One-on-One

C’était un 16 juillet : Brandon Jennings squeeze les US et part faire ses classes… en Italie

Brandon Jennings

Il s’est pas emmerdé Brandon, il nous a collé un Erasmus en plein milieu de sa carrière de basketteur.

source image : youtube

Les trajectoires sont parfois étonnantes mais les résultats sont différents. Selon la hype, l’entourage et les envies de chacun, les tous jeunes prospects sont aujourd’hui ouverts à toutes sortes de proposition à leur sortie de lycée, et Brandon Jennings n’y est sûrement pas pour rien. Retour rapide sur un précurseur.

Nous sommes le 16 juillet 2008, la France du foot sort tout juste d’un Euro dégueulasse et Riccardo Ricco se fait prendre la main dans un sac plein d’EPO sur le Tour. Côté basket ? Derrick Rose débarque à peine en NBA mais c’est un jeune maigrichon gaucher qui va faire la Une en cette Saint Carmen. Star montante du bahut de Oak Hill, Brandon Jennings suit le destin de quelques illustres noms passés également par les mêmes couloirs de jeunesse. David Robinson, Alonzo Mourning, Allen Iverson, Carmelo Anthony ou Kevin Durant pour ne citer que les plus légendaires, ça vous place un établissement… Mais de ces fameux prédécesseurs, Brandon ne suivra pas la route, puisque c’est à la… Lottomatica Roma que le jeune meneur de 19 ans annonce partir faire ses gammes. Squizzage de fac, Erasmus style, le délire est alors chelou car peu habituel. Kevin Garnett ou LeBron James n’avaient pas envie d’aller en cours c’est un fait, mais les deux avaient à l’époque un projet NBA déjà bien établi, et le talent qui allait avec. Le choix de Brandon Jennings de quitter les Stazounis fait en tout cas tiquer le petit monde de la balle orange, bien curieux de savoir quelle suite pourra alors prendre la carrière du petit… La suite ? 6,3 points, 2 assists et 1,8 steal en 43 matchs en Italie, l’Euroleague disputée cette année-là mais l’immense déception de ne jouer ni face au Mans d’Enzo Tsonga ni face au SLUC Nancy de T.J. Parker. On a vu mieux mais on a  vu pire, surtout pour une jeune de 19 ans ne connaissant absolument rien au jeu européen à son arrivée.

Les Bucks prendront en tout cas leur ticket dès le mois de juin 2009 en le draftant en dixième position, soit huit rangs après Hasheem Thabeet. Ces six premières saisons seront tout à fait correctes d’un point de vue statistique même si le joueur possède un profil à faire flipper un GM. Parfois génial, parfois complètement teubé, Brandon offrira ainsi à de nombreuses reprises du grain à moudre à tous ceux qui pointent son manque d’éducation basket.

Ce qu’il faut retenir de tout ça ? Si la carrière de Brandon Jennings est honnête sans n’avoir jamais vraiment décollé à la hauteur du talent du gars, la porte est depuis ouverte à toutes sortes de trajectoires en sortie de lycée. On pense par exemple à Emanuel Mudiay parti en Chine… à 18 ans, pour se faire la main et pour mettre sa famille à l’abri du besoin. On avait également eu vent d’une réflexion il y a quelques mois du phénomène Kevin Knox, considéré comme l’un des meilleurs lycéens du pays et qui avait reçu au printemps une offre de plus d’un million la saison venant de CBA. Kevin Knox qui a depuis signé pour Kentucky. Comme quoi une carrière…

Pas forcément la meilleure idée pour apprendre le basket, l’exode en sortie de lycée peut néanmoins s’avérer être un bon moyen pour acquérir une certaine maturité. Le monde se rappellera en tout cas que le premier lycéen US à préférer l’Europe à la NCAA s’appelait Brandon Jennings. Il avait prédit “Bucks in 6” et on s’était à l’époque bien foutu de sa gueule, mais il n’empêche que Brandon restera à jamais… un précurseur.

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