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Un mois sans match pour Chris Paul : analyse d’une absence qui pourrait bien jouer des tours…

Chris Paul
Source image : NBA League Pass

Utilisé avec parcimonie contre les Warriors, puis mis sur le banc face aux Kings, Chris Paul va devoir rester en-dehors des parquets pour un petit moment. Suite à un choc avec Mario Chalmers en pré-saison, le genou de l’ancien Clipper le gênerait plus qu’il n’y paraît. Il n’en a pas fallu plus au staff médical de Houston pour mettre le « ola » tout de suite et reposer directement le meneur. 

D’après Marc Stein du New York Times, les Rockets craindraient qu’il leur faille se passer des services de CP3 pour un mois, tout cela à cause d’une ecchymose inquiétante au genou gauche. On dirait que les dieux du basket ne veulent pas laisser les mouvements blockbusters de l’été s’exprimer en saison régulière. On peine déjà à se faire à l’idée de ne pas voir Hayward avec les Celtics, alors s’il-vous-plaît, laissez Chris Paul tranquille. Le meneur peut-t-il se remettre rapidement de cette blessure ou va-t-il traîner celle-ci plus longtemps ? CP Fruit a tout de même 32 ans, à présent. Que la blessure soit bénigne ou non, l’organisme met parfois plus de temps pour guérir, se réadapter, rester fort. Houston a donc décidé de laisser le temps au temps et de garder leur meneur un peu dans le coffre pour ce premier mois de saison régulière. Sage décision, Daryl Morey n’a pas envoyé un quart de son effectif à Los Angeles pour voir son nouveau jouet se casser au bout de deux matchs sous le maillot texan. Comme l’a expliqué Mike D’Antoni, les Rockets ne pensent pas que la blessure soit si sérieuse, mais vu les difficultés montrées par Paul sur quelques séquences contre Golden State, on ne préfère pas forcer.

Autre problème soulevé par cette blessure : quid de l’intégration de CP3 dans le système D’Antoni et plus large dans le vestiaire local ? Même si les deux hommes semble faits pour s’entendre parfaitement, il est difficile pour n’importe qui de réussir à se greffer dans un groupe ayant déjà sa philosophie de jeu. Et manquer un mois ne va certainement pas aider à la réalisation de ce processus. Chris Paul a beau être le meneur le plus intelligent de la ligue, le style de Mr Pringles demande un certain temps d’adaptation et des coéquipiers à connaître. L’ancien Clipper doit également s’habituer à la présence du meilleur arrière de la ligue à ses côtés. Harden prend de la place sur la ligne extérieure et est certainement l’un des seuls profils avec lequel le produit de Wake Forest n’a pas joué. On s’est bien touché pendant tout l’été rien qu’en évoquant l’association des deux joueurs, mais il faudrait qu’ils jouent ensemble si la mayonnaise veut prendre rapidement. Houston s’est bien lancé en remportant ses deux premiers matchs et on sait qu’accumuler les wins dès le début de saison est primordial pour accrocher le top 3 à l’Ouest.

Le mois qui arrive va donc être un gros test pour les texans, surtout vu leur calendrier. Sur les dix prochains matchs, seuls Cleveland, Charlotte et Utah font figure de grosses oppositions. Sinon ? Tu joues deux fois les Sixers, deux fois Memphis, Atlanta, les Knicks avant de finir face aux Pacers. Les Rockets n’auront donc pas vraiment d’excuses malgré l’absence de leur meneur titulaire. Attention, on ne dit pas que l’on va enterrer Houston si l’équipe lâche deux ou trois matchs. Mais dans le cas où la convalescence de CP3 se prolonge, Harden et sa bande vont devoir savoir se débrouiller tout seuls. Les Warriors n’ont pas plus perdu de matchs sans Durant l’année dernière. Certes, c’était à un moment différent de la saison et l’effectif n’avait rien à voir avec celui des Rockets, mais on voit mal pourquoi Houston galérerait autant sans CP3.

Bien entendu, perdre Chris Paul n’arrange jamais les affaires d’une équipe. Un meneur aussi pur rend les affaires beaucoup plus simples en attaque. Mais chez les Rockets, James Harden nous a prouvé qu’il était largement capable de réguler le jeu et de distribuer la balle de la meilleure des manières. Il n’a d’ailleurs pas attendu que le verdict soit rendu pour commencer à servir ses coéquipiers – 9 assists contre les Kings et 10 à Golden State. Face à Sacramento, Gordon a largement assumé son statut de titulaire d’un soir en plantant 25 pions. Dans les faits donc, Houston peut s’en sortir sans Chris Paul. Mais il va tout de même falloir trouver un meneur de substitution, le barbu est peut-être un monstre offensif, il n’en reste pas moins humain. Heureux hasard, ou alors Daryl Morey avait tout prévu cet été – et là ça deviendrait franchement flippant -, il reste un quinzième spot à pourvoir dans le roster texan. Houston n’aura donc pas à bricoler le roster mais juste à trouver un meneur potable pour faire l’intérim jusqu’au retour de CP3.

Sur le marché, il y a bien quelques meneurs qui seraient bien chauds pour intégrer la croisière des Rockets et espérer être conservé jusqu’à la fin de la saison. Et pourquoi pas espérer un retour de Ty Lawson pour augmenter le taux d’alcoolémie de l’équipe ? Mais on doute que le front office puisse être aussi ché-per puisque, selon les informations de Chris Haynes d‘ESPN, les Rockets auraient déjà choisi Jameer Nelson, coupé par les Nuggets il y a quelques jours. Il va falloir que Daryl Morey partage son mojo à tout le monde car là, on est sur du très très bon karma. T’apprends que Chris Paul risque de rater un mois de compét’ ? Pas de soucis, tu récupères directement un meneur d’expérience qui a joué toute une année starter l’année dernière. Ok, c’est Jameer Nelson, mais cela reste toujours mieux que laisser James Harden se fatiguer à gérer de nouveau la mène pendant tout un mois. Bon, il a su prouver la saison dernière qu’il en était capable, mais c’était difficile d’assurer derrière contre les Spurs en demi-finales de Conf’. D’où l’arrivée de Chris Paul l’été dernier…

Que l’on ne se fasse pas de soucis trop vite pour Chris Paul, les Rockets semblent gérer le dossier avec précaution. Même si les blessures commencent à s’accumuler pour le meneur, il a assez d’expérience pour gérer son repos et revenir en forme. Reste plus qu’à espérer que les Rockets réussissent à s’en sortir sans lui. 

Sources : New York Times – ESPN

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