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Les Knicks flirtent avec Scott Perry pour le poste de GM : un bisou c’est bien, une relation longue c’est mieux

Scott Perry

Il ne sait pas encore dans quoi il s’embarque.

Source image : YouTube/CSN Chicago

La compagnie New York Airlines est fière de vous faire monter à bord de son avion sans pilote. Le dernier suicidaire à avoir tenté l’expérience, à savoir Phil Jackson, a été remercié le 19 juin dernier car ce dernier était à l’origine de nombreuses turbulences. Pilote de l’air remarquable ayant fait ses classes à Detroit, aux Sonics, à Orlando ou plus récemment aux Kings, Scott Perry est en instance de signature avec la direction new-yorkaise. 

Après de longues recherches, la direction des Knicks tient-elle enfin un nouveau GM ? Longtemps sur les tablettes de David Griffin, l’ex-GM de Cleveland, ce dernier était en pôle position pour occuper le fameux poste dans la Big Apple. Des problèmes de fond liés au contrat et aux futures prérogatives de ce dernier ont rendu sa signature impossible. Toujours entrain de creuser, il semblerait qu’une nouvelle piste intéressante et enfin crédible soit apparue par miracle sur le bureau de Steven Mills. Scott Perry, vice-président des opérations basket chez les Kings, devrait faire son entrée dans la direction de la franchise. Très respecté dans le milieu NBA, Perry  fait du bon boulot et a réalisé de bons coups partout où il est passé.

Pour preuve, l’homme de 53 balais a commencé sa carrière de GM en 2000 chez les Pistons. Sous les ordres du héros local Joe Dumars, ce bon vieux Scott a bâti une équipe solide, cohérente avec une culture de la gagne et un fighting spirit remarquable. Résultat des courses, six finales de conférence consécutives entre 2003 et 2008. On oublierait presque le titre de champion NBA en 2004 face aux Los Angeles Lakers. Oui oui. A l’aube de la saison 2007-2008, Perry devient assistant GM du côté des Sonics, qui deviendront rapidement – trop rapidement – le Thunder d’Oklahoma City. Pas grand chose de notable durant cette année pour l’assistant, excepté attirer Kevin Durant dans la franchise. Donc, après avoir construit un effectif capable de tout écraser pendant six saisons, notre homme attire dans sa nouvelle franchise un champion NBA futur top 10 ailier all-time. Les Knicks tiennent le bon bonhomme.

Après un nouveau passage à Detroit entre 2008 et 2012, Scott Perry s’engage chez le Magic d’Orlando. Il pose sa patte sur la franchise dès son arrivée, en misant sur la jeunesse et la cohésion de groupe : Victor Oladipo, Aaron Gordon, Elfrid Payton et Mario Hezonja débarquent à Disneyland, cependant la mayonnaise ne prendra jamais. L’effectif est de qualité, mais après quelques saisons galère, il est très simple de pointer ce qui cloche dans la franchise : celle-ci est très, très mal pensée, très mal agencée. Difficile d’y voir clair à Orlando, où certains joueurs n’ont ni rôles ni postes attitrés et où les défaites s’enchaînent plus vite que les shooteurs dans une soirée tek-paf. En poste depuis avril chez les Kings en tant que vice président des opérations basket, Perry prouve qu’il a définitivement le compas dans l’œil en matière de recrutement. Grâce à son travail, la franchise a réussi à combiner jeunesse et expérience cet été, donnant ainsi un tout autre visage à Sacramento : De’Aaron Fox, Justin Jackson et Harry Gilles sont trois rookies prometteurs, tandis que Zach Randolph, Vince Carter et George Hill apportent rides et leadership dans le vestiaire. Les jeunes ont leurs mentors et le cocktail a tout de savoureux.

Pour toutes ces raisons, Scott Perry est un GM respectable et respecté dans le circuit. Sa philosophie est on ne peut plus simple : développer et accompagner les jeunes pour qu’ils acquièrent une culture de la gagne. Les Knicks ont le droit de rêver, mais les obstacles à sa signature sont réels : dans toutes les franchises où il est passé, le fin tacticien jouissait de prérogatives larges et d’un pouvoir décisionnaire fort. A New York, difficile d’imaginer que Perry aura la même marge de manœuvre qu’a Orlando ou encore Sacramento. La pression sera plus grande et les attentes plus élevées, mais le bougre a tout l’air d’être l’homme de la situation. Que les Knicks revivent sous sa coupe.

Après l’échec Dan Gilbert, New York a de quoi se relancer avec  Scott Perry dans la Big Apple. Formidable GM qui a connu des succès presque partout où il est passé, sa venue à NYC pourrait relancer un peu plus la dynamique de victoire et la culture de la gagne chère à la ville. Des zones d’ombres subsistent à savoir quelle sera son implication et son poids au sein de l’organisation. 

Source : Yahoo Sport / ESPN


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