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Free Agency 2017 – épisode Celtics : Danny Ainge est prêt à distribuer les billets verts

Danny Ainge Boston Celtics Free agency
Source image : Youtube

Alors que le marché des agents libres approche, chaque franchise doit affiner sa stratégie et les General Managers doivent avoir mis en favori le tableau de Rob Hennigan. Suffisant pour sortir gagnant de cette free agency en grattant du gros poisson ou en réalisant quelques bons coups avec des signatures bon marché ? Comme on fait son lit on se couche, parait-il. Ça tombe bien, nous on ne dort pas, on préfère offrir quelques conseils personnalisés à la sauce TrashTalk pour que chaque équipe prépare au mieux cette période cruciale.

Après avoir bouclé la saison régulière à la première place à l’Est, les Celtics se sont rendus compte lors des Finales de Conférence qu’il leur faudrait plus que l’avantage du terrain et Isaiah Thomas pour rivaliser réellement face à LeBron James et les Cavs. Ça tombe bien, Danny Ainge avait en tête de renforcer son groupe et offrir encore plus d’armes à Brad Stevens. Autant dire que l’été s’annonce chaud dans le Massachussetts, où le début de la free agency est attendu avec impatience.

Coup d’œil rapide

Masse salariale engagée pour 2017-2018 :

71 940 056 dollars. Dix joueurs sous contrats, dont les principaux membres de la rotation des Celtics, en dehors d’Amir Johnson et Kelly Olynyk. Des picks à ne plus savoir qu’en faire et donc de la marge salariale. Danny Ainge pourrait bien se gaver cet été. Il en a en tout cas les moyens, sur le papier.

Team option – l’équipe a la main pour prolonger le joueur :

Néant.

Player option – le joueur a la main pour rester ou tenter d’aller gratter plus d’argent ailleurs :

Néant.

Restricted Free Agent – l’équipe peut s’aligner sur toute offre qui sera transmise à son joueur :

Kelly Olynyk, qui dispose d’une qualifying offer à hauteur de 4,3 millions de dollars.

Unrestricted Free Agent – le joueur est libre comme l’air :

Amir Johnson, Gerald Green, Jonas Jerebko et James Young.

L’agent libre à retenir : Amir Johnson/Kelly Olynyk, mais pas à tout prix

On ne peut pas dire que la liste des agents libres susceptibles de quitter les Celtics soit une remplie de All-Stars en puissance. Mais au milieu du lot, deux joueurs ont tout de même une certaine importance par la variété qu’ils apportent dans le secteur intérieur de Boston. Tout d’abord Amir Johnson et son style rugueux et complémentaire d’Al Horford. Sauf que l’intérieur adepte du sale boulot a déçu en Playoffs et que Boston préférerait sûrement garder de la place sous le cap pour offrir du blé à des joueurs avec plus d’impact. Et les Raptors aimeraient bien retrouver leur ancien joueur qui fait partie des chouchous de leurs fans, ce qui pourrait compromettre un retour à Beantown pour Johnson. Si Toronto ne sera pas sur le coup et que les Playoffs de Kelly Olynyk ont été plus convaincants – malgré un côté très irrégulier – le sosie de Jay n’est pas non plus sûr de rester si jamais une franchise s’amuse à mettre une somme un peu trop élevée sur son cas. Car là encore, même si son aide peut s’avérer précieuse, les Celtics ne mettront pas en péril leur masse salariale pour lui.

L’agent libre à faire venir : Gordon Hayward

Son nom a été coché par les Celtics depuis un bon moment et ce ne sont pas les Playoffs réalisés par Gordon Hayward qui vont remettre en cause la volonté des C’s de le faire venir, tant sa signature serait un grand pas en avant pour la franchise du Massachussetts. Un mec qui s’intégrerait parfaitement dans le collectif de Brad Stevens, qu’il connait très bien pour avoir squatté le Final Four NCAA avec lui lors de son époque Butler. Un mec qui a atteint sans escroquerie le statut All-Star. Un mec qui apporterait de la diversité offensive, un manque cruel lors des PO du côté de Boston. Mais un mec qui serait capable de laisser un paquet de blé sur la table en quittant une équipe grandissante ? Là est tout l’enjeu pour Danny Ainge, convaincre Gordie que la gonfle rebondit mieux à Boston que dans l’Utah. Sa venue est une priorité, mais le GM des Celtics dispose aussi d’autres atouts dans sa manche : les assests et picks que Beantown possède sont des monnaies d’échange majeures en cas d’échec dans sa quête d’un agent libre premium, et il ne se gênera pas pour appuyer sur la gâchette et dégainer, afin de chopper ce joueur qui fera franchir un cap aux C’s.

La connerie à ne pas faire : Blake Griffin

Derrière Gordon Hayward, il est le nom le plus souvent associé aux Celtics dans les rumeurs sur la free agency. Forcément, un rouquin chez les Celtes, cela semble logique. Bon ok, ce n’est certainement pas la seule raison qui fait que Blake Griffin soit régulièrement envoyé à Boston. Tout d’abord la sensation qu’un cycle arrive à son terme aux Clippers. Puis la volonté des C’s de faire venir un All-Star. Enfin, le fait que le frontcourt est peut-être le secteur le plus facile à améliorer dans l’armée verte. Pourtant, balancer le all-in sur l’ancien vainqueur du Slam Dunk Contest serait une grosse erreur. Tout d’abord parce que Blake Griffin n’a pas le physique le plus fiable de la Ligue. Mine de rien, il commence à trainer un passif conséquent en terme de blessure. En outre, sa compatibilité avec Al Horford n’a rien d’évident. Si les deux sont capables de s’écarter du cercle pour shooter du parking, ce n’est pas leur qualité première et ils ne sont pas les prototypes du stretch four. Ils ne sont pas non plus les meilleurs rebondeurs défensifs du monde, ni des protecteurs de cercle. Bref, il y a fort à parier que les deux joueurs donneraient leur pleine mesure lorsque l’autre ne sera pas sur le parquet. Donc comment filer trente minutes à chacun d’eux sans que leur production et leur apport pour l’équipe en pâtisse ? Impossible, ce qui signifie que filer un énorme contrat à Blake Griffin n’est pas la solution pour aller chercher les Cavs à l’Est.

Avant même que le marché ouvre ses portes, Danny a déjà dégainé en montant un trade autour de la Draft avec les Sixers. Mais ce mouvement ne devrait pas être le seul, le General Manager des Celtics semblant en mode agressif. Il aurait tort de s’en priver avec les opportunités que Boston devrait avoir cet été.


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