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Le documentaire “Sports Century” sur Karl Malone : joyeux anniversaire, Monsieur 36 928 points en carrière

Déjà 53 ans pour le meilleur acolyte de John Stockton. Véritable boeuf physique, l’ami Karl aura envoyé des saisons en double-doubles à n’en plus finir, et pas des 10-10, ah ça non. Il n’a certes pas de bagouze à l’annulaire à l’heure où nous écrivons ces lignes, mais qu’importe. Karl Malone a marqué la NBA comme peu d’ailier forts l’ont fait et le feront dans l’histoire. 

Jusqu’en 1983, le Jazz était une équipe relativement médiocre. Dès 1984, la direction choisit très justement John Stockton en 16ème position. Ah, les salauds ont eu du nez. La saison suivante, c’est un petit joueur né à Summerfield, en Louisiane, qui est drafté en 13ème position. Son nom ? On peut l’écrire en biceps ? C’est ainsi qu’en deux picks de loterie, le front office a, par justesse et chance, obtenu deux monstres dans leurs registres prêts à accompagner le Jazz en Playoffs pendant 19 saisons consécutives. Karl Malone est évidemment un très, très grand homme du basket auquel nous rendons hommage aujourd’hui. Ailier fort physique au possible, le poste 4 a révolutionné le jeu avec ses deux compères John Stockton et Michel Pick and roll. Le block et va, b.a-ba du basket, a constitué l’arme de destruction massive du duo pendant de très, très, très longues années. L’oeil de lynx de Stockton a trouvé plus d’une fois le bison dans la plaine. Les 206 centimètres et 117 kilos de l’animal ont brisé plus d’une défense, sans parler de ses qualités techniques… Oui c’était un poste 4  à l’ancienne à savoir dur sur l’homme, rugueux et indéboulonnable, cependant que dire de ses fondamentaux. Défensivement, fallait soit s’appeler Charles Oakley, soit faire la passe dans le corner pour éviter de monter au cercle et perdre un bras et quatre cervicales. Offensivement, son alchimie parfaite avec John a brisé plus d’un système, et même si les hommes peuvent mentir, les statistiques elles ne le peuvent pas. Stockton est le meilleur intercepteur et passeur de l’histoire de la NBA, pendant que le Mailman est second meilleur marqueur de l’histoire avec 36 928 points, bien logé derrière Jabbar et ses 38 387 pions.

Mais, pourquoi the Mailman ? Car si vous pensiez être régulier, ponctuel et assidu en ne ratant que quelques jours de cours chaque année, bah retournez vous brosser les dents. En 19 saisons et 1434 matchs possibles, Malone n’en a raté que 9, dont la majorité pour cause de suspensions. Le Jazz était l’une des meilleurs équipes des années 90, mais la franchise n’a pas eu la chance de soulever le Larry O’Brien sous l’ère Stockton-Malone. La raison ? Un certain Michael Jordan. Aussi forts et talentueux qu’étaient les seigneurs de guerres des années 90 – Barkley, Malone, Stockton, Miller, Ewing – peu peuvent se targuer d’avoir renversé le pouvoir établi dans le cité de Chicago. Malone jouera les yeux dans les yeux avec deux des meilleures équipes de l’histoire en 1996 et 1997 lors des Finales NBA. Battu lors des deux guerres, Utah est simplement tombé sur plus fort que lui, et à en juger des bonhommes en face, Salt Lake City peut être fier de ses hommes morts dignement au combat. En 2003, la retraite de Stockton et des différents contractuels avec sa direction poussent Malone à rejoindre les Lakers de Shaq, Kobe, Phil Jackson et Gary Payton pour enfin remporter le titre qu’il mérite tant. La suite tout le monde la connait, bravo aux Pistons et ne t’en fait pas Karl, tu restes un des meilleurs joueurs de l’histoire de la grande ligue, avec ou sans bague.

25,4 points et 10,1 rebonds de moyenne en 1476 matchs, ça vaut bien une petite place dans les 50 plus grands joueurs de l’histoire de la NBA, mis en place par cette dernière en 1996 pour féliciter et récompenser les talents qui font la renommé de ce sport. Si Duncan, Nowitzki et compagnie viennent contester l’hégémonie de Malone sur le poste 4, c’est bien ce dernier qui est sous les projecteurs aujourd’hui. Bon anniversaire Karl Malone, et encore merci pour toutes ces années de bons et loyaux services. 


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