Spurs

Dejounte Murray annonce la couleur : il veut une place de starter et il va bosser pour

Dejounte Murray

Tony Parker ne reviendra qu’en janvier, et d’ici-là Dejounte Murray a tout le temps… de devenir un crack.

source image : youtube

Pour ceux qui l’auraient oublié, les Spurs de San Antonio sont toujours une franchise NBA. Pas de blockbuster trade, pas de déclaration tapageuse ni de “Decision”, mais les connaisseurs n’en seront que très peu surpris. Au milieu de ce néant médiatique si caractéristique de la franchise texane ? Un jeune homme qui ne manque pas d’ambition : Dejounte Murray.

Ils sont comme ça les Spurs. Chris Paul a beau avoir été pressenti il y a peu, c’est peu ou prou avec le même roster que la saison passée que Gregg Popovich attaquera sa vingt-deuxième campagne à la tête de la franchise cinq fois baguée. 22 saisons dont les 21 dernières terminées en Playoffs, l’excellence comme marque de fabrique. Et si aucune superstar n’a rejoint le Texas cette année, on en profitera plutôt pour faire grandir quelques petits jeunes en prévision d’un futur proche où les Warriors commenceront peut-être à tousser. Kawhi Leonard évidemment (on rappelle qu’il n’a que 26 ans), Jonathon Simmons, Kyle Anderson (on va commencer à devenir impatient), le rookie Derrick White et le sophomore Davis Bertans… puis Dejounte Murray, peut-être bien la pépite que l’on a le plus envie de voir être polie par Coach Pop et les vétérans de SA. A tout juste 20 ans et après une première saison passée à apprendre en fermant sa gueule (3,4 points et 1,3 passe en 8,5 minutes), celui qui est né et qui a fait toutes ses gammes du côté de l’état du Washington pourrait bien débarquer en force dans nos vies dès le mois d’octobre… Tout d’abord car la blessure de Tony Parker et son absence jusqu’en janvier ouvre la porte à une grosse rotation  supplémentaire au poste de meneur, mais aussi car le gamin semble doté d’un appétit qui fait plaisir à voir. C’est Jeff McDonald qui régale sur son compte Twitter, on vous laisse déguster :

Je contrôle ce que je peux contrôler. Et tout ça (qui est starter, qui ne l’est pas, ndlr), ce sont des choses extérieures. Je ne peux juste pas les contrôler. Je ne suis pas le GM et je ne suis pas Coach Pop. Lui gère les minutes et moi je gère la manière avec laquelle je bosse. Je n’ai qu’à bosser et respecter les systèmes, et quand le training camp arrivera je n’aurai plus qu’à montrer que je veux cette place.

On sent clairement la retenue due à l’école Spurs mais entre les lignes, on se rend compte de l’envie de Murray de profiter de la brèche pour step up dès le début de sa saison sophomore. Un seul rookie a réussi à rentrer dans les bonnes grâces de Gregg Popovich depuis vingt ans au poste de meneur… et ce joueur se prénomme Tony. Avec la blessure du vétéran français, la place est clairement vacante et si Patty Mills a aujourd’hui les faveurs des bookmakers pour débuter les rencontres, il ne serait pas fou de voir l’option Murray activée, comme un début de passation de pouvoir entre Tony et Dejounte. Titualire deux fois lors des derniers Playoffs, le gamin avait pu élever son niveau de jeu et faire parler ses qualités athlétiques avec 5,3 points, 2,5 rebonds et 2,5 passes, là où l’international australien s’était davantage fait remarquer pour son look de fumeur de joints que pour son niveau de jeu et son adresse.

Gregg Popovich se laissera-t-il séduire au point de lancer son très jeune poulain dans le cinq des Spurs ? Why not. Mais il ne faudra pas décevoir et être sérieux chaque seconde, faute de quoi on en connait un qui n’hésitera pas à faire patienter un mec un an de plus juste pour l’exemple. Le défi est immense, mais Dejounte Murray semble opé. Allez !

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