Bucks

Giannis Antetokounmpo est incroyable : 44 points, le dunk de la gagne, le contre de la gagne, le monstre !

Il existe des performances, chaque saison, qui nous laissent sans voix. Celle de Giannis Antetokounmpo hier soir en fût une : le phénomène des Bucks a ponctué son incroyable début de saison avec une partition exceptionnelle.

Mais qui peut stopper Giannis ? Et surtout, jusqu’où ira-t-il ? Présent dans toutes les têtes sur cette première semaine de compétition, Antetokounmpo avait déjà fait le buzz à Boston mercredi avant de tenir tête à LeBron ce vendredi. Malheureusement perdant devant son public, le Grec savait qu’il allait vite devoir tourner la page, car un back-to-back des plus tendus l’attendait face aux Blazers. Invaincue, la bande à Lillard était plutôt confiante car elle respectait son plan de jeu, sans faire de bêtises. Un début de ping-pong plaisant entre les deux équipes, qui permettait notamment à Snell et Middleton de se joindre à la danse, tout comme Turner et McCollum. Tu mènes au score, je mène au score, des échanges permanents qui nous menaient finalement vers un dénouement irrespirable dans un Bradley Centre plein à craquer. La scène était d’ailleurs presque trop parfaite pour pouvoir la comprendre complètement. Deux points d’avance pour Portland, 12 minutes pour serrer les vis et repartir avec la victoire, les jambes encore lourdes après le match de la veille face aux Cavs : c’est parti. Ce que Giannis fera sur cette fin de match rentrera dans le souvenir de tous ceux qui ont assisté au moment en direct. Une détermination et une polyvalence folle, le tout enveloppé dans cette maturité si étonnante pour un gamin de 22 ans, le regard noir sans cligner des yeux, et un leadership à vous donner envie de prendre un avion pour le Wisconsin.

Déjà particulièrement chaud sur ses deux premières rencontres, le Freak se doutait bien qu’il devait passer au level up. Que rester dans la trentaine ne serait pas suffisant, surtout face à un assassin comme Damian Lillard en face. Le meneur des Blazers y allait d’ailleurs de ses propres bombes, comme pour augmenter la difficulté face à Giannis. Mais ce n’était pas assez, non. Pas assez pour empêcher cette tornade de ravager le parquet, et décider à lui seul de l’issue de la rencontre. On parle de possessions sereines en tête de raquette, un and-one bien provoqué, les poings fermés. On parle d’une défense incroyablement clutch sur C.J. McCollum, avant d’aller dunker les deux points donnant l’avantage aux siens. On parle d’un garçon qui venait de louper deux lancers cruciaux, mais forçait une erreur des Blazers pour leur faire payer comme seul lui sait le faire, statue de la liberté en l’air et ballon catapulté sous les hurlements du public. On parle enfin d’un contre décisif sur Jusuf Nurkic en rotation défensive, histoire de couvrir les 5 postes et forcer les joueurs de Portland à rendre leurs armes. Trop polyvalent, trop puissant, trop omniprésent, Giannis a estomaqué les commentateurs de Milwaukee et les fans regardant la rencontre. Et tout ça ? C’était apparemment en hommage à son père, décédé il y a quelques semaines. Récupérant la balle de match avec un soupir de satisfaction, Antetokounmpo y inscrivait ces quelques mots d’amour : “c’est pour Papa, on a gagné ce soir et j’ai mis 44 points.”

Oui, 44 points. Et avec 9 rebonds, 4 passes, 2 interceptions, le dunk de la gagne, le contre de la gagne, 17/23 au tir… et le plus beau des hommages. Peut-on préférer d’autres joueurs en NBA aujourd’hui ? Oui. Mais existe-t-il un joueur plus excitant et touchant sur ce début de saison ? Non. Giannis est au-dessus, nous ne faisons que le suivre. Cette saison sera un régal quotidien à le suivre.

Couverture


Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top