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Les Rockets version Chris Paul et James Harden : premier match, premier message pour la concurrence

Dans la famille des débuts flippants, dites bonjour aux Rockets de 2017-18. Menés par un James Harden déjà en forme et un Chris Paul déjà bien intégré, les snipers de Houston risquent d’être très chiants cette année.

Il aura suffit d’une action, une seule. Et comme par hasard ? Ce fût la première. Pas la première entre les deux hommes, la première du match, tout simplement. Interceptant la balle des mains de Raymond Felton, Paul fonçait en contre-attaque et mettait Harden dans un fauteuil royal, le barbu ne faisant que sanctionner en plantant un trois-points de près de 8 mètres. Anodine pour certains, cette séquence était pourtant la première d’une série qui risque de faire très mal cette saison. Car pré-saison ou pas, les Rockets ont voulu envoyer un message très clair ce mardi soir, sans forcer ni le vouloir : défendre sur eux sera un calvaire quotidien. Une perspective qui était déjà extrêmement chiante l’an dernier, mais qui prend une nouvelle dimension avec CP3 aux commandes. Trop d’options, trop d’ouverture sur le terrain, même s’il s’agissait d’un Thunder orphelin de son MVP hier soir, Houston n’avait pas besoin d’adversaire ou d’enjeu pour montrer des signes stupéfiants. Ceux d’une équipe en mission, en confiance, et ayant déjà développé une belle cohésion de groupe. Et c’est peut-être là que la franchise de Houston pourra casser des dents cette année, si les matchs s’enchaînent bien.

24 sur 55 à trois-points ? Pour le premier match de leur pré-saison ?

Dont 20 sur 41 à la fin du troisième quart, lorsque les titulaires sont allés s’asseoir ?

Inutile de prendre du matos quatre étoiles pour analyser quoi que ce soit, puisque protocole oblige, on se penchera sérieusement sur les Rockets en début de régulière. Mais pour une armée qui réalisait autant de changements cet été, même en gardant la plupart de ses titulaires, on voulait voir ce que Mike D’Antoni nous préparait depuis l’arrivée de CP3 en juin. La réponse, bien que non-définitive, est la suivante : une machine de guerre offensive, qui pourrait écraser deux ou trois records cette saison. Car en ayant autant de liberté, dans les mains de créateurs fantastiques, les Rockets ont les moyens d’atteindre un niveau d’efficacité légendaire en attaque. Lorsque le barbu sort, Paul gère encore la boutique sans trembler (11 points – 7 passes). Lorsque le plus âgé sort, Harden fait son habituel double-double à son rythme (16 points – 10 passes). Et alors quand les deux sont sur le terrain en même temps, mieux vaut s’accrocher car les passes, extra-passes et extra-extra-sanctions sont violentes. On n’a donc qu’une seule hâte : voir la bande texane se mettre au boulot dans quinze jours et envoyer du 130 points en fermant les yeux… quand ce ne sera pas 140, voire plus.

Compliqué d’être impressionné par qui que ce soit en pré-saison, mais collectivement parlant, les Rockets montrent des premiers signes fascinants : Chris Paul comme un poisson dans l’eau, James Harden en mission, attention aux défenses adverses…


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