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Revanchard, Joakim Noah s’ouvre pour la première fois depuis un bout de temps : “J’ai perdu confiance”

Joakim Noah
Source image : YouTube

Ce n’est pas forcément le gars dont les fans des Knicks ont le plus envie de parler, mais il sera pourtant bien là à la reprise. Prêt à se reprendre après une année noire, Joakim Noah s’est enfin ouvert après quelques semaines de silence.

Il fallait peut-être ça, aussi. Un peu de temps, un podcast long format chez The Truth Barrel, et pas de chrono en main. La possibilité de s’exprimer sur différents sujets, sans avoir un flingue posé sur la nuque et l’obligation de se justifier sur des sujets bateaux. De son boulot avec sa fondation à l’importance des community centers, en passant évidemment par la NBA, Jooks a pu discuter de pas mal de choses et un segment a forcément été réservé aux Knicks. La confiance donnée par Phil Jackson, la déception liée aux blessures, le bordel autour de sa suspension, un bon moyen de faire le vide en… vidant le sac, justement. Ce que Noah a fait, en prenant la peine de ne laisser aucun détail de côté. Connaissant parfaitement la pression médiatique new-yorkaise, le pivot savait qu’il allait prendre cher quoi qu’il arrive. Mais en passant d’un phare adoré du côté de Chicago à l’image d’un ancien All-Star désormais surpayé et absent à Gotham, la transition fût brutale. Un peu trop. Un virage qui l’a même poussé à perdre confiance, lui qui avait pourtant un stock quasiment illimité dans son propre magasin. Joakim, peu confiant ? Un symbole de cette mauvaise passe, une qu’il espère justement traverser avec son enthousiasme naturel et une prise de conscience nouvelle.

“Je ne changerais cette saison dernière contre rien au monde. Je sais que beaucoup de gens sont énervés, mais je ne le suis pas. Je ne vais pas m’apitoyer. Tout ce qui s’est passé était le résultat de mes décisions. Je suis un adulte, je joue à New York. Ça craignait parce que j’ai pas bien joué. J’ai l’opportunité de pouvoir rebondir et revenir la saison prochaine. Je ne vais pas abandonner. Et je connais New York. Je sais que si tu peux revenir et régler les choses, ce serait aussi une belle histoire.

Ils ne m’aimaient pas à Chicago non plus, quand je suis arrivé, mais New York c’est différent. Et j’ai grandi en tant que fan des Knicks aussi, j’avais tellement de respect pour cette franchise. Tout ce que représente le fait d’être un Knickerbocker, de jouer au Garden. Sauf que j’ai pas senti que je pouvais bouger comme je le souhaitais. J’ai perdu confiance. Et ils m’ont bien chargé. Ce qui ne va pas changer, car c’est New York.

Et j’ai toujours cette incroyable opportunité, dans tout ce merdier. Je peux me ramener sur le terrain, garder ma tête haute et faire mon job comme un homme. Ce ne sera probablement pas assez pour un fan des Knicks car je touche beaucoup d’argent, mais ce n’est pas à propos d’eux. C’est à propos de moi, et le fait d’être bien dans mes pompes. Je ne peux pas dire que l’année dernière j’étais heureux vue la façon dont tout s’est déroulé. Je me suis barré la tête basse, et triste. Si je peux conclure la saison prochaine en sachant que je me suis botté le cul, et en ayant une bonne influence dans le vestiaire, je veux être sûr que ce groupe va dans la bonne direction.’’

Du positif, du positif, du positif, comme une façon aussi d’installer les bases avant une saison qu’il espère bien meilleure que la précédente. En même temps, sans avoir à rentrer dans un débat interminable, difficile de faire pire que ce que Jooks a proposé l’an dernier. Recruté pour devenir le taulier des Knicks à l’intérieur, le tricolore nous a claqué un combo inimaginable il y a un an : le titre de pire contrat NBA en duo avec Chandler Parsons, voir un rookie lui prendre sa place dans la peinture en Willy Hernangomez, et terminer le triple-salto sur une suspension et une blessure à l’épaule. Maintenant que le fond de la piscine a été touché, il n’y a plus qu’à remonter comme dirait l’autre. Et comme Joakim le dit, même en tapant un double-double de moyenne il sera toujours pointé du doigt pour ses revenus. Mais là n’est pas la priorité pour Noah. La prio, c’est de retrouver l’amour pour la balle orange, créer un vrai mariage avec New York, comme il l’avait imaginé l’an dernier, et montrer qu’il a encore ce qu’il faut en stock pour contribuer en NBA. S’il y arrive, comme souligné, le lance de tomates à la gueule se transformera en standing ovations sur un passage en force provoqué en plein money-time. Mais s’il n’y arrive pas, et on connaît la gueule du chemin, la Big Apple ne le pardonnera pas.

Rien de pire, dans une jungle comme celle de la NBA, que de perdre confiance en soi. Encore pire, quand par le passé, vous étiez un des joueurs les plus confiants du circuit. Joakim Noah a du pain sur la planche, mais il sait ce qu’il doit faire pour y arriver : au boulot, y’a un amour du jeu à retrouver.

Source : Truth Barrel Podcast


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