deux s’il claque huit crêpes en contrepartie. Un premier gros test en perspective pour les Clippers, un second pour le Jazz après avoir éteint l’attaque de feu du Thunder. Deux équipes que l’on retrouvera à la lutte dans quelques mois pour la qualif en postseason, ça fait déjà une bonne raison de mettre le réveil. Alors quand on rajoute un frenchy superstar en plein milieu, vous n’avez plus aucune excuse pour ne pas vous lever. Allez, à tout à l’heure ?


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