Los Angeles Clippers

Patrick Beverley pour toujours : “Je ne suis pas Chris Paul mais il n’est pas moi non plus”

Pat Beverley

Et Paris c’est pas Valladolid. Ni Gijon.

source image : youtube

Les Clippers présentaient hier leurs nouveaux joueurs à la presse à travers la traditionnelle séance de langue de bois, un échange au cours duquel chacun dit le plus grand bien de son nouvel employeur et énonce les ambitions qu’on lui a gentiment soufflé. Mais dans cet océan de bienséance, Patrick Beverley a fait… du Patrick Beverley. Et on adore.

Transféré en Californie en compagnie d’une centaine de personnes dans l’échange qui a envoyé Chris Paul à Houston, l’ancien meneur de jeu des Rockets a donc mis tout le monde d’accord hier. Non il n’est pas là pour faire du Chris Paul, mais à quelques détails près…

On va se mettre d’accord tout de suite, je ne suis pas Chris Paul. Je répète, je ne suis pas Chris Paul. Mais écoutez-moi bien, il n’est pas moi non plus.

Pour ceux qui s’attendaient encore à voir le roquet reproduire le même genre de performances que son prédécesseur, vous voilà donc servis, Patrick Beverley ne sera donc jamais neuf fois all-star, il ne sera jamais quatre fois meilleur passeur de la ligue ni six fois meilleur intercepteur. Quelle surprise. Il ne sera probablement pas non plus membre d’une All-NBA Defensive Team… neuf fois en dix ans, même s’il l’a déjà été deux fois, même si une bonne partie des observateurs savent très bien que Beverley… est un meilleur défenseur que CP3. C’est compliqué hein ?

Patoche tape en tout cas du poing sur la table lorsque la question de la succession de Paul est évoquée, le genre de question que l’on doit d’ailleurs lui poser 200 fois par jour. Arrêtez donc de la lui poser puisqu’il vient d’y répondre. Car après cinq saisons passées au Texas, dont quatre en tant que point guard titulaire, le nouveau meneur des Clippers débarque avant tout pour inculquer à ses teammates une rage de gagner qui manquait peut-être à la franchise californienne. Autre détail qui compte, Pat Beverley disposera cette saison d’un frontcourt Jordan/Griffin/Gallinari qui délestera Patou de beaucoup de responsabilités offensives. Et même si Jean-Jacques Redick était un sniper particulièrement adroit avec les Clippers, jamais Chris Paul n’avait pu compter sur un poste 3 aussi talentueux que Gallo. Le jeu des Clipp’s s’en ressentira, le pick and roll risque de ne plus être l’unique solution en attaque et Beverley pourrait même constituer avec Milos Teodosic, Lou Williams ou Auston Rivers un vrai backcourt, un duo étrange mais complémentaire.

Attendez-vous à ce genre de déclas car le Pat a l’air bougon, mais attendez-vous surtout à une activité de tous les instants de la part du nouveau pitbull des Clippers. Fini les remontées de balle le buste gonflé et la tête haute, place à la voiture bélier. Bah ouais, Pat Beverley c’est pas Chris Paul.


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