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Earl Watson remercié par les Suns : premier coach viré depuis un an, la mascarade avait déjà trop duré

Earl Watson

Il fallait bien que ça arrive un jour ou l’autre.

Source image : YouTube/Suns

Mécontent du début de saison de son équipe et du jeu proposé par les joueurs sur le terrain, le front office des Suns a annoncé la fin prématurée du contrat d’Earl Watson sur le banc de Phoenix. Les fans de l’Arizona se frottent les mains.

Il fallait bien que ça arrive un jour ou l’autre. Après une saison historique lors de laquelle les 30 entraîneurs de la Ligue étaient restés inchangés du début à la fin, la direction de Phoenix a été la première à craquer à peine une semaine après le début de ce nouvel exercice. Il a fallu très exactement trois défaites et pas une de plus pour griller toutes les chances d’Earl Watson de rester ne serait-ce qu’un match supplémentaire dans l’Arizona. Arrivé à la tête des Suns à la fin de la saison 2015-16 suite à l’évincement de Jeff Hornacek, l’ancien joueur des Sonics n’a jamais su donner une véritable direction à cette équipe de Phoenix. Même si, pour sa décharge, l’effectif est le plus jeune de la NBA et que de nombreuses blessures sont venues lui mettre des bâtons dans les roues (Eric Bledsoe, Brandon Knight, etc), Watson n’a jamais réussi à instaurer cette frontière nécessaire entre un coach et ses joueurs. Âgé de 38 ans, il était ce grand frère protecteur qui ne prenait jamais la règle pour taper sur les doigts quand les choses n’allaient pas. Pas franchement le coach idéal pour apprendre et progresser quand on découvre la NBA et qu’on souhaite s’y installer sur le long terme. Sûrement brouillé par les ambitions un peu floues de sa direction, il est viré au terme d’un début de saison catastrophique notamment marqué par la plus grosse défaite de l’histoire de la franchise.

Tout s’est passé très vite ce dimanche soir. Quelques minutes seulement après un tweet pour le moins explicite d’Eric Bledsoe souhaitant être à peu près partout sauf à Phoenix à l’instant présent, la franchise de l’Arizona prenait la décision de remercier Earl Watson. Une décision qui sonne déjà comme le move de la dernière chance pour retenir un peu plus longtemps mini-LeBron dans le désert, lui qui deviendra agent-libre en 2019. Lors de l’année et demie qu’il a passé en tant qu’entraîneur, Earl Watson a signé un bilan de 33 victoires pour 85 défaites, soit 28% de succès. Mais plus que les résultats – Phoenix jouait ouvertement le tanking en fin de saison dernière pour obtenir un bon choix de Draft – c’est bien le jeu pratiqué par son équipe qui posait problème. Perdre ne doit pas forcément être synonyme de branlée et cette saison doit quand même permettre à Devin Booker, Tyler Ulis, Josh Jackson ou encore Marquese Chriss de franchir un cap pour être performants dès que les Playoffs redeviendront un objectif pour les Cactus. Une chose qui n’était clairement pas possible avec Earl Watson à la baguette.

On se demandait quelle franchise allait être la première à oser virer son coach cette saison. Après le triste spectacle offert depuis une semaine, les Suns étaient devenus favoris au même titre que les Pelicans. Le front office de l’Arizona a décidé de ne pas tergiverser plus longtemps pour tenter de sauver une saison qui semblait déjà destinée à terminer à la poubelle. Reste à voir qui Ryan McDonough va nomer à la place d’Earl Watson pour prendre en charge cette équipe jeune et prometteuse encore vouée à vivre une saison dans les bas-fonds de la Conférence Ouest.

Source texte : ESPN

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