Wizards

John Wall introduit au Hall of Fame de Kentucky : un discours humide, mouchoir obligatoire

Star du campus de Lexington entre 2009 et 2010, John Wall a eu l’honneur d’intégrer le Hall of Fame de l’Université de Kentucky ce vendredi. Envahi par l’émotion, le meneur n’a pas pu retenir ses larmes au moment de remercier sa mère présente dans l’assistance et on se demande à quoi ressemblera son discours s’il devient un jour MVP.

Derrière leurs airs de bêtes mutantes capables de traverser le terrain en moins de trois secondes puis d’écraser un dunk sur une personne leur rendant facilement 20 centimètres, nos idoles cachent des petits cœurs sensibles et des douleurs enfouies dans leur passé parfois difficile. C’est le cas du franchise player des Wizards qui a profité de sa tribune pour dire à sa mère combien elle avait été importante pour lui lorsqu’il n’était encore qu’un adolescent et qu’il était tenté de quitter le droit chemin. Vendredi, le petit Johnny a enfin pu lui dire que tous ses sacrifices n’étaient pas vains pendant qu’il demandait à l’audience toute entière de se lever pour applaudir sa maternelle. Sans vouloir être rabat-joie, la promesse que le numéro 11 des Wildcats s’était faite de ne pas pleurer n’a pas tenu plus de cinq secondes, montre en main.

« Je veux juste te remercier. Je voulais te dire merci d’être ma mère. Je sais que c’était dur de m’élever, moi et mes deux sœurs en voyant mon père aller en prison à son jeune âge. Tu as tout sacrifié. Je t’ai vu m’emmener à l’école et venir me rechercher le soir. Je me suis toujours demandé ce que ça ferait de faire des choses avec ma mère. Je n’ai jamais eu cette chance. Quand j’avais 16 ans, tu me disais toujours que j’étais un enfant têtu. Je sais que tu me détestais quand j’étais en maternelle. Tu devais rester sur le parking parce que je ne pouvais pas rester à l’école plus de 30 minutes. J’étais toujours jeté dehors et elle devait conduire 45 minutes pour m’emmener à l’école. Puis, tout d’un coup, j’ai commencé à jouer au basket et j’ai rencontré un de mes amis proches, EJ. On l’appelait Grizzly. Elle ratait beaucoup de tournois mais elle se sacrifiait parfois en ne payant pas les factures d’électricité pour que je puisse aller jouer au basket. Ensuite, quand j’avais 16 ans, j’ai continué les conneries. Elle m’a privé de basket et me disait, ‘Tu peux choisir de prendre la même route que ton père et tes frères ou tu peux devenir quelqu’un de très spécial et changer la vie de ta famille.’ C’est pourquoi je veux remercier Coach Cal. Ma dernière année de lycée, j’ai eu des problèmes pour avoir fait des trucs idiots alors que j’avais l’opportunité d’aller à l’Université. L’une des premières personnes à être venue me voir était Coach Cal. Il m’a dit, ‘Ecoute, viens chez nous. Nous t’emmenons loin d’ici’. Beaucoup d’entraîneurs auraient fui. Ils ne m’auraient pas cru. Ils auraient abandonné. Et de voir ce que j’ai accompli et la personne que je suis devenu, je ne pouvais remercier personne d’autre. Je veux remercier ma mère pour être ce que tu es, une femme forte qui n’a peur de personne. Certaines personnes me regardent dans les yeux et me disent, ‘John Wall n’est pas abordable’. Eh bien je tiens ça de ma mère et ça me va car quand vous arrivez à me connaître, je suis quelqu’un de loyal, je suis très attaché à ma famille. Je veux te remercier pour être ma mère. Je n’aurais pas pu demander une meilleure personne pour l’être. J’espère que peu importe la personne avec qui je me marie, peu importe qui est la mère de mon enfant, elle puisse être aussi forte que toi. »

Auteur de 16,6 points, 6,5 assists et 4,3 rebonds de moyenne lors de son unique saison à Kentucky, John Wall fut ensuite drafté en première position par les Washington Wizards. Cet été, il a signé une prolongation de contrat de 170 millions de dollars jusqu’en 2021, laissant un message à ses deux anciens camarades de promotion : si DeMarcus Cousins et Eric Bledsoe veulent jouer avec lui, il faudra venir jusqu’à D.C.

Souvent en train de pleurnicher devant les médias, John Wall nous prouve encore sa sensibilité. Mais autant en profiter parce que le dragster n’aura plus aucune pitié sur les parquets à partir du 18 octobre prochain.

Source texte : USA Today

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top