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Derrick Rose ne voulait pas être le mentor de Frank Ntilikina : tant pis, on se recroisera au Hall of Fame

Derrick Rose
Source image : YouTube

Alors qu’il affirmait vouloir rester du côté de New York en devenant agent-libre, Derrick Rose a évidemment tiré une drôle de tête en voyant les Knicks drafter Frank Ntilikina : beh alors, on veut pas apprendre la langue de Molière ?

Petites montagnes russes cette saison pour l’ancienne égérie d’Adidas. Petites. Séduit par le plan new-yorkais, Derrick envisageait assez bien une installation long-terme dans la ville qui ne dort jamais, mais ça c’était de son point de vue. Celui des Knicks, malheureusement, n’était pas tout à fait le même. Souhaitant tourner une page complète, d’abord via Phil Jackson et ensuite via le duo James Dolan – Steve Mills, la franchise de Gotham installa directement le ton de l’été en draftant Frank Ntilikina puis en poussant gentiment Carmelo Anthony vers la sortie. Deux décisions qui ont vite fait comprendre à Derrick que son visage n’était plus trop le bienvenu dans le vestiaire local, sauf pour aider le meneur français à faire ses premiers pas dans la Ligue, et pour un prix réduit. Car oui, faut pas déconner non plus, y’avait quand même 71 millions de dollars sur 4 ans à claquer sur Tim Hardaway Jr. Frustré par ce bye-bye assez direct, Rose devait du coup refaire ses valises car il n’avait pas du tout en tête de former un phénomène dans une équipe en reconstruction. Compréhensible de son point de vue, c’est-à-dire à 28 ans et en ayant retrouvé des petites sensations cette saison, mais le projet aurait pourtant été chouette. Enfin, pour nous, sur l’Hexagone. Car finalement, c’est Ramon Sessions que les Knicks ont choisi comme Maître Jedi et le camp de Derrick a été très clair sur ses intentions.

Rose barra les Knicks de sa liste une fois que le-meneur-du-futur Ntilikina fût drafté, et la quasi-totalité de leur marge financière fût dépensée sur Tim Hardaway Jr., ce qui indiquait une vraie démarche de reconstruction.

Rose ne parle pas français et ne voulait clairement pas faire le mentor.

“On a zappé quelque chose ?,” a demandé B.J. Armstrong, agent de Derrick, à The Post. “Y a-t-il quelque chose qui se trame à New York et qu’on aurait pas vu ? Nous sommes tous d’accord pour dire que leurs plannings sont différents de ceux de Derrick. Une jeune équipe avec un vrai jeune talent ici présent, qui essaye de construire quelque chose pour le futur. Ils ne sont pas sur le même planning qu’un joueur qui est plus âgé et donc expérimenté.

Cela ne demande pas des études supérieures pour comprendre que le meilleur basket de Derrick se passe en ce moment. Et les Knicks ne sont pas prêts à se battre réellement à ce niveau en ce moment. Cela pourrait prendre trois, quatre ans.”

Alors, juste pour info, cela ne demande pas non plus des études supérieures pour comprendre que le meilleur basket de Derrick a eu lieu il y a 5 ans. Et ce n’est pas pour définitivement enterrer le MVP de la saison 2011, loin de là même vu qu’il a plutôt réussi sa saison chez les Knicks compte-tenu des circonstances compliquées, mais doucement sur l’avenir en or de Rose en tant que meneur d’élite en NBA. Si le marché ne s’est pas bousculé sur son dossier, ce n’est pas pour 350 raisons. Mais on laissera au camp du joueur la possibilité de débattre de tout cela, pendant qu’on se penchera sur notre jeune Frank. Avec du temps devant lui et de bonnes responsabilités données dès la rentrée, Ntilikina devrait apprendre la dure loi du métier aux côtés de Sessions, et surtout de Jeff Hornacek. Ajoutons à cela deux ou trois discussions avec Walt Frazier, et l’entrée dans la jungle NBA pourrait être aussi intrigante que flippante pour la pépite française. De son côté ? On espère pour Derrick qu’il aura “son meilleur basket” devant lui et qu’il s’adaptera idéalement aux Cavs de LeBron. Pas envie de devenir le mentor dans un projet de reconstruction, ça se comprend. Pas envie d’apprendre à parler français et découvrir le marché de Noël de Strasbourg, ça par contre c’est carton rouge.

En espérant que Frank nous entoure les premiers Knicks – Cavs histoire de faire comprendre à Derrick ce qu’il rate. En tout cas, ici, on sera les premiers à le rappeler.

Source : New York Post


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