Bucks

Toujours suspendu, O.J. Mayo se sent redevable envers les Bucks : faute avouée à moitié pardonnée ?

O.J Mayo

Encore un membre du club des carrières gâchées.

Source image : Youtube

Le troisième choix de la Draft 2008, O.J. Mayo, sort du silence après avoir disparu des écrans radars la saison dernière. Celui qui doit encore purger un an de suspension en NBA pour usage aggravé de substances prohibées s’est exprimé à propos de son futur. S’il devra encore regarder les matchs à la télé la saison prochaine, le joueur a bien l’intention de remettre ses chaussures l’année suivante et sous le maillot des Bucks. Mayo regrette, se sent redevable envers la franchise des cervidés et veut retrouver la complicité qu’il avait développé avec Jason Kidd, mais également ses anciens coéquipiers. Why not, mais le CV est pas mal entaché désormais…

C’était en juillet 2016. Après avoir déjà été contrôlé à la DHEA (une hormone connue pour ralentir le vieillissement) en 2011 qui l’avait éloigné des terrains pendant dix rencontres, O.J. Mayo prend cette fois un carton rouge par la brigade des stup’. Deux ans de suspension pour un joueur alors âgé de 29 ans. Très talentueux lorsqu’il était déjà rookie grâce à son potentiel offensif assez dingue, l’ailier qui a tapé deux fois quarante points dans sa carrière avait de belles années devant lui avant de faire des mauvais choix. Mais le roi de la sauce ketchup veut rebondir : il a retrouvé un équilibre de vie en devenant vegan, a continué à se maintenir en forme et a même tâté du ballon avec des joueurs actuels comme Jimmy Buttler ou Dwyane Wade. S’il espère pouvoir réintégrer l’effectif de Jason Kidd la saison prochaine, l’ancien dauphin de D.Rose pour le ROY est conscient du mal qu’il a pu causer à la franchise. Dans une interview à The Crossover, Mayo se dit très redevable envers Milwaukee, qui l’a payé 8 millions de dollars l’année, lui qui n’était qu’un “joueur très moyen” et souhaite rétablir la bonne entente qu’il avait développé avec son coach et ses partenaires sur le terrain.

“Je veux revenir là où je suis parti : à Milwaukee. J’étais très proche de Jason Kidd, c’est la meilleure relation que j’ai eu avec un coach, à part avec mon mentor Dwaine Barnes. J’avais de très bonnes relations avec Giannis Antetokounmpo et Khris Middleton. J’étais bien là-bas. J’ai le sentiment de les avoir laissés tomber, de les avoir volés pendant deux ans. Il m’ont payés 8 millions pour être, à mes yeux, un joueur moyen. Ils ont investi des millions de dollars pour que je sois au top de ma forme, et quand tu ne l’es pas, ça se voit. S’ils me donnent une chance, je peux me rattraper, je leur dois ça.”

Grosse repentance de la part de l’ancien coéquipier du Greek Freak. S’il a lucidement compris qu’il devait se racheter auprès de sa franchise de cœur, il n’est pas certain que les cervidés tentent une nouvelle fois l’expérience. Après un début tonitruant en NBA chez les Grizzlies avec plus de 18 points de moyenne, Mayo a ensuite diminué ses statistiques – 10,6 points, 2,6 assists et 2,5 rebonds à Milwaukee – tout en s’étant construit une réputation de joueur avec le sang chaud pouvant refiler quelques beignes de temps en temps. Avec une nouvelle ligne dans le curriculum pour consommation de substances illicites, l’avenir n’est pas forcément radieux pour O.J. qui est conscient que cela risque de freiner plusieurs franchises. Si Mayo est toujours bloqué sur les parquets américains, il a en revanche reçu l’accord de la FIBA lui permettant de jouer dans d’autres pays. En attendant de pouvoir se rattraper aux yeux des Bucks s’ils lui en donnent l’occasion, le suspendu ne se dit pas désintéressé à l’idée de jouer en Chine, en Israël ou en Espagne si une opportunité se présente.

O.J. Mayo veut se racheter auprès des Bucks qui lui ont fait confiance. Alors que l’ailier est encore suspendu pendant une saison, il rêve de pouvoir se faire pardonner aux yeux des cervidés, et surtout de Jason Kidd. Bien parlé, le message est passé, mais le retour sous le maillot de Milwaukee, et même en NBA tout court, ne risque pas d’être aisé. Mais bon, les Knicks ont bien signé Michael Beasley…

Source : Sport Illustrated – Hoopshype. 


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