Knicks

Le soir où Carmelo Anthony a tiré un trait sur les Knicks : « cet endroit est une putain de blague »

C’est la joie liée aux transferts. Soudainement, on ressort les vieux dossiers pour tenter de trouver ce qui n’allait pas dans la machine. Et apparemment, un match en particulier a sonné la fin entre Carmelo Anthony et les Knicks.

On ne va pas se mentir, difficile de contenir la gossip girl en nous qui veut toujours en savoir plus sur les coulisses d’un départ. Le popcorn est sorti, le pyjama et le lit sont prêts, on se gave devant le moindre détail. Et justement, dans un marché aussi fat que celui de New York, avec une couverture médiatique qui dépasse n’importe quelle autre franchise, on peut s’attendre à du lourd. C’est Ian Begley, le toujours très informé journaliste de chez ESPN, qui a donc envoyé une pépite ce samedi suite au départ de Melo. En réalisant un bilan complet de l’ère Anthony chez les Knicks, Begley a récupéré plusieurs morceaux inédits pour construire son argumentaire et un passage a forcément attiré notre attention. Simple match du 12 mars 2017 à Brooklyn, perdu 120 à 112 par Kristaps et ses potes. Baladés par une des pires équipes de la Ligue, les coéquipiers de Porzingis rentrent au vestiaire la tête baissée. Ce qu’ils ne savent pas encore, c’est que Jeff Hornacek va sortir son plus beau lance-flammes pour allumer tout le monde. Et ce que personne ne sait encore, c’est que Carmelo Anthony va voir son vase déborder une bonne fois pour toutes, l’ailier dégainant lui aussi son arme pour envoyer une brique à la gueule de ses coéquipiers. Ce que de nombreux proches de l’affaire traduisent comme le véritable début de la fin entre le joueur et sa franchise.

Pour la plupart des observateurs proches de l’équipe, le début de la fin s’est produit le 12 mars.

Le coach Jeff Hornacek s’est lâché devant l’équipe à la mi-temps d’un match joué chez les Brooklyn Nets. Pendant qu’Hornacek a déroulé ses critiques remplies d’injures, Anthony était assis dans un coin du vestiaire.

Il n’est pas rare de voir des entraîneurs partir dans des explications de ce genre à la mi-temps de certains matchs. Mais quelque chose d’extraordinaire s’est produit ce jour-là.

Habituellement calme de nature, Carmelo a été suffisamment bousculé pour répondre. Et ce n’était pas joli.

Selon plusieurs personnes proches de cet incident, Anthony dit alors sans viser qui que ce soit que « toute cette histoire » est « une blague » en y ajoutant « putain d’endroit » avec suffisamment de volume pour que la plupart des personnes présentes puissent l’entendre. Assistant-coach du groupe, Kurt Rambis répondit directement à Carmelo, en lui demandant s’il avait quoi que ce soit à dire au groupe.

« Ouais, j’ai un truc à dire : cet endroit est une putain de blague, » a répondu Anthony.

Rambis, utilisant les mêmes jurons que le joueur, interrogea alors Anthony sur son effort d’une manière générale. La tension n’est pas montée à partir de ce moment-là, mais il était clair pour la plupart des membres au sein de l’équipe que Carmelo n’en pouvait plus des Knicks.

Ambiance, ambiance. Et encore, on est persuadés qu’un petit morceau de tout ce massacre a été dévoilé, le reste coulant dans les profondeurs de l’Hudson avec les espoirs des fans de Gotham. On savait depuis quelques temps que Melo n’avait plus trop la tête à New York, Phil Jackson effectuant un travail aussi pervers qu’efficace pour pousser son ailier hors de la ville. Finalement, le premier a été viré avant le second, mais on peut dire que sa foutue technique a marché puisqu’Anthony a pété les plombs en toute fin de saison. Et en même temps, on ne va pas se mentir, le contexte était violent. Bombardé par le Zen Master dans les journaux, se déplaçant à Brooklyn pour remporter un match aisé sur le papier, finalement mené à la pause par des Nets possédés et avant de s’en prendre plein la gueule par son coach, Melo devait se rapprocher de ses propres limites. Il n’a fallu que quelques remarques de plus pour que le vétéran se lâche, et à ce moment-là le niveau awkward a dû exploser avant de retourner sur le terrain. Aujourd’hui, on peut presque remercier Kenny Atkinson pour avoir provoqué ce moment Nutella, sachant qu’il n’aurait jamais eu lieu si ses joueurs n’avaient pas réalisé le match de leur vie face aux voisins de Manhattan. En espérant découvrir d’autres merveilles du genre, car on n’a toujours pas eu de doss venant de Phil Jackson et cela ne saurait tarder…

Voilà qui doit rassurer Billy Donovan. Que le coach du Thunder soit peinard, Melo n’est pas venu pour foutre la merde à OKC. Mais si ça commence à sentir la moutarde sur place, Billy sait au moins à quoi s’attendre désormais.

Source : ESPN

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top