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Carmelo Anthony dit adieu à New York : une lettre pleine d’amour, avec des petits coeurs sur les “i”

Carmelo Anthony dit au revoir à New York

C’est sûr qu’en termes d’ambiance, Oklahoma City c’est tout de suite un autre délire.

Source image : www.thisismelo.com

Après six années chez les Knicks, Carmelo Anthony a finalement filé vers l’Oklahoma pour y rejoindre la tortue ninja et PG. Mais avant cela, l’ailier a tenu à rendre un dernier hommage à cette franchise emblématique.

On aura beau dire qu’il n’aura pas réussi à ramener les Knicks en Finales NBA, on ne peut enlever à Melo la loyauté dont il a fait preuve avec New York. Malgré des saisons calamiteuses, la présence d’un président sénile et d’une forte pression médiatique, Mr Clutch n’a jamais montré une quelconque envie de partir jusqu’à février dernier. Pourtant, ce ne sont pas les occasions qui auraient pu lui manquer, lui qui brandissait sa no-trade clause dès que Phil Jackson cherchait à le bazarder. Pour lui, c’était gagner à New York ou rien. Mais le bordel ambiant des Knicks aura finalement eu raison de sa volonté. C’est donc une lettre pleine d’honnêteté et de bons sentiments que l’ailier a laissé à l’intention de la ville qui ne dort jamais, ainsi qu’à ses habitants.

“Chère NEW YORK,

Dès le premier jour, j’ai su que nous étions faits l’un pour l’autre. Ce fut le coup de foudre. Depuis mon plus jeune âge, tu m’as appris quelque chose que je n’oublierai jamais : comment survivre dans le Ventre de la Bête. Je dois admettre que c’était flippant, effrayant parfois. Mais, pas encore pleinement conscient de mon but, j’ai été modelé et préparé sans le savoir pour le reste de mon existence. Mes neuf premières années se sont écoulées si vite. À l’époque, je commençais vraiment à comprendre qu’il était temps pour moi de passer à autre chose et d’entamer un nouveau chapitre de ma vie. Ce chapitre s’appelait BALTIMORE. Je suis tombé directement amoureux (d’où l’expression “l’amour n’a pas de limites”). Je suppose que je m’étais déjà trop familiarisé au Ventre de la Bête. J’ai appris comment survivre, j’ai appris comment vivre en communauté, j’ai découvert ce qu’étaient les responsabilités, au fur et à mesure que je devenait un P.O.M.E (Product Of My Environment). Vous m’avez compris. Et puis j’ai dû partir une nouvelle fois pour un long voyage dans lequel mon ART DE LA GUERRE allait être testé. Il y a eu de bons comme de mauvais moments. En me perdant parfois, je me suis interrogé au sein même du SAVOIR, de la SAGESSE et de la COMPRÉHENSION. Plusieurs années, mois, jours, heures, secondes se sont écoulées et je me suis trouvé devant l’opportunité de revenir à mon premier amour (on appelle ça un message codé chez moi). C’est une forme de résurrection.

Je suis revenu à NY pour renaître. La sensation que quelque chose d’extraordinaire allait se produire m’a quitté, avec son lot de nuits d’insomnie à imaginer les différentes possibilités. La seule chose que je me répétais était : “Laisse une marque à NY et tu seras un homme”.

New York m’a donné de quoi réussir n’importe où dans le monde. Cela m’a appris à être à l’aise dans un environnement inconfortable. Dire “Adieu” est la chose la plus dure à faire. Je ne pensais pas avoir à le dire, particulièrement à toi. Personne ne pourra prendre ta place. C’est dur de trouver quelqu’un comme toi, tu me manqueras à jamais. Tu m’as aidé à rire. Tu as séché mes larmes. Grâce à toi, je suis à présent sans peur. Tu es entré dans ma vie et tu m’as béni. Il est temps pour moi de lever la main et te dire au revoir. Ce n’est pas la fin : comme je l’ai toujours dit, “NY jusqu’à la fin”.

Je te connais depuis des années à présent, et je dois dire qu’elles ont été les meilleures de ma vie. Tu m’as aidé à devenir la personne que je suis aujourd’hui. Je veux jusque te faire savoir que TU seras toujours dans mon cœur. Peu importe ce qui arrive, je t’aimerai toujours. Bien que cet adieu ne soit que temporaire, c’est le plus dur que j’ai eu à dire. Je sèche les larmes qui coulent le long de mes joues et garde le sourire, puisque je sais que je te retrouverai un jour. “J’ai eu mes moments de bonheur dans cette sombre vie.” Et dans mon livre aux merveilles, tu ne seras jamais juste une page quelconque. Tes blanches lumières me suivront aussi loin que possible tandis toutes les autres lumières seront éteintes.

“Les années passent, les temps changent. La seule chose qui survit et qui transcende ce processus inéluctable, qui brille encore plus à chaque nouvelle ère, c’est le récit d’un grand esprit humain, qui a enduré mille combats et qui reste vrai malgré ses plus profondes convictions.” J’ai eu à me demander : “Vers quel but et quel accomplissement je souhaite me tourner. Je sais que la vie est plein de contradictions. Elle peut être injuste, impitoyable. Je ne peux me permettre de le nier et de tourner le dos au monde. J’ai eu le choix de couler ou de nager. Je choisis de nager. “Jusqu’à la toute fin. Peu importe que les mers se déchaînent autour de moi”.

MERCI

ThisisMe7o

Merci à tous les fans qui m’ont soutenu contre vents et marées. Et à ceux qui continueront à supporter New York quelque soit le résultat. Merci à Jim Dolan, à la franchise des Knicks et à tous les gens qui travaillent dur et ne reçoivent pas l’attention qu’ils méritent. Et le plus important, merci à toi, la ville de New York, de m’avoir laissé représenter NOTRE ville. Que la paix soit avec toi.”

Que dire de plus, si ce n’est que l’on peut à présent mesurer l’impact que la Big Apple a eu sur Melo et l’amour que lui porte ce dernier. À voir maintenant quel chapitre s’ouvre pour l’ailier à Oklahoma City.

Source : thisismelo.com


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