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Le plan d’attaque des Lakers sur Paul George : que faire, qui vendre, plutôt foncer ou attendre ?

Paul George
Source image : YouTube

En apprenant la nouvelle de ce dimanche concernant Paul George, les Lakers ont tout de suite su qu’ils devaient mettre en place un plan d’attaque précis dans les jours à venir : zoom sur les options dont disposent Magic Johnson et Rob Pelinka.

God is so good ! Le meneur Hall of Famer a pu laisser éclater sa joie sur son compte Twitter, mais une fois le rire stoppé, il faudra bien se remettre au boulot. Et du boulot, il y en a pour Magic, en duo avec son General Manager. Car lorsqu’on apprend qu’un All-Star venant de Californie souhaite signer chez vous en 2018, il faut préparer la table et faire en sorte que l’opération ne se transforme pas en gros fail. Les Lakers ne peuvent se permettre de se foirer sur la mission PG2018, ce qui va demander quelques petits mouvements stratégiques et logiques dans les jours ainsi que les mois à venir. On observe ça tout de suite, en ouvrant le plus largement l’éventail des possibilités.

# Première question : faut-il craindre les Cavs ?

C’est une des premières remarques qui ont dominé les échanges, ce dimanche. Sachant que Paulo est sur le départ, que Cleveland veut la tête des Warriors et devrait modifier son effectif, il pourrait y avoir une opération séduction lancée par LeBron et compagnie cet été. L’objectif, faire en sorte que la “préférence” de George à vouloir rejoindre les Lakers en 2018 se transforme en simple astérisque, avec des Cavs suffisamment compétitifs pour retenir l’ailier et lui promettre un succès collectif. Maintenant, côté Los Angeles, on peut aborder cette éventualité en paix dans le sens où il est difficile de croire – à l’heure actuelle – que Cleveland craquerait son effectif pour un joueur pouvant partir dans un an. Perdre Love dans un transfert puis George sur le marché, sympa pour convaincre le cyborg de rester… Ajoutez à cela le fait que Paulo veut davantage la tête de LeBron qu’un titre de bras-droit, la marge financière des Cavs pour retenir PG et LBJ en 2018 et vous avez un scénario qui a quand même l’air assez ric-rac. Pas impossible, mais très borderline.

# Deuxième question : y a-t-il assez de sous pour satisfaire Paul George ?

Actuellement non. Il faut dire que l’été dernier, Mitch Kupchak a vendu du rêve par tartines de 16 en offrant 186 millions de dollars sur quatre ans au trio de Hall of Famers Luol Deng – Timofey Mozgov – Jordan Clarkson. Certes, ces joueurs sont utiles dans leurs limites, mais ils ont aussi plombé une belle marge financière pour l’avenir. Cette marge, on l’appelle the contrat max. En effet, aujourd’hui les Lakers ne sont pas capables de pouvoir proposer un chèque en or à un joueur comme Paul George. Ils se rapprocheraient du max mais n’y seraient pas, ce qui peut faire la différence dans de telles négociations. Il va donc falloir désépaissir l’effectif actuel en mettant sur le marché des têtes bien connues. Julius Randle a par exemple été mentionné, avec une année de contrat à un peu plus de 4 millions de dollars et une Qualifying Offer de 5,5 millions. Mozgov, Deng et Clarkson seront eux aussi marchandés, sans oublier D’Angelo Russell. Inutile de préciser que Brandon Ingram est intransférable, Magic Johnson l’a affirmé plus d’une fois et il faudra ce type de talent pour donner envie à Paul George de jouer aux côtés d’une future star. En conclusion, il va falloir s’attendre à quelques belles soldes chez les Lakers, que ce soit le soir de la prochaine Draft, cet été et en février prochain. Ainsi, un contrat max pourra être proposé à PG.

# Troisième question : et maintenant, on prend qui à la Draft ?

On se marre, on se marre, mais il n’y a pas que Paulo dans la vie. La Draft, c’est ce jeudi ! Et après une série de workouts qui a laissé planer tout type de rumeurs dans les rues de Los Angeles, l’annonce de Paul George réduit immédiatement le nombre de scénarios en 2ème place. Josh Jackson ou Jayson Tatum, non merci. C’est bien un meneur qui sera pris par la franchise aux 16 titres, en attendant de voir qui de Lonzo Ball ou De’Aaron Fox sera sélectionné. Rien de plus logique quand on sait que Brandon Ingram et potentiellement Paulo occuperont les ailes de Los Angeles. L’avantage, c’est que les deux phénomènes mentionnés à l’instant sont des meneurs qui aiment distribuer la gonfle. On est donc dans un cas de figure où il n’y aura pas de guerre dans le bureau de Luke Walton, afin de distribuer les munitions. Mais entre le dragster de Kentucky et le playmaker de UCLA, il faudra faire un choix et celui-ci sera déterminant, notamment car cela concernera la question suivante…

# Quatrième question : autour de qui construire une “hype” décisive ? 

La meilleure façon de verrouiller Paul George à l’été 2018 ? C’est de proposer un projet sportif excitant, au potentiel effarant. Car si à l’heure actuelle l’ailier veut déjà rejoindre les Lakers, il faut simplement s’assurer que la montée en puissance se fera de façon intelligente lors des prochains mois. Le pire des scénarios serait de voir la prochaine saison se transformer en calvaire pour Luke Walton et ses hommes, avec un bilan effroyable et des jeunes qui stagnent. Dans ce cas précis, PG pourrait changer d’avis. Option numéro 1, qui n’est quasiment pas une option, donner les clés du camion à Brandon Ingram. Si l’ailier formé à Duke peut confirmer sa belle fin de saison rookie en déployant des moyennes de futur All-Star, il n’y aura pas besoin de mentionner quoi que ce soit à Paul George. Son bras-droit, il l’aura sous ses yeux, en plein développement. Option numéro 2, prendre le bon meneur à la Draft et le mettre directement en avant. Ce n’est pas pour forcer la main des Lakers, un transfert de D’Angelo Russell et le coaching de Luke Walton, mais la franchise va clairement devoir gérer la séduction de Paulo et cela ne passera pas par une gestion bancale. Quitte à faire les choses bien, autant laisser un ailier polyvalent et un meneur excitant mettre de la dynamite dans le Staples Center. La conséquence ? Une hype réduisant les choix de PG13.

# Dernière question : faut-il… transférer avec les Pacers immédiatement ?

Et c’est certainement cette interrogation qui file le plus de sueurs aux fans de Los Angeles. Oui, tu peux en effet t’exposer à un scénario dans lequel Paul George tombe finalement amoureux d’un autre projet, et tu te mords les doigts en n’ayant pas été assez agressif un an auparavant. Le problème, c’est qu’en cas de transfert par envie de menotter immédiatement PG à sa Californie, tu t’exposes à une grosse perte de talent. Des joueurs qui seront demandés par les Pacers afin de ne pas voir leur All-Star partir contre peanuts, mais qui ralentiront les Lakers dans leur reconstruction. L’histoire n’est pas la même, les acteurs non plus, mais on se souvient encore du fiasco Dwight Howard à Los Angeles il y a quatre ans. Location de quelques mois en y lâchant pas mal de matos en échange, puis départ sur le marché des agents-libres en ne proposant qu’un majeur dans le rétroviseur. Encore une fois, on n’est pas sur le même type de joueur, sans la même attache géographique, mais les Lakers vont devoir faire attention. Car si la tentation sera de vouloir immédiatement récupérer Paul George, y succomber imposera une forte perte de talents.

Au final, les Lakers sont dans une excellente position. Avec un All-Star qui souhaite venir, un effectif jeune à développer et un pur rookie à bientôt drafter, le plan semble fixé. Marchander quelques mauvais contrats, laisser l’équipe de 2017-18 remettre l’ambiance dans le Staples Center, et aller voir Paul George avec un contrat max. C’est à toi de jouer, Magic.


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