Sixers

Joel Embiid a fait la totale à Andre Drummond : 30 points à 11/15 au tir, la mixtape du jour bonjour !

On avait déjà sorti le pistolet à fleurs pour Ben Simmons, il fallait bien qu’on le fasse également pour Joel Embiid. Partenaire idéal du rookie pour mener les Sixers vers la victoire, le géant s’est enfin énervé.

C’est qu’il était frustré, forcément, le garçon. Un début de saison compliqué, une hype qui chute, des critiques ici ou là sur son manque de production, typiquement le genre de soupe qui rend malade ce bon Joel. Sauf qu’en grand compétiteur qu’il est, Embiid savait qu’il devait répondre sur les terrains, et pas devant les caméras ou sur Twitter. Mener les siens vers la victoire, telle était la seule solution. Et après trois revers de suite, dont un regardé en costard puisqu’il ne pouvait prendre part au back-to-back des Sixers à Toronto, le Process avait la dalle. Cette dalle qui le rend parfois injouable, et justifie le temps d’un soir le contrat pharaonique signé avant la reprise de la saison. Au moment où ces lignes sont écrites, il y a de fortes chances pour qu’Andre Drummond soit en larmes sous la douche. Pourtant loin d’être léger ou en manque de mobilité, le mammouth des Pistons pensait pouvoir tenir face à un joueur plus jeune et donc moins expérimenté. Une belle matchup en perspective, qui devait s’annuler à coup de grosses statistiques, d’actions décisives et de leadership physique. Sauf que matchup il n’y eut pas vraiment, tant Joel domina son adversaire direct cette nuit.

On a été souvent les premiers à critiquer Drummond sur son implication défensive irrégulière, ce n’est certainement pas avec la mixtape de ce lundi que notre avis va changer. Face à Embiid ? Andre a pris cher. Dès le premier quart-temps, jusqu’au dernier quart-temps, au poste, à trois-points, à mi-distance, main gauche, main droite, bref tout ce que le Process contient dans son bagage offensif. Joel le savait, il ne possédait que 28 minutes pour faire son taff, connaissant bien ses restrictions de temps de jeu pour le garder en forme. Le garçon a été plutôt… productif. Scorant à outrance et imposant sa carcasse sur la raquette de Detroit, Embiid était forcément frustrant par moment à cause d’initiatives hasardeuses, mais son talent créait une balance étonnante pour effacer les bourdes passées. Et en parfait duo avec Ben Simmons, le pivot se régalait à coup de and-one ponctués par la danse du pistolet. Piou piou, dans les jambes de Dédé Drummond, l’intérieur des Pistons étant obligé de s’incliner avec son équipe devant son public. Depuis des mois, on n’avait pas pu retrouver le Joel Embiid dominant et concentré, mais cette nuit nous offrit un gentil rappel. Lorsqu’il lâche le bandeau et se fâche, le Process est capable de mettre du gros pivot à genoux.

Quelques 30 points, 9 rebonds, 2 interceptions et 7 balles perdues à 11/15 au tir, le tout en moins de 30 minutes ? Une ligne à la Jojo Embiid, mais une dont les Sixers avaient besoin pour enfin l’emporter. Le monstre a fait son grand retour, en attendant confirmation ce mercredi… contre Houston.

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