Reggie Miller
Dossiers NBA

Ennemis-alliés unis en NBA #5 : et si Reggie Miller avait joué pour les Knicks ?

Source image : YouTube

Mettre son égo de côté et réaliser des exploits en groupe, une mission bien compliquée quand on est un compétiteur avec un énorme égo. Luke Cage, Jessica Jones, Iron Fist et Daredevil en savent quelque chose. En se basant sur le synopsis de Marvel’s The Defenders et en duo avec Netflix (la série sera en exclu chez eux), TrashTalk annonce la couleur et retrousse ses manches pour explorer l’histoire des ennemis-alliés légendaires en NBA. Pour ce dernier dossier, on sort du réel, on se met à rêver et on imagine Reggie Miller aux Knicks dans les années 90.

Voilà une phrase qui a dû faire bondir la quasi totalité des fans des Pacers et sûrement encore plus ceux des Knicks, surtout ceux qui ont vécu cette rivalité à son apogée au coeur des 90’s. D’un côté, nous avions ces new yorkais coachés par Pat Riley. Articulés autour de leur star Patrick Ewing et d’une flopée de soldats comme John Starks, Charles Oakley ou Anthony Mason, les Knicks sont une équipe qui joue dur, qui défend chaque possession comme si c’était la dernière. Une équipe capable de transformer chaque match en une véritable guerre de tranchées. De l’autre côté, nous avions des Pacers dont le jeu collectif était léché sans pour autant en oublier de jouer en sortant les muscles par l’intermédiaire de gars comme Antonio et Dale Davis voire Rik Smits et ses 2m24. Mais Indiana avait aussi sa star : Reggie Miller. Et s’il n’impressionnait pas avec son physique de fil de fer anorexique, Uncle Reg n’en était pas moins un attaquant racé, intelligent et doté d’un mental de trashtalker parmi les plus acéré de l’histoire. Tous les ingrédients pour obtenir une énorme rivalité était donc réuni et ça n’a pas manqué, avec un point culminant en 1994 et en 1995. On ne va pas remuer le couteau dans la plaie mais entre ses 39 points dont 25 dans le dernier quart lors du match 5 des Finales de l’Est en 1994 accompagnés d’un trashtalking mythique sur Spike Lee ou ses 8 points en 9 secondes lors du premier match des Demi-Finales de Conférence, Reggie Miller n’a pas usurpé son surnom de “Knick Killer”.

C’est là que l’idée de ces quelques lignes un peu farfelues prend tout son sens. Et si au lieu de jouer les Knicks Killer, Reggie Miller était venu apporter son talent à New York ? Car si les Knicks se sont cassés les dents sur des Bulls injouables en 1992 et en 1993, leur plus grand regret est certainement de ne pas avoir su conclure en 1994, en Finales contre les Rockets d’Hakeem Olajuwon. Quand on y regarde de plus près, ces Finales furent certes une véritable guerre entre deux défenses magnifiques, entre deux pivots phénoménaux. Mais on peut s’empêcher de se dire que si les Knicks ont raté le coche c’est avant tout par manque d’efficacité offensive en général et dans certains moments clé. Entre ce contre qu’il subit au buzzer du match 6 et son match 7 gâché (2 sur 18 au tir), John Starks fut le symbole de ce niveau d’attaque trop frustre côté new yorkais. Au poste d’arrière, il est bon d’avoir un joueur capable de planter ses tirs dans les moments chauds. Un joueur comme… Reggie Miller tiens par exemple. Reggie n’était pas un pitbull défensif comme John Starks mais il n’était pas du genre à se faire contrer sur le tir de la gagne où à jeter à la poubelle des années de travail en shootant de manière catastrophique dans un game 7 de Finales. Oh que non. Il était plutôt du genre à tirer l’équipe vers le haut dans ce type de situation. Du genre à ne pas manquer une occasion de tuer l’adversaire. Les fans new yorkais détestent à juste titre Reggie Miller mais s’il avait été un des leurs, ils l’auraient probablement adoré. Ils pourraient même peut-être se targuer d’une bague ne datant pas des années 70…

Reggie Miller et les Knicks, qu’est-ce que ça aurait donné au final ? En reproduisant le modèle des Defenders, on lui aurait probablement filé Alonzo Mourning, PJ Brown et Robert Horry en coéquipiers, histoire de faire les choses bien. Et pour le plus grand plaisir des fans de baston, aussi.

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