Bucks

Giannis Antetokounmpo a encore sorti le Minitel : 32 points, 14 rebonds, 6 passes, 2 contres et 1 victoire !

Les soirées s’enchaînent, les matchs défilent, les immenses performances de Giannis Antetokounmpo aussi. Le Freak n’a pas traîné face aux Hornets, permettant aux siens de prolonger leur belle forme de ce début de saison.

Que ceux qui pensent voir en Giannis un simple phénomène du mois d’octobre quittent immédiatement ces lieux. Quand on voit la façon dont il aborde chaque rencontre, chaque duel et son rôle au sein de sa franchise, on peut parier sans se mouiller que le bonhomme fera ce type de carnage en janvier comme en mars prochain. Et il le faudra, d’ailleurs, sinon les soirées seront bien plus tristes qu’actuellement dans le Wisconsin. Face à des Hornets bagarreurs et motivés, Antetokounmpo et ses potes savaient qu’une simple performance de leur leader ne suffirait pas. Certainement pas face à la défense intelligente des hommes de Steve Clifford, pas face à la coordination collective de Charlotte, et leur niveau d’exécution. Ce qu’il fallait, c’était permettre à chacun de contribuer à l’entreprise, afin que la nuit se termine en douceur, sur une nouvelle victoire à domicile. Et coup de bol pour Jason Kidd, ce n’est pas un one-man show qui a été proposé aux habitants de Milwaukee cette nuit. De Khris Middleton (20 points + un tir ultra-clutch) à Mirza Teletovic (15 points en sortie de banc) en passant par Greg Monroe et Tony Snell, chacun y allait de son apport pour permettre aux Bucks de ne pas se chier dessus, notamment en toute fin de rencontre, lorsqu’il fallait définitivement écarter Charlotte. On se permet cette expression, car taper les Blazers puis perdre contre les Hornets, cela n’aurait provoqué une douleur profonde au niveau des intestins.

Sauf que défaite il n’y eut pas, et nouvelle façon d’arrêter Giannis il n’y eut pas non plus. Fraîchement nommé Joueur de la semaine dans la Conférence Est, le Freak a continué sur ses moyennes hallucinantes avec un nouveau chef d’oeuvre. Pauvre Marvin Williams, obligé de devoir rendre les armes face à ce basketteur du quatrième millénaire. Pauvre Frank Kaminsky, qui pensait bien faire en lui dunkant dessus avec bravoure. La seule chose provoquée ? Ce fût la colère d’un dieu grec, rassemblant les forces de l’Olympe pour terrasser les soldats venus de Caroline du Nord. Et s’il y a bien un aspect qu’on a pu apprécier sur cette rencontre, c’est l’intelligence de jeu d’un garçon comprenant son impact sur son équipe comme sur ses adversaires. Doublé en attaque en toute fin de rencontre, c’est lui qui sert Middleton pour un tir assassin. Oublié en défense dans cette dernière minute, c’est lui qui vient contrer une ultime tentative adverse afin de verrouiller la victoire. Dans tous les compartiments du jeu, et en ajoutant les lancers qui vont avec, Giannis a encore trouvé le moyen de dominer la rencontre, sans forcément scorer à outrance dans les trois dernières minutes du match. Une nouvelle pépite, qui lui permet d’ailleurs de dépasser une légende du jeu dans l’histoire des Bucks. Sur les quatre premières rencontres d’une saison, Kareem Abdul-Jabbar était au sommet de Milwaukee avec 146 points marqués il y a un peu plus de 40 ans. Ce record est désormais effacé, Antetokounmpo ayant gobé la feuille comme un rebond offensif, en y ajoutant les unités nécessaires pour s’adjuger la première place all-time chez les Bucks. Autre soirée, autre record, autre victoire.

La NBA rentre dans sa deuxième semaine de compétition, Giannis Antetokounmpo rentre dans sa deuxième semaine de destruction. Si le Freak continue sur ce rythme, il faudra prévoir de nouvelles règles pour limiter le phénomène : pour le moment, les Bucks en profiteront volontiers avec une troisième victoire en quatre matchs.

Couverture

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top