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“Gordon Hayward n’a pas envie d’être un patron” : merci Trevor Booker, on t’appelle si on veut des infos

Gordon Hayward

Sympa les anciens collègues.

C’est la petite phrase qui a fait tiquer une bonne partie de la communauté hier en fin de journée. Selon Trevor Booker, joueur du Jazz en 2015 et 2016, Gordon Hayward aurait trouvé à Boston une solution de facilité pour ne pas avoir besoin de porter une équipe sur ses épaules. Ah bon ? Et dire qu’on croyait qu’il voulait devenir plus important qu’Isaiah Thomas.

Le feuilleton a duré quelques jours et Gordon Hayward avait voulu faire les choses bien au moment d’annoncer son départ du Jazz pour Boston. Pas le délire Instagram ou Snapchat à la Hassan Whiteside, mais une belle lettre – bien lisse – dans The Player’s Tribune. Quatre années de contrat, 128 millions bientôt sur le compte et une carrière qui évolue de façon logique pour le désormais ancien coéquipier de Rudy Gobert. La nouvelle avait été reçue avec discrétion et respect, un peu à l’image de Gordie, mais Trevor Booker a donc mis un peu le feu aux poudres hier, en expliquant, selon lui, pourquoi le translucide ailier avait fait le choix de poursuivre sa carrière à Bean Town :

Gordon est un mec qui ne veut pas vraiment être “the guy”. Je ne suis pas sûr qu’il ai vraiment envie de porter une équipe sur ses épaules. C’est un joueur formidable, l’un des meilleurs de la Ligue. mais je n’ai pas été surpris à l’annonce de son choix. J’ai entendu quelques rumeurs…

Le genre de phrase qui nous donne envie de secouer un bonhomme pour qu’il nous en dise plus mais ça tombe mal, il faudra s’en tenir à des déclarations que l’énergique intérieur des Nets avaient lâché – déjà – deux jours auparavant à Alex Kennedy de chez Hoopshype.

Je ne pourrais pas dire que son départ m’a surpris. J’ai entendu des rumeurs – je ne sais pas à quel point elles sont vraies – comme quoi il voulait déjà partir depuis un moment. Boston vient d’engager un joueur énorme qui fait toujours partie selon moi des joueurs les plus sous-estimés de la Ligue. Il peut vraiment progresser mais je n’étais vraiment pas surpris de le voir partir. J’aurais préféré le voir rester car avec lui le Jazz aurait pu faire beaucoup de bruit. Mais je ne suis pas sûr qu’il avait envie d’être cette star avec toute cette pression sur les épaules. Et je pense que son départ pour Boston n’est pas étranger à tout ça, puisqu’il pourra compter là-bas sur Isaiah Thomas pour lui enlever un peu de cette pression. Et puis il quitte la Conférence Ouest qui était peut-être un peu plus dure.

Merci Trevor, ton ancien coéquipier sera sûrement ravi de voir que tu le fais passer publiquement pour un mec allergique à la pression et qui fuit la Conférence Ouest. Sauf qu’en fait ? Sauf qu’en fait, on ne trouve absolument pas illogique de “fuir” aujourd’hui la Conférence Ouest, pas plus qu’on ne trouve illogique de migrer vers une franchise qui possède déjà un franchise player dont l’aura, l’histoire de vie et le talent font qu’il sera difficilement remplaçable. Kevin Love, Chris Bosh, LaMarcus Aldridge sont-ils des joueurs faibles mentalement ? Merci, au revoir. la NBA est ainsi faite aujourd’hui, les franchises NBA ne peuvent plus accéder au Graal si deux, trois, voire quatre superstars ne squattent pas leur roster. Envie de leadership ou pas, le choix de Gordon Hayward est un choix de carrière comme un autre, et on en connait plus d’un dont on pourrait parler pendant des heures avant de parler du cas de Gordie.

Merci en tout cas à notre envoyé spécial Trevor Booker, très inspiré ces derniers jours et qui sera cette saison le leader des Nets, juste derrière Jeremy Lin, D’Angelo Russell, Isaiah Whitehead, Caris LeVert, Joe Harris, Sean Kilpatrick, DeMarre Carroll, Rondae Hollis-Jefferson, Andrew Nicholson et Timofey Mozgov. Et ça, c’est de l’ambition.

Source : The Salt Lake Tribune


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