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Chandler Parsons est prêt à se racheter cette saison : « je vois les choses ainsi, ça passe ou ça casse »

Chandler Parsons
Source image : @memgrizz

Auteur de sa pire saison en carrière, juste après avoir signé un contrat juteux, Chandler Parsons a conscience que tout le Tennessee et la NBA pointe ses armes sur lui : s’il ne se rattrape pas cette saison, l’étiquette d’arnaqueur pourra être collée définitivement collé dans son dos.

Difficile de trouver un joueur plus décevant que Parsons, la saison dernière. Disons les choses clairement, comme lui-même le fait, en revoyant l’immondice proposée par l’ailier pour sa première année à Memphis. Déjà que pendant l’été dernier, on serrait les dents en voyant les Grizzlies lui filer 94 millions sur 4 ans, la campagne qui suivit ne fit que confirmer les doutes initiaux. C’est simple, Chandler a touché le fond de la piscine, dans tous les aspects du jeu comme statistique. Au-delà de ses chiffres qui ont fait pleurer un paquet de fans (6 points à 34% au tir), c’est surtout dans la mobilité et la confiance du joueur qu’on a été majoritairement choqués. L’ancien ailier super athlétique et jamais trouillard était soudainement une tortue mixée avec un vieillard. Une campagne qui a même vu Parsons se faire huer par son propre public, le drapeau blanc étant agité en toute fin de saison après seulement 34 matchs joués sur 82. Obligé de rester loin des siens pendant les Playoffs, Chandler est passé par de zones bien sombres mais a su que le bout du tunnel n’était pas loin. Qu’un été de dingue pouvait lui permettre de remonter la surface, en étant appliqué, sérieux, et en défonçant sa propre structure afin d’y construire une nouvelle plus adaptée à ses besoins. Suivi par Tim MacMahon d’ESPN dans un excellent dossier basé sur le chemin de croix de Parsons, le joueur a accepté de s’ouvrir avec humilité dans ce qu’il considère comme l’été le plus important de toute sa carrière.

« La saison dernière était la pire de ma carrière. Je vois les choses ainsi, concernant celle qui arrive : ça passe ou ça casse. J’ai l’opportunité de montrer le joueur que je suis capable d’être et celui que les Grizzlies ont voulu signer.

Vous êtes payés à un certain niveau, vous êtes jugés, et on attend de vous une production de haut niveau quand vous êtes payés au haut niveau. Ce que je n’ai pas fait l’an dernier, soyons honnêtes. Je ne crois pas avoir perdu mon jeu ou être en retard sur les autres. Juste physiquement, j’étais absent. J’étais plus lent, pas athlétique, pas rapide. Je n’étais pas moi-même. […] J’ai passé tout l’été à me concentrer sur mon corps, je ne peux même pas comparer avec l’an passé tant c’est le jour et la nuit, en ce qui concerne mon ressenti global. Je suis bien, je joue en 5-5, en 2-2, en 3-3, en un contre un. Je bosse cinq jours par semaine. En gros, je fais des choses aujourd’hui que je ne pouvais même pas faire l’an dernier, c’est complètement différent. »

On croise les doigts pour que tout ceci soit vrai, pour que les Grizzlies ne regrettent pas une année de plus leur investissement, et que celui qui devait permettre à Conley et Gasol de passer au level-up puisse faire son foutu job. Maintenant, on connaît aussi l’animal. Non pas qu’on veuille le traiter de menteur ou quelque insulte du genre, mais Parsons est un beau-parleur de nature, qui a déjà promis maintes choses par le passé avant de manquer sa livraison. Les Mavs, par exemple, seront les premiers à sourire en voyant le virage pris par le bonhomme, eux qui avaient vécu une difficile fin de relation avec Chandler. Mais en tant qu’observateurs et fans du jeu, on ne peut que souhaiter un retour au meilleur niveau pour CP. Polyvalent, malin, excitant et culotté, Parsons est un garçon qui peut discuter avec les poids lourds chez les ailiers lorsqu’il est en forme et concentré. Ce qui, hélas, n’a pas été le cas ces trois dernières années. Plus frais que jamais, le bonhomme espère que la lourdeur du marathon en saison ne fera pas déglinguer sa machine, et qu’il pourra à nouveau toucher la barre des 70 matchs joués en régulière, ce qu’il n’a pas pu faire depuis ses premières années à Houston. C’est tout ce qu’on demande, non seulement pour lui, mais aussi pour ses fans, ses coéquipiers, son staff, qui dépend d’une vraie production venant de lui. Le chèque continuera à tomber tous les mois, ce n’est pas un souci là-dessus, mais Chandler pourra-t-il enfin délivrer une saison à la hauteur de son deal ? On en saura plus dans quelques semaines.

Les Grizzlies dépendant grandement de la situation de Chandler Parsons cette saison. Limité, et la maison des oursons devra probablement regarder les Playoffs à la téloche. De retour, et la bande à Conley pourra gonfler les pecs au mois d’avril. Les clés sont dans ses mains, l’été a été productif : hâte de voir la suite.


Source : ESPN – @memgrizz

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