One-on-One

Ricky Rubio et les Wolves c’est terminé : six ans de no-look pass, ça peut marquer une franchise

Ricky Rubio

Toujours annoncé partant, toujours présent, à taffer en fermant sa bouche. Y’a pas à chier, Ricky manquera aux Wolves.

source image : youtube

Toute belle histoire a une fin, et celle qui liait Ricky Rubio à la franchise du Minnesota s’est donc conclue cette nuit d’un coup de crayon. Direction le Jazz pour le meneur espagnol, après six ans de bons et loyaux services et… six ans de rumeurs de départ. Allez, next, mais pas sans revenir sur le très bon job du gamin avec les Wolves.

Qu’elle parait loin cette époque. Cette époque où le monde du ballon orange s’extasiait sur un jeune prodige espagnol qui devenait le plus jeune joueur de l’histoire à fouler un parquet de Liga ACB… à 14 ans et 11 mois. On ne sait pas si vous vous rendez compte mais à cet âge là, la majorité des NBAers d’aujourd’hui mangeaient encore leurs crottes de nez. Bref, c’est sale alors on enchaîne. Qu’elle est loin cette époque où Ricard Rubio Vives (personne n’est parfait) envoyait un quadruple-double en demi-finale de l’Euro U16 avant de lâcher l’une des plus grosses mixtapes de l’histoire tout niveau confondu en finale de ce même Euro U16 2006. 51 points, 24 rebonds, 12 passes et 7 interceptions, en avant Guingamp et en avant la hype. Les Wolves lui mettront le grappin dessus en 2009 en le sélectionnant avec le cinquième choix, le laissant tout de même mûrir deux saisons supplémentaires à Barcelone en mettant des calottes à des mecs de deux fois son âge.

Arrivé en 2011 dans le Minnesota, le gosse se démarque de suite grâce à des bras interminables et une capacité assez unique à lâcher de la no-look pass. Les Wolves sont dégueulasses mais tant pis, le temps fera son effet et les Drafts débarqueront chaque année pour faire de la franchise de Minneapolis un spot qui monte chaque année en standing, même si les victoires se font attendre. Coucou Andrew Wiggins, coucou Zach LaVine, coucou Karl-Anthony Towns, coucou Tom Thibodeau, les étés passent et sont autant de promesses pour l’avenir. Mais Ricky Rubio a beau enchaîner les saisons en quasi double-double (10,3 points et 8,5 assists en six ans), il a beau être l’un des meilleurs voleurs de ballon de la Ligue (trois fois 2nd de toute la Ligue)… quelque chose cloche avec Ricky. Les Wolves ont besoin d’un vrai meneur scoreur et Rubio est l’un des pires maçons que la NBA aie connu au poste 1 ces dernières années. Les pourcentages sont dégueulasses et portent atteinte à la réputation du joueur, malgré un rôle de chef d’orchestre pris très au sérieux et un rating défensif plus qu’intéressant. Chaque année Ricky est annoncé partant, chaque année Ricky répond présent et envoie ses dix passes dé par match ou presque, dont une bonne moitié sponsorisées Jason Williams style.

Six ans donc, six ans sans Playoffs, six ans qui paraissent être une éternité mais qui ne doivent pas occulter que Ricky n’a que 27 ans aujourd’hui et que si le fit avec le Jazz est le bon, c’est à un nouveau joueur que nous pourrions avoir à faire. On parle quand même d’un mec ayant frôlé le quadruple-double il y a moins de deux ans, on parle quand même d’un point guard parmi les plus efficaces de la Ligue lorsqu’il évolue avec des mecs capables de gérer le scoring.

Les Wolves ne lui retireront peut-être pas son maillot mais il faudra néanmoins remettre les choses à leur place. Car si dans le Minnesota c’est Kevin Garnett qui a fait la pluie et le beau temps pendant longtemps, si le futur est florissant grâce à KAT, Andrew et Jimmy… c’est bien Ricky Rubio qui a géré l’entre deux tours après le départ de Kevin Love. Et ça mérite des applaudissements. Allez, bon vent, et vive l’amitié franco-espagnole.


1 Comment

1 Comment

  1. ThreeRavens

    2 juillet 2017 à 2 h 50 min at 2 h 50 min

    they reminisce over you

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