Cavaliers

LeBron James déjà en mode cyborg, les Cavs s’imposent à la maison : un quasi-triple-double pour le King

Alors qu’on le pensait initialement absent pour ce match, LeBron James a finalement réalisé sa spéciale en se ramenant au buzzer, en chauffant la machine, et en montrant pourquoi il reste… le King : victoire des Cavs (102-99), dans la douleur.

Et pourtant, la douleur, personne ne pouvaitt en ressentir plus que Gordon Hayward qui s’est lourdement blessé en début de rencontre. L’ailier des Celtics, évacué après avoir vécu une sale fracture, se faisait checker par LeBron et un tas d’autres joueurs, qui n’auraient pas voulu assister à une telle scène. Et à un tel moment, le soir de la reprise. Sauf que le match, lui, devait se dérouler. Et les hommes de Brad Stevens, eux, refusaient d’abandonner. D’abord sonnés par cette absence aussi soudaine que violente, les potes de Jaylen Brown retroussaient leurs manches et prenaient une dose de Doliprane pour tout tenter en seconde période. On en a chié, mais on ne va pas s’incliner aussi facilement. Et dans le sillage de l’ailier, bien aidé par la Team Jeunesse du Massachusetts (Terry Rozier, Marcus Smart, Jayson Tatum), les visiteurs recollaient au score en se permettant même de prendre l’avantage. S’en suivait alors un money-time du feu de Dieu, Kyrie Irving tentant de calmer son ancien public avec des flèches assassines pendant que Dwyane Wade se démenait pour défendre son arceau et venir en aide à son cyborg préféré. Le genre d’effort dont James avait besoin, car il n’allait pas pouvoir tout faire tout seul. Enfin, pensait-on. Sauf que la réalité est malheureusement revenue au pire moment pour frapper les Celtics en pleine face, une réalité qui impose à de nombreuses équipes de devoir s’incliner devant la puissance et la maîtrise de LeBron.

Touché à la cheville ? Mon cul, ouais. Laissant le doute planer sur la planète basket depuis une semaine, l’animal a finalement décidé de prendre part à cette rencontre… et il en a profité pour rappeler qui était encore le patron. Trop puissant pour être arrêté au poste, trop serein pour être menacé dans le money-time, LBJ se permettait même de claquer un ou deux gros contres lorsqu’il le fallait, comme pour apprendre aux gamins que les deux côtés du terrain sont importants. Et le pire ? C’est que James nous offrait tout ça avec le sourire, en expliquant après la victoire qu’il était vraiment pas en forme. Sérieux. Certes, les Cavs n’ont pas montré de fond de jeu incroyable, loin de Celtics combatifs et de ce qu’on aurait pu attendre de la part des vétérans de Tyronn Lue, mais comment se plaindre quand vous avez un homme capable de tout régler dans les cinq dernières minutes ? Un gros rebond, une grosse passe, deux gros points et même trois derrière l’arc, on a eu droit à un LeBron de gala pour la première de la saison et sa campagne MVP a démarré tambours-battant. Quelques 29 points, 16 rebonds, 9 passes, 2 contres, à 12/19 au tir, le tout sans forcer, du King par définition. Et même lorsqu’il a fallu gêner Kyrie Irving sur un dernier tir ultime, celui de l’égalisation, James était là pour mettre sa main devant son ancien meneur. Comme un symbole de son omniprésence, et de sa capacité, année après année, à mettre son équipe sur son dos. Le fond de jeu ? Les Cavs ? On en reparlera avec le temps. La combativité des Celtics ? La suite sans Hayward ? De même. Pour ce premier match, Cleveland a su faire le taf au finish, et c’est tout ce qu’il fallait, quelque part.

Perturbée par la blessure affreuse de Gordon Hayward, cette rencontre entre Cavs et Celtics n’a pas forcément proposé de grand indicateur, si ce n’est celui-ci : LeBron reste au-dessus, et décide quand le match est terminé. Chapeau bas à Boston et à ses jeunes, qui ont su montrer un magnifique visage dans un contexte compliqué. Mais lorsqu’on se ramène chez le daron de la Ligue, il faut accepter la défaite au finish.

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